Afin de se mettre en conformité avec la décision de la Commission européenne, Google affichera désormais deux messages aux utilisateurs d’Android : l’un pour choisir le moteur de recherche utilisé et l’autre pour choisir le navigateur web.

Google profite de la position dominante d’Android pour imposer ses services, et notamment son moteur de recherche et son navigateur web. C’est en tout cas le verdict qu’a rendu la Commission européenne en 2018, enjoignant le géant américain à se mettre en conformité, ce que ce dernier a bien évidemment accepté.

Plus de choix

« Les utilisateurs ont toujours été en mesure de personnaliser leurs appareils Android en fonction de leurs préférences », indique Google dans un communiqué de presse, « cela comprend la personnalisation du design, l’installation de toutes les applications souhaitées et le choix des services à utiliser par défaut tel que Google Chrome ». Ainsi, deux nouveaux écrans seront affichés aux utilisateurs lançant pour la première fois le Google Play Store, laissant respectivement le choix du moteur de recherche utilisé et du navigateur internet.

Il est précisé que chaque écran proposera 5 choix d’applications — y compris celles déjà installées –, classés de façon aléatoire et sélectionnés en fonction de leur popularité parmi les très bonnes alternatives proposées sur le Play Store. Petite subtilité : les applications déjà installées (dont Google Chrome et Google, généralement intégrés nativement sur les smartphones) resteront en tête de liste.

Google indique également que lors du téléchargement d’un nouveau moteur de recherche sur l’appareil, Chrome affichera un bandeau afin de proposer à l’utilisateur de l’utiliser par défaut dans son navigateur.

Un déploiement pour tous

Cette mise à jour sera déployée dans les prochaines semaines. Ces fenêtres de personnalisation apparaîtront donc sur les nouveaux smartphones commercialisés en Europe, mais aussi sur les téléphones Android existants, à l’exception des Pixel, qui sont directement fabriqués par Google.

Apple est bien pire que Google et Microsoft en matière de pratiques anticoncurrentielles