La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager a exprimé son mécontentement concernant l’harmonisation des chargeurs universels en Europe, bien trop lente à son goût.

Crédit photo : Usine Nouvelle

51 000 tonnes de déchets électroniques provenant des chargeurs : un chiffre annuel alarmant et un argument de poids qui a poussé Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurrence, a prendre le taureau par les deux cornes. Et de s’exprimer concrètement sur ce problème aux conséquences écologiques que l’on ne peut occulter, peut-on lire sur un communiqué de l’agence Reuters.

De nombreuses initiatives depuis presque 10 ans

« Au vu des progrès insatisfaisants de cette démarche volontaire, la Commission lancera bientôt une étude d’impact pour évaluer les avantages et les inconvénients des différentes possibilités », a-t-elle déclaré. Cette « démarche volontaire », c’est celle des constructeurs d’appareils mobiles ayant signé une lettre d’intention en 2013 et 2014, s’engageant à travailler sur des chargeurs universels. Plus tôt, en 2009, des entreprises comme Apple, Samsung, Huawei et Nokia avaient également signé un « protocole d’accord volontaire » en ce sens, avant qu’il ne prenne fin en 2012.

En 2014, le Parlement européen approuvait une directive dont le but était de mettre en place un chargeur unique pour tous les terminaux mobiles. Bref, les tentatives n’ont pas manqué, mais les résultats semblent encore loin des attentes des institutions européennes. Me. Vestager, à l’origine de l’amende record de 4,3 milliards de dollars infligée à Google, pourrait donc prévoir une nouvelle loi plus stricte qui accélérerait le processus d’harmonisation. Pour le plus grand bonheur des consommateurs. Affaire à suivre.

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