Votre PC a-t-il assez de RAM pour l’IA ? Microsoft prépare une classification en 4 niveaux et 8 Go de RAM suffisent

 
Microsoft répartirait ses PC dopés à l’IA en quatre niveaux, des portables à 8 gigaoctets de RAM jusqu’aux supercalculateurs à plus de 128 gigaoctets, d’après une présentation officielle qui circule sur X.
Source : Microsoft

Le site américain Windows Central a repéré ce mardi 3 novembre une série de diapositives partagées sur X par l’utilisateur HXL. L’une d’elles s’intitule « Windows is the home for hybrid intelligence », soit « Windows, la maison de l’intelligence hybride », et classe les PC en quatre niveaux selon leur capacité à faire tourner de l’IA.

Ces documents arrivent alors que Microsoft envoie des signaux contradictoires sur Copilot, son assistant IA. Le 25 septembre, l’entreprise a présenté la plus grosse mise à jour de Copilot depuis son lancement, que Satya Nadella, CEO de Microsoft, décrit comme « l’OS du travail ». Pourtant, Microsoft va retirer huit actions Copilot du clic droit de l’Explorateur de fichiers de Windows 11 à partir de la mi-novembre. L’assistant est aussi en train de disparaître des TV connectées LG.

Du portable à 8 Go au supercalculateur

Microsoft prendrait la quantité de mémoire vive comme premier critère, parce qu’un modèle d’IA doit tenir entièrement dans la RAM pour tourner sur la machine. Le processeur fait le reste du tri entre les quatre niveaux :

  • Tier 0 : les PC Windows à 8 gigaoctets de RAM, équipés d’un Intel Core Series 3 ou 4, d’un AMD Ryzen 100 ou 200, ou d’un Snapdragon X ou X Plus de Qualcomm.
  • Tier 1 : les Copilot+ PC, le label que Microsoft réserve aux machines pensées pour ses fonctions d’IA, avec 16 à 64 gigaoctets de RAM. On y trouve aussi bien le Snapdragon X2 Plus grand public que l’AMD Ryzen AI Max+ 400, beaucoup plus puissant.
  • Tier 2 : des PC pour créer et faire tourner des modèles d’IA en local, avec des Intel Core Ultra Next, des Nvidia RTX Spark ou des AMD Ryzen AI Max+ 400. Ce niveau recoupe le haut du Tier 1.
  • Tier 3 : des supercalculateurs à plus de 128 gigaoctets de RAM, capables de faire tourner sur place les modèles dits frontières, c’est-à-dire les plus gros et les plus avancés du moment. Ils reposent sur du matériel absent des PC grand public, comme la puce Intel Crescent Island, la DGX Station GB300 de Nvidia ou les futures puces d’AMD.

Une bonne partie de ces informations était déjà connue. Les Copilot+ PC exigeaient déjà au moins 16 gigaoctets de RAM. Et la puce RTX Spark de Nvidia, présentée début octobre aux côtés de la Surface Laptop Ultra, équipe déjà plusieurs machines du Tier 2. Les PC à 8 gigaoctets surprennent davantage. Microsoft travaille à alléger Windows 11 pour ces configurations, mais d’après Windows Central, le système a encore besoin d’optimisations pour y tourner confortablement.

Le cloud prend le relais quand le PC ne suit plus

Microsoft appelle « intelligence hybride » une répartition qui envoie chaque tâche d’IA soit sur la machine, soit sur ses serveurs, selon la puissance qu’elle demande. Windows Central imagine un fonctionnement assez simple. Les PC des Tier 0 et 1 traiteraient en local les tâches légères et passeraient par le cloud pour les plus lourdes.

Ceux des Tier 2 et 3 feraient presque tout sur place et ne solliciteraient les serveurs que pour les projets les plus exigeants. Toute la gamme aurait ainsi accès à l’IA, avec une dépendance au cloud d’autant plus forte que la machine est modeste.

Pas besoin d’un supercalculateur pour tester l’IA en local sur un PC récent. Depuis le 13 octobre, Hugging Face propose Llama Windows, une application gratuite qui fait tourner des modèles d’IA sous Windows 11 sans passer par la ligne de commande.


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