Quasiment deux ans et demi. C’est le temps qu’aura attendu DJI pour mettre à jour sa petite caméra motorisée. Depuis ce temps, l’Osmo Pocket 3 a régné sans partage sur ce marché, si bien que lui succéder va être difficile. En imposant son capteur 1 pouce et son écran rotatif, la précédente génération s’était rapidement transformée en outil de travail incontournable pour bon nombre de créateurs de contenus, de vlogueurs et de touristes qui aiment s’équiper du meilleur.
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Dévoilée ici et là dans plusieurs fuites en ligne ces derniers mois, la nouvelle caméra de DJI a déjà commencé à subir les comparaisons avec celle d’Insta360, dont l’ombre plane sérieusement sur ce segment. Eh oui, on a aussi vu début 2026 des fuites insistantes de la « Luna », une concurrente directe dotée d’une nacelle stabilisée qui pourrait bousculer l’hégémonie de DJI. Et ce n’est pas tout, certains misent aussi sur une version « Pro » de la DJI Pocket 4, qui serait elle aussi prévue pour 2026. C’est donc dans ce climat chargé que DJI dégaine en premier fin avril 2026 sa nouvelle itération : la très attendue Osmo Pocket 4.
La marque ne semble pas réinventer la roue, mais s’attaque aux rares frustrations de l’ancienne génération. DJI conserve un capteur 1 pouce, mais va plus loin sur la plage dynamique et règle le problème du stockage avec 107 Go de mémoire interne. On note aussi l’arrivée de deux nouveaux boutons physiques et d’une nouvelle version du suivi intelligent.
Les améliorations de cette Pocket 4 sont-elles suffisantes pour justifier l’investissement ? Nous la testons depuis plusieurs semaines et il est l’heure de décortiquer tout ça.
DJI Osmo Pocket 4Fiche technique
| Modèle | DJI Osmo Pocket 4 |
|---|---|
| Fiche produit |
Ce test a été réalisé avec une DJI Osmo Pocket 4 prêtée par DJI.
DJI Osmo Pocket 4Deux nouveaux boutons et c’est tout ?
On prend la même et on recommence ? À première vue, l’Osmo Pocket 4 ressemble exactement à l’Osmo Pocket 3. Elle est simplement un peu plus haute et un peu plus épaisse : 144,2 x 44,4 x 33,5 mm contre 139,7 x 42,2 x 33,5 mm. Sur la balance, comptez même plus de 11 grammes de plus — 190,5 g contre 179 g.

Cela veut dire que la caméra offre la même prise en main et, si la masse est bien répartie, je trouve toujours que la taille du produit rend la position des boutons un peu inconfortable. Je n’ai pas spécialement de grandes mains, mais changer rapidement de bouton demande une certaine attention pour ne pas cliquer n’importe où ou être sûr de cliquer le bon nombre de fois pour lancer telle ou telle action.

À ce sujet, la seule différence notable entre l’Osmo Pocket 4 et l’Osmo Pocket 3 concerne l’apparition de deux nouveaux boutons physiques, qui se dévoilent quand on bascule l’écran en mode paysage. On retrouve donc quatre commandes physiques bien distinctes pour limiter au maximum les interactions avec l’écran tactile pendant l’action :
- Le bouton d’enregistrement (en bas à droite) : reconnaissable à son cerclage rouge, c’est le déclencheur pour lancer/arrêter les vidéos ou capturer des photos ;
- Le joystick multidirectionnel (en bas à gauche) : il permet de piloter physiquement l’orientation de la nacelle sur ses différents axes et sa sensibilité peut être ajustée ;
- Le nouveau bouton de fonction (en haut à droite) : c’est le couteau suisse de l’appareil puisque vous pouvez lui assigner trois options en fonction du nombre de pressions que vous faites (par exemple un appui pour recentrer la nacelle, deux appuis pour retourner la caméra vers vous, trois appuis pour basculer dans un mode vidéo particulier que vous avez paramétré au préalable) ;
- La nouvelle commande de zoom (en haut à gauche) : c’est la nouveauté ergonomique de ce modèle qui permet de zoomer sans passer par l’écran au risque de faire trembler le plan (un appui bascule en x2, un double appui en x4).

