D’après une étude américaine, le récent scandale Cambridge Analytica ayant touché Facebook n’aurait pas vraiment affecté son nombre d’utilisateurs. La moitié d’entre eux affirment utiliser le réseau social autant qu’avant et un quart avoue même l’utiliser plus.

On ne présente plus le scandale des fuites de données liant Facebook, le réseau social le plus utilisé dans le monde, et Cambridge Analytica, une société d’analyse comportementale qui a pu récupérer des données sur des millions de personnes grâce à Facebook. Pour le résumé détaillé des faits, vous pouvez consulter notre dossier détaillé.

D’après un sondage réalisé par Reuters/Ipsos, cette affaire n’aurait pas eu de conséquence majeure sur la quantité d’utilisateurs sur Facebook.

Des chiffres surprenants

L’étude, menée aux États-Unis sur un échantillon représentatif de la population, réserve son lot de surprises. En effet, un utilisateur sur deux déclare naviguer sur Facebook autant qu’avant le scandale. Pour ce qui est du reste, c’est simple : la moitié, soit un quart du total interrogé, utilise moins Facebook et l’autre moitié plus. En somme, le taux moyen d’utilisation est resté pratiquement le même.

Comment expliquer ce statu quo ? Selon Reuters/Ipsos, environ trois personnes sur quatre pensent savoir gérer leurs paramètres de confidentialité et seuls 23 % avouent n’avoir « aucun contrôle » sur leurs données personnelles. Ces chiffres sont meilleurs que pour Instagram ou Twitter.

Le sondage révèle cependant un léger recul du nombre de connexions quotidiennes, avec 64 % d’interrogés qui se rendent sur le réseau social chaque jour, contre 68 % auparavant. Rien de très significatif ici non plus.

L’impact du scandale sur la population

La moitié de la population américaine n’a pas modifié ses habitudes sur Facebook, ne s’intéressant vraisemblablement pas à l’affaire Cambridge Analytica. En moyenne, le taux d’utilisation reste d’ailleurs quasi inchangé. L’entreprise de Mark Zuckerberg n’a donc finalement que peu souffert dans l’histoire, du point de vue du nombre d’utilisateurs du moins.

Plus étonnant encore, un quart de la population utilise plus Facebook qu’avant, soit environ autant que la part d’utilisateurs qui l’utilise moins. Quand on connait l’ampleur de la vague d’indignation provoquée par le scandale, avec notamment le succès du #DeleteFacebook lancé sur Twitter, il y a forcément eu également un impact qui a poussé des millions de personnes à utiliser plus Facebook qu’avant.

Et pour cause : il est évident que l’histoire aura fait couler beaucoup d’encre. En faisant parler de lui, même en mal, Facebook a donc pu faire revenir des utilisateurs qui délaissaient petit à petit le réseau social.

Notons cependant que ces chiffres ne concernent que les États-Unis, où Facebook et Mark Zuckerberg sont assez populaires et où les mœurs sont différentes de chez nous. On a tous dans notre entourage au moins une personne qui a supprimé ou qui prévoit de supprimer son compte Facebook. L’image de Facebook auprès du public français a donc pu être plus altérée qu’Outre-Atlantique.

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