
Après avoir conquis nos sols avec d’excellents produits comme l’excellent E40 Ultra ou le très chic Mobius 60, Mova s’attaque sérieusement à nos fenêtres. Le Mova N1 débarque avec une promesse simple : un système de brumisation automatique dans un corps ultra-fin pour s’attaquer au nettoyage de la plupart des vitres. Positionné comme un concurrent direct de l’Ecovacs Winbot Mini, il s’adresse à ceux qui cherchent un robot pour l’entretien régulier des fenêtres et miroirs, sans avoir à débourser une fortune. J’ai pu le tester sur mes fenêtres et baies vitrées, salies par les traces de truffe de mon chien et les pluies incessantes du mois de février, voici mon avis après des dizaines de vitres nettoyées.
Design : la compacité avant tout
Dès la sortie de boîte, le Mova N1 surprend par sa légèreté. Il arbore un format carré, qui se termine par un câble de sécurité et un cordon d’alimentation. Le premier s’enroule sur lui-même, tandis que le second vient se connecter à un transformateur, facilitant les déplacements. On notera toutefois l’absence de valise de rangement, ce qui signifie qu’il faudra lui trouver une petite place dans un placard avec ses câbles.

Le format du robot est relativement fin, ce qui lui permet de passer sous des volets roulants ou derrière des poignées de fenêtre un peu proéminentes. En termes d’utilisation, un unique bouton sur le dessus permet d’allumer l’appareil et le lancer, tandis qu’une poignée facilite son emport. Des buses de pulvérisation permettent quant à elle d’appliquer automatiquement du liquide lave-glace, qui se remplit par les petits orifices situées sous le robot. On y retrouve également la microfibre, ainsi que les chenilles qui lui permettant de se déplacer sur les côtés, tandis que la partie centrale est dédiée à l’aspiration, afin de maintenir le robot collé à la vitre.
En plus des finitions soignées, Mova fournit également une télécommande avec son robot, permettant de le commander facilement, sans avoir à utiliser l’application de la marque. Le pack inclut également une microfibre de rechange, ainsi qu’un petit flacon de liquide lave-vitre.
Une application sans grande utilité
Pour la partie logicielle, le N1 s’appuie sur l’application maison de Mova. L’appairage est une formalité, puisqu’une fois le QR code scanné, vous accédez à un panneau de contrôle complet. L’application propose différents scénarios de nettoyage : rapide, en profondeur, complet, ou un nettoyage des bords.
Si besoin, un joystick virtuel permet de diriger manuellement le N1 vers une zone précise, ou éventuellement de le rapprocher de vous, s’il nettoie une fenêtre haute, par exemple.
Dans les faits, l’appareil reste parfaitement utilisable sans l’application, notamment grâce à la télécommande fournie avec, qui reprend les mêmes fonctions. La principale utilisé de l’application reste ici la possibilité de mettre l’appareil à jour en cas de besoin, ce qui n’est que rarement nécessaire.
Enfin, n’attendez aucune notification de l’application, puisque celle-ci ne communique qu’en Bluetooth. Même en nettoyant des vitres extérieures, il faudra tendre l’oreille pour écouter les instructions vocales du robot, qui se charge de vous prévenir dès lors qu’il a terminé.
Des performances satisfaisantes
Avant d’utiliser le robot, il convient de rincer la microfibre et de la placer sur le système de fixation à velcro. Cette opération est d’ailleurs à répéter après chaque vitre, afin de garantir un résultat optimal.
Une fois posé sur la vitre, le moteur du Mova N1 le maintient accroché à la vitre, puis le robot commence automatiquement un nettoyage rapide. Il faudra donc utiliser la télécommande ou l’application à chaque fois que vous souhaiterez un nettoyage en profondeur, complet, ou un nettoyage des bords.

