Edward Morbius est un internaute qui pense que Google+ a des choses à cacher au grand public. Il s’est donc lancé dans une étude pour savoir quelle était la proportion d’utilisateurs réellement actifs sur Google+. Et ses résultats sont effarants.

google plus desert

Selon Edward Morbius, Google+ est un immense désert où moins de 0,5 % des utilisateurs sont réellement actifs. C’est en tout cas ce qui ressort d’une petite étude qu’il a publié sur Ello (oui oui, le réseau social encore plus désert que Google+).Voici ce qu’elle révèle :

  • Google+ compte 2,2 milliards de comptes
  • 9,22 % de ces 2,2 milliards de comptes ont déjà posté un contenu public
  • 6 % de ces utilisateurs qui ont publié un contenu public ont posté un contenu public entre le 1er et le 18 janvier 2015
  • 3 % de ces utilisateurs qui ont publié un contenu public entre le 1er et le 18 janvier 2015 ont publié un contenu qui n’était pas un commentaire sur YouTube
  • Ces 3 % d’utilisateurs représentent 0,3 % des 2,2 milliards de comptes Google+

Edward Morbius indique que ces 0,3 % d’utilisateurs actifs représenteraient entre 4 et 6 millions de comptes sur Google+. C’est évidemment un nombre très faible, surtout comparé aux 800 millions d’utilisateurs quotidiens de Facebook ou aux 280 millions d’utilisateurs quotidiens de Twitter. Selon cette étude, Google+ serait donc bien un réseau social pratiquement désert, pour ne pas dire mourant.

Googleplus

 

Le blogueur Kevin Anderson a créé un graphique basé sur les données de Edward Morbius

Cette étude est évidemment à prendre avec d’énormes pincettes. Dans un souci de transparence, son auteur a publié sa démarche complète sur Ello. Pour compter les utilisateurs de Google+, il est passé par les fichiers du Sitemaps de Google+ et a lancé un script dédié au comptage des comptes actifs sur une période donnée. Le Sitemaps comprend 50000 fichiers qui permettent de voir les profils Google+. Edward Morbius a exploité un fichier au hasard du Sitemaps qui faisait ressortir 45 429 pages de profils. En partant de ce nombre, il a supposé que les 49 000 autres fichiers contenaient également 45 429 profils. Sa donnée de départ – 2,2 milliards de comptes Google+ – provient donc d’une simple règle de trois : 45 429 × 50 000. Difficile de savoir si ce chiffre est proche ou non de la réalité.

Il faut également prendre en compte que ce chiffre de 0,3 % d’utilisateurs actifs n’est pas du tout représentatif de l’ensemble du réseau. D’une part, il ne prend en compte que les utilisateurs qui ont publié un contenu public, ce qui exclut tous les utilisateurs qui ont posté un contenu privé, dans des cercles de discussions. Sont également exclus de cette étude, ceux qui ne publient rien sur Google+ mais se contentent simplement de lire ce qui est publié ou commentent les billets. Ces utilisateurs passifs font également vivre le réseau social ne sont pas pris en compte dans l’étude. Enfin, la période utilisée est très courte et prend place dans un contexte de vacances. Il n’est pas certain que cette période soit la plus représentative pour représenter le réseau social. Mais en l’absence de chiffres officiels de la part de Google, on se contentera donc de cette estimation forcément très approximative.