La marque précise que le joystick de l’Osmo Pocket 4 permet un contrôle plus fluide et réactif. Rien de particulier de mon côté à signaler : cela fonctionne bien une fois pris en main après quelques utilisations et réglages de la sensibilité de la nacelle.
DJI semble également avoir écouté ses utilisateurs en revoyant la manière dont la caméra est protégée lorsqu’elle n’est pas utilisée. L’Osmo Pocket 3 devait méticuleusement être rangée dans sa coque de protection sous peine d’abîmer les moteurs, ce qui ralentissait fortement l’utilisation spontanée.

L’Osmo Pocket 4 profite désormais d’une espèce de pince qui vient bloquer la nacelle une fois la caméra éteinte. Bien plus petite que la coque, elle permet de ranger rapidement la caméra dans une poche ou un sac sans trop avoir peur de l’abîmer — tout du moins c’est ce que j’ai fait pendant mon test. Je ne sais pas si cette pince est plus rapide à installer que la coque entière, mais le geste s’apprend vite.

Reste que la fragilité inhérente à ce genre de produit demande une précaution de tous les instants. Je n’ai par exemple pas pu poser la caméra sur une barrière en bois à cause de très légères stries à sa surface. J’étais seul pour aider un ami sur une course de trail et j’aurais aimé pouvoir poser l’Osmo Pocket 4 à hauteur d’homme puis activer le suivi automatique pour filmer le ravitaillement. J’ai pu la poser plus tard sur une barrière en plastique, mais le peu de vent qu’il y avait faisait trembler le tout et je ne l’ai donc pas laissée longtemps dans cette dangereuse position. Pour dire, même sur une table parfaitement lisse, poser la caméra n’est pas rassurant puisqu’elle a un petit mouvement de balancier au début.

Dans ces cas, il faut connecter la petite extension en plastique sous la caméra pour profiter d’un pas de vis. Et ensuite, il faut visser à cette extension le petit trépied… qui n’est même pas fourni dans la boîte de base. Même avec cet attirail, il n’est pas vraiment possible de poser la caméra où l’on veut en sécurité. La DJI Osmo Pocket 4 n’est pas une caméra d’action, certes, mais elle demandera même une préparation et de la réflexion dans certains cas d’usage. Dommage qu’aucun pas de vis fileté ne soit présent directement sur la Pocket 4.

Ces petits accessoires sont donc souvent indispensables : nue, la caméra est trop fragile et légère pour la placer à même le sol. Sur du goudron qui n’est pas parfaitement lisse, il vous sera tout simplement impossible de la poser. Dans la même veine, une extension de batterie est proposée par DJI et se connecte sous la caméra — et offre, elle aussi, un pas de vis. Tout cela est évidemment pensé pour garder le même format longiligne et, par extension, la meilleure prise en main possible.

Certains auront remarqué remarquerez les quatre petits pins de connexion au dos d’un des moteurs de la nacelle. Eh oui, DJI semble avoir logiquement remarqué les nombreux accessoires tiers qui ont été créés pour l’Osmo Pocket 3… et surtout les lumières d’appoint. Pour cette Pocket 4, la marque a donc eu la bonne idée d’intégrer un connecteur magnétique propriétaire directement sur le bras du stabilisateur et de créer une lumière d’appoint. Fini les pinces disgracieuses en plastique et les mini-LED qu’il fallait recharger séparément avant chaque tournage.