Durant le nettoyage, le N1 est assez bruyant, produisant environ 75 dB. C’est le prix à payer pour une sécurité totale ; la puissance d’aspiration est telle que je ne me suis jamais préoccupé d’attacher le câble d’arrimage lors du nettoyage de mes vitres. Je n’aurais d’ailleurs pas pu l’utiliser, la plupart de mes baies n’ayant pas de voiles ou rideaux.
Durant le nettoyage, le système de brumisation projette un un voile de vapeur d’eau extrêmement fin sur la vitre. Il permet d’éviter de mouiller le sol ou les rebords de fenêtre, mais en résulte une brumisation peut-être un peu trop timide.
En intérieur, le résultat est très satisfaisant. La poussière accumulée et les traces de doigts — et de truffe de chien — disparaissent pour laisser place à une transparence retrouvée. Dans les angles, le robot fait un bon travail, sans pour autant faire de miracle. En effet, ses capteurs situés aux 4 extrémités ne lui permettent pas de venir nettoyer les quelques milimètrès carrés restants, ce qui résulte en une petite partie qui n’est pas essuyée.

En extérieur, le bilan est très honnête : sur une vitre très encrassée par la pluie et la pollution, le N1 fait un travail honnête. L’épaisse couche de pollen et poussière disparaît en un cycle de nettoyage. En revanche, le robot ne pourra pas remplacer un grattoir pour éliminer les fientes d’oiseaux ou les résidus de sève. De plus, pour les vitres particulièrement sales, le robot peut parfois laisser une trace de passage, qui devient surtout visible en plein soleil. Toutefois, pour le prix, le résultat est particulièrement convaincant, et les robots plus onéreux ne font pas forcément mieux.
Le plus gros point noir survient paradoxalement à la fin du cycle. Comme beaucoup de ses pairs, une fois revenu à son point de départ, le robot s’immobilise en maintenant son aspiration. Ce contact prolongé, couplé à l’humidité de la microfibre, laisse systématiquement une trace d’eau et de poussière agglomérée là où il s’arrête. C’est frustrant, car cela oblige à une intervention manuelle finale pour effacer cette « signature » indésirable.

Le cerveau du Mova N1 repose sur un algorithme de planification de trajectoire qui ne laisse que peu de place au hasard. Une fois ventousé à la vitre, le robot commence par chercher ses limites. Il grimpe généralement jusqu’au sommet de la paroi pour calibrer sa position, puis entame un balayage horizontal ou vertical rigoureux, voire un passage croisé selon le mode choisi. Grâce à ses capteurs de détection de bordures, il ralentit à l’approche des cadres pour éviter les chocs brutaux, une délicatesse que l’on apprécie sur les menuiseries fragiles.
Cependant, cette navigation montre ses limites face aux obstacles complexes comme les poignées de fenêtres saillantes, où il peut alors penser qu’il s’agit du rebord de la fenêtre et donc ignorer toute une partie de la vitre. Sur des vitres sans cadre (comme des parois de douche), les capteurs de vide font leur travail, mais la prudence reste de mise.
Enfin, en cas de perte de courant, le robot est doté d’une petite batterie de secours qui lui permettra de rester attaché une trentaine de minutes à la vitre, laissant alors suffisamment de temps pour le retirer avant qu’il ne tombe.
Un entretien simple et rapide
Mova a bien compris que si l’entretien du robot est plus long que le lavage manuel, l’utilisateur finira par le laisser au placard. Le N1 évite cet écueil. Les lingettes microfibres se fixent via un système de velcros puissants et se retirent d’un geste pour être rincés ou être lavés en machine. Le réservoir de 120 ml est suffisant pour traiter environ 30 m² de surface, ce qui correspond à une maison standard.

Enfin, un simple coup de chiffon sec sur les capteurs de chute et les chenilles suffit à maintenir le robot en forme pour le prochain nettoyage.
Prix et disponibilité
Le Mova N1 est vendu 250 euros chez Amazon et Darty, soit un tarif raisonnable au vu des prestations proposées.
Voici les alternatives que nous avons testés :
- Ecovacs Winbot W3 Omni
- Ecovacs Winbot W2S Omni
- Ecovacs Winbot W2 Pro et Winbot Mini
- Dreame C1 Station
Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.

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