Mark Zuckerberg pourrait être forcé à perdre le contrôle total de Facebook. Un puissant groupe d’investisseurs fait pression pour que l’homme abandonne l’un de ses deux principaux rôles.

Tiré du film « The Social Network » par David Fincher

« I’m CEO, Bitch ». Cette phrase, apposée sur les premières cartes de visite d’un Mark Zuckerberg de 22 ans à la tête d’un Facebook en pleine évolution, est devenue le symbole d’une époque pour l’entreprise.

Aujourd’hui, Facebook est un mastodonte des réseaux sociaux et de la Tech en général, et ces cartes ont été remisées il y a bien longtemps. Malgré tout, Mark Zuckerberg reste le visage public de l’entreprise qu’il a fondée et son grand manitou, ce qui n’est pas pour plaire.

Open MIC s’active

La lutte pour le contrôle de Facebook continue. Alors que l’affaire Cambridge Analytica continue de résonner dans le milieu high-tech, le PDG doit bientôt témoigner devant le Congrès américain pour le rôle qu’a joué la Russie dans l’élection au rang de président de Donald Trump par le biais de son réseau.

Entre temps, le groupe activiste Open MIC se mobilise. Ce dernier lutte afin de mettre en lumière des problématiques importantes de justice sociale au sein des grands groupes des médias et des technologies. Pour cela, il a ouvert le dialogue avec de nombreux investisseurs importants du secteur qui se réfèrent à son jugement, faisant qu’il est capable d’exercer une forte pression sur de nombreux grands groupes.

Un contrôle total qui dérange

Sa dernière cible est Mark Zuckerberg. Le PDG d’Open MIC Michael Connor a ainsi déclaré : « Le témoignage préparé de Mark Zuckerberg met en lumière un fait simple : il ne comprend pas comment une entreprise large, globale et publique est dirigée« .

« Il possède actuellement deux emplois à Facebook — PDG et président du conseil d’administration. Il est temps qu’il abandonne au moins l’un de ces, si ce n’est les deux, titres. […] Il est plus que temps pour Facebook de séparer les rôles de PDG et de président du conseil d’administration, et pour Mark Zuckerberg de démissionner ou être viré. »

Mark Zuckerberg n’est pas près de partir

À cette pression se rajoute celle de nombreux autres acteurs. Comme le note The Verge, le contrôleur de gestion de New York Scott Stringer a lancé ce mouvement une semaine plus tôt. Après tout, la ville de New York est l’un des investisseurs de Facebook par le biais de son fonds de pension municipal : elle a donc son mot à dire.

Scott Stringer a déclaré : « Nous pensons qu’il faudrait plus de surveillance du conseil d’administration. Nous pensons qu’il faudrait un président du conseil indépendant« .

Pour autant, Mark Zuckerberg est loin de vouloir abandonner sa place au sein de Facebook. Au fil des ans, l’homme d’affaires a toujours fait en sorte de bloquer la moindre tentative de diminuer le contrôle qu’il a sur le réseau social et son avenir. Il reste possesseur de 60% des droits de vote de l’entreprise, faisant qu’il ne peut pas être évincé par ses investisseurs.

La boucle est bouclée

De la portée de son discours auprès du Congrès aujourd’hui dépend donc son avenir au sein de l’entreprise. Étant la tête principale de Facebook, il doit se préparer à être tranché aussi rapidement que le public se tournera massivement contre son bébé, en cas de coup dur.

Et coup dur il y a pour le réseau social. Mark Zuckerberg semble toutefois préparé à essuyer la tempête, et met d’ailleurs de plus en plus en avant son numéro 2 Sheryl Sandberg dans les affaires de l’entreprise — comme dans le cadre de l’investissement de Facebook en France pour le développement de l’IA.

De quoi se mettre à l’ombre en attendant de meilleurs jours ? On prêtait au PDG des ambitions politiques : désormais, il apparaît bien plus comme un nouveau Steve Jobs, prêt à se faire détester par ses investisseurs et le milieu pour mettre en place sa vision, en bien comme en mal.

Voilà un parallèle que Mark Zuckerberg ne renierait pas, la figure emblématique de la Tech ayant inspiré la création en premier lieu de sa carte de visite si controversée. Reste à savoir si cette comparaison est faite sur les meilleurs ou les pires traits du businessman aujourd’hui disparu.

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