Revivre France-Maroc comme vous ne l’avez jamais vu : voici un outil incroyable que tous les fans de foot doivent tester

La data sculptée

 
Un designer russe transforme chaque match de la Coupe du monde 2026 en une image 3D animée, générée uniquement à partir des données réelles du terrain. Le résultat est hypnotique, et surtout, il ne doit rien à l’IA. Pardon d’avance à Omar, notre rédacteur en chef, qui risque de grincer des dents en voyant notre exemple… Mais pour revivre le France-Maroc d’hier, on n’a rien trouvé de plus dingue.

Un match de foot, c’est des milliers de passes, des centaines de tirs et quatre-vingt-dix minutes de rapport de force qui bascule d’un camp à l’autre.

Alexander Bogachev, un spécialiste de la visualisation de données, a décidé de résumer tout ça en une seule image animée. Son projet, baptisé Data Portraits, rejoue chaque rencontre de la Coupe du monde 2026 sous forme d’un terrain 3D ondulant, recouvert de deux « couvertures » de tissu aux couleurs des deux équipes.

Chaque relief, chaque vague, chaque flash de lumière correspond à un événement réel du match. Une colline qui se soulève ? C’est un tir. Le tissu qui penche d’un côté ? C’est la possession qui change de camp. Comme vous pouvez le voir sur le site du projet, chaque match est reconstruit à partir d’environ 1 500 événements enregistrés : touches de balle, passes, tirs, cartons.

Des données réelles, ce n’est pas de l’IA

C’est le point que Alexander Bogachev martèle : rien n’est inventé ni généré aléatoirement. Le rendu s’appuie sur deux sources professionnelles. Le momentum minute par minute vient de FotMob, une application de suivi de matchs. Les tirs, buts, cartons et expected goals (la probabilité qu’une occasion finisse au fond) proviennent des données Opta, via WhoScored.

Le côté technique repose sur three.js, une bibliothèque web pour la 3D, et des shaders GLSL qui texturent le terrain comme un vrai tissu. L’auteur résume sa démarche en trois mots : « procedural from data, not AI ». Tout est calculé mathématiquement à partir des chiffres, sans modèle génératif qui broderait sur les faits.

Alexander Bogachev le précise lui-même : ce n’est pas un rejeu fidèle du match, mais une impression construite à partir des données. Les mouvements sont lissés pour que le tissu respire plutôt que de trembler. Si vous suivez le parcours des Bleus, comme leur quart de finale face au Maroc, l’outil offre une façon originale de revivre la dramaturgie d’une rencontre. À défaut de remplacer le match, il en capte plutôt bien la tension.


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