Deux petits boutons permettent de basculer entre les trois niveaux de luminosité (12 lux, 25 lux et 40 lux mesurés à 0,6 m) et les trois niveaux de température (2800 K, 4000 K et 5500 K). La caméra alimente directement l’accessoire, qui s’active via le panneau de contrôle depuis l’écran de la caméra. De quoi déboucher un visage lors d’un vlog nocturne ou dans une zone mal éclairée. On voyait déjà le coup venir : ce petit accessoire très malin est sans surprise vendu séparément ou réservé au fameux pack Creator Combo.

Le reste du design de l’Osmo Pocket 4 est similaire à sa prédécesseure, à commencer par l’écran de 2 pouces, qui affiche la même définition de 556×314 pixels. Ce dernier offre cependant une luminosité maximale de 1000 cd/m², contre 700 cd/m² auparavant. Il garde le même fonctionnement franchement pratique : un coup de pouce vers le haut le fait basculer de la verticale à l’horizontale et permet d’allumer automatiquement la caméra.

Comptez aussi trois micros répartis sur la caméra et un haut-parleur. Ce dernier ne nous a pas franchement bluffés. Pas de changement ici. La batterie est quant à elle passée de 1300 mAh à 1545 mAh et nous reviendrons plus en détail sur l’autonomie de la caméra dans la partie dédiée de ce test.
Certains commençaient déjà à paniquer sur les rumeurs : si DJI a intégré du stockage interne (107 Go) pour la première fois dans cette gamme, l’Osmo Pocket 4 a bien évidemment gardé son emplacement pour carte microSD — sur la tranche gauche.

Et l’étanchéité alors ? Je n’ai relevé aucune mention de nouvelle protection particulière dans les documents presse à ma disposition. On peut simplement lire l’habituelle mention de la température de fonctionnement — 0 °C à 40 °C.
Si on pourra encore une fois se plaindre de ne pas pouvoir la sortir sous la pluie, dans la poussière ou au ski, il faut rester logique : la nacelle stabilisée est extrêmement fragile face aux éléments et sensible aux chocs et n’est pas faite pour remplacer une caméra d’action. Ce sont deux usages différents, bien qu’à la croisée des chemins comme déjà expliqué un peu plus haut.
DJI Osmo Pocket 4Interface logicielle
Faisons bref ici puisque je n’ai rien de particulier à vous signaler. On retrouve logiquement l’habituelle interface DJI. Pour faire simple, un geste depuis chacun des côtés de l’écran permet d’accéder à un menu en particulier : panneau de contrôle qui offre des raccourcis vers certaines options, vidéos enregistrées, réglages de la définition/fréquence d’image et réglages vidéos plus poussés.

On le disait plus haut, le fait de basculer l’écran en un coup de pouce permet d’allumer la caméra, mais sachez qu’il est même possible de lancer directement une vidéo avec ce geste. Dans ce cas, la caméra met 2 à 3 secondes pour s’allumer et commencer à filmer. Pour le coup, cela facilite l’utilisation spontanée. Bon, n’oublions pas qu’il faudra aussi avoir retiré la protection de la nacelle avant d’allumera la caméra.

Le geste inverse éteint la caméra, mais vous avez 2-3 secondes pour annuler l’extinction si vous souhaitiez juste basculer en mode portrait par exemple.
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Pour revenir sur cette histoire de microSD, DJI promet une compatibilité avec des cartes allant jusqu’à 1 To. Surtout, la marque indique être passée de l’USB 2.0 à l’USB 3.1, en mettant en avant des « vitesses de transfert 5 à 10 fois plus rapides ».

Sur le terrain, il a juste fallu que j’attende 1 minute et 09 secondes pour que 25 gigas de vidéos transitent entre la DJI Osmo Pocket 4 et mon MacBook Air M4. Et encore, je suis sûr que je n’ai pas utilisé le meilleur des câbles.
DJI Osmo Pocket 4Une image dynamique et détaillée
Sur le papier, DJI ne change pas la formule gagnante. On conserve un capteur de type 1 pouce, même si la marque précise qu’il s’agit d’une nouvelle itération par rapport à l’Osmo Pocket 3.
Pas de 8K, pas de second capteur.
Pas de 8K, pas de second capteur. DJI met plutôt en avant une évolution de la plage dynamique, qui grimperait désormais à 14 stops. Concrètement, elle est censée offrir une meilleure gestion des scènes à fort contraste — comprenez ne pas perdre (trop de) détails des nuages lors d’un coucher de soleil, ne pas assombrir totalement un sujet placé devant une fenêtre lumineuse ou ne pas cramer le ciel quand vous sortez d’un tunnel.
Les puristes de l’image seront également ravis d’apprendre que DJI remplace son classique profil D-Log M par un véritable « D-Log Pro » en 10 bits.
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Alors oui, en regardant la fiche technique, on remarque immédiatement l’absence de définition 8K. Mais soyons honnêtes : filmer en 8K pour faire du vlog ou de la vidéo de voyage n’a aujourd’hui aucun intérêt pour le grand public, si ce n’est saturer la mémoire en un temps record et faire fondre l’autonomie. Cependant, face aux rumeurs insistantes annonçant une future concurrente signée Insta360, cette absence reste un risque pour DJI — aussi marketing soit-il.
Le constructeur a fait un choix pragmatique : rester sur de la 4K, mais la peaufiner. N’oublions pas d’ailleurs que la récente caméra d’action de la marque (la DJI Osmo Action 6) avait été lancée sans 8K avant de la débloquer quelques mois plus tard via une mise à jour logicielle.

Surtout, si les bruits de couloir concernant une future Pocket 4 Pro (équipée de deux objectifs, dont un zoom optique) se confirment, DJI garde alors certainement la 8K sous le coude pour justifier la segmentation de sa gamme.
Certains râleront aussi sur l’absence d’un capteur au format 1:1 pour filmer en pleine résolution et recadrer ensuite au montage — soit en vertical pour TikTok/Reels soit en horizontal pour YouTube. Je me contente de mon côté de faire pivoter l’écran physiquement pour basculer d’orientation.
Si DJI fait l’impasse sur la 8K, le constructeur lâche les chevaux sur la fréquence d’images. L’Osmo Pocket 4 est désormais capable d’encaisser des ralentis en 4K à 240 images par seconde. C’est très fort pour un châssis aussi fin, sachant que la Pocket 3 plafonnait à 120p. L’industrie prend un coup de pression : à l’heure actuelle, les caméras d’action classiques exigent de descendre en 2,7K ou en 1080p pour atteindre les 240p. Précisons tout de même que GoPro a annoncé il y a quelques jours l’arrivée de cet atout sur sa future Mission 1 Pro.

L’Osmo Pocket 4 permet également d’effectuer un zoom 2x en 4K sans perte visible de qualité selon la marque, et jusqu’à 4x en numérique. C’est ici que le nouveau bouton physique du zoom prend tout son sens. Dommage que le zoom manque de fluidité, en tout cas actuellement. Habitué à la fluide transition des objectifs de mon iPhone, j’ai eu le malheur de l’utiliser en pleine prise de vue de manière instinctive. L’à-coup provoqué a quelque peu gâché ma séquence — mon ami qui traverse une ligne d’arrivée en premier, oups.
Comme pour l’Osmo Pocket 3, un objectif grand angle (vendu séparément) permet d’élargir le champ de vision à 108°. Ci-dessous un exemple avec et sans. Même remarque que d’habitude : n’oubliez pas de tendre un minimum votre bas si vous voulez avoir un rendu vlog raisonnable et ne pas prendre tout l’espace.


Dans ses documents de présentation, DJI compare allègrement sa caméra aux smartphones. N’ayant pas de DJI Osmo Pocket 3 sous la main pour ce test, j’ai donc confronté la Pocket 4 à mon iPhone 17 Pro. Après tout, ce qui me pousserait à acheter cette caméra (sachant que je réserve mes caméras d’action pour le sport) serait un gain significatif en qualité vidéo par rapport au téléphone qui ne me quitte jamais. Le verdict se joue sur deux avantages majeurs de la Pocket : la taille physique de son capteur et sa stabilisation mécanique — sans même parler de l’ergonomie de la Pocket 4, conçue pour filmer.
Voyez par vous-même. L’iPhone est loin de démériter, mais offre moins de détails dans les herbes ou sur les pantalons par exemple. Dans les conditions de mes tests (bonne lumière, plans fixes), la différence n’est honnêtement pas flagrante et l’iPhone 17 Pro prend même l’ascendant lors des zooms grâce à son zoom optique x4.
Et la nuit alors ? Rendez-vous à 01:48 sur la vidéo pour la comparaison du mode vidéo SuperNight de la DJI Osmo Pocket 4 et du mode vidéo de l’iPhone 17 Pro. Le résultat est pour le coup sans appel : la nacelle de la Pocket 4 absorbe physiquement les chocs sans créer de distorsions numériques baveuses, les néons urbains sont mieux gérés et les fleurs de cerisier sont plus nettes. On notera aussi la meilleure gestion des flares, ces petits points de lumière bien visibles sur la vidéo de l’iPhone 17 Pro et dont ne souffrent pas la vidéo de la DJI Osmo Pocket 4.

Un mot rapide sur l’autofocus intelligent, qui aurait été amélioré. S’il est difficile de le comparer avec l’ancienne génération sans les avoir côte à côte, il s’est montré fiable pendant notre test. Aucune grosse hésitation, aucun pompage intempestif : aucune de mes vidéos n’a été gâchée par une perte de mise au point.
Pour son Osmo Pocket 4, DJI a même intégré un mode de « Priorité au sujet enregistré », censé reconnaître un ou des visages préalablement scannés dans les paramètres et leur donner la priorité niveau mise au point.

Nous l’avons essayé sur notre modèle de test, mais le test n’était pas particulièrement concluant. Peut-être qu’une situation plus difficile aurait permis de à cette fonctionnalité de sauver un plan, mais nous n’avons pas rencontré de tels cas.
DJI Osmo Pocket 4Stabilisation et tracking
La stabilisation est logiquement le but premier de ce genre de caméra. Pour ceux du fond, rappelons que l’objectif de la Pocket 4 est monté sur une nacelle miniature stabilisée mécaniquement par trois moteurs — à l’inverse des caméras d’action ou des smartphones qui s’appuient sur une stabilisation logicielle. L’exemple le plus frappant est notre comparaison entre un iPhone 17 Pro et la DJI Osmo Pocket 4, la nuit, près d’enseignes lumineuses.
Là où l’algorithme de l’iPhone va inévitablement générer des micro-distorsions toutes baveuses en tentant de compenser électroniquement l’impact de mes pas, la nacelle de la Pocket 4 absorbe physiquement les mouvements. Résultat : une fluidité naturelle sans aucun recadrage, avec des néons qui restent propres. Alors oui vous remarquerez sur les vidéos des Osmo Pocket des très légers tremblements de l’image si vous vous concentrez, mais c’est inhérent à ce genre de produit.

Qui dit nacelle motorisée dit suivi de sujets automatique. DJI passe ici sur une nouvelle version de son algorithme avec l’arrivée d’ActiveTrack 7.0. S’il est difficile de jauger le bond exact par rapport à la version précédente sans un comparatif millimétré, force est de constater que le suivi est largement assez efficace pour la majorité des utilisations, surtout en vlog. Un double tapotage sur l’écran suffit pour accrocher humains, chiens, chats ou véhicules, avec un suivi qui reste actif même en poussant le zoom jusqu’à 4x.
Si un obstacle ou une personne passe devant vous, la caméra vous retrouvera la plupart du temps. Elle vous perdra uniquement en cas de mouvements brusques ou si ses moteurs atteignent leurs angles limites. Autrement dit, il m’a été une nouvelