Copilot devient une « super app » : chat, code et agents réunis

Copilot, l'overdose ?

 
Microsoft a dévoilé le 25 septembre 2026 la plus grosse mise à jour de Copilot depuis son lancement, présentée par Satya Nadella comme « l’OS du travail ». L’assistant réunit désormais le chat, la création d’applications et des agents autonomes dans une seule application.

Le souci, c’est que Copilot est déjà un peu partout, jusque sur une touche dédiée du clavier Windows. Et pourtant, d’après CNBC, moins de 7 % des plus de 450 millions de licences Office 365 professionnelles incluent l’assistant, quand Microsoft revendiquait plus de 30 millions d’abonnements en juillet. Cette mise à jour vise justement à convertir tous les autres.

Microsoft, qui avait déjà rapproché ses deux offres Copilot, réorganise l’application autour de trois briques. Home devient le point d’entrée : il réunit le chat classique et Cowork, une fonction à qui l’on délègue une tâche complète, comme une réponse à un appel d’offres ou un dossier de clôture financière. Word, Excel et PowerPoint tournent maintenant à l’intérieur de Copilot, et plus seulement l’inverse.

Code laisse ensuite n’importe qui décrire une petite application ou un tableau de bord en langage courant  Copilot la fabrique.

Elle repose sur la même technologie que GitHub Copilot et peut être hébergée dans l’environnement Microsoft 365 de l’entreprise, ce qui répond aux craintes sur la souveraineté des données.

Autopilot, enfin, est un agent qui continue de travailler quand vous êtes parti : on lui donne un nom, un rôle et un objectif, puis il suit les canaux, relance les fils de discussion et reprend un projet plusieurs jours plus tard.

Copilot s’invite dans Teams et prend les devants

Autre nouveauté : on peut désormais appeler @Copilot directement dans Teams, où il récupère le contexte partagé d’un canal ou d’une réunion.

Une fonction « Today », attendue en octobre, ira plus loin : elle remonte d’elle-même vos e-mails, réunions et tâches prioritaires, sans que vous ayez rien demandé. L’assistant passe donc du mode « je réponds quand on m’interroge » au mode « je décide quoi vous montrer ».

« OS du travail » : formule ou vraie bascule ?

La formule de Satya Nadella est une phrase qui a beaucoup circulé ces dernières heures : « a new OS for work that spans every model, every form factor, and every task ».

Le mot « OS » ici est trompeur, car Copilot ne remplace pas Windows : il pose une couche unique par-dessus les outils Microsoft 365 pour servir de guichet au reste.

L’ambition vise « tous les facteurs de forme », alors que Microsoft vient d’abandonner sa gamme de PC « Copilot+ ». Il faut plutôt y voir une « super app », et Microsoft assume le parallèle avec Office : comme la suite bureautique a défini le travail à l’ère du PC, Copilot voudrait le définir à l’ère de l’IA.

Le modèle économique bouge aussi. Une licence par utilisateur couvre les usages quotidiens, mais Cowork, Code et Autopilot seront facturés à la consommation, comme les nouveaux modèles maison Astra et Fable. Microsoft passe donc d’une facturation au siège à une facturation au siège plus consommation.

Une bonne partie de ces fonctions arrive d’abord via le programme Frontier, réservé à quelques clients en avant-première, sans date de disponibilité générale. Code atteindra les abonnés Microsoft 365 Premium et Pro en préversion « plus tard cette année », Autopilot passe en préversion privée dès fin septembre. Pour des entreprises déjà bien servies en Copilot, il faudra attendre le salon Ignite, du 17 au 20 novembre.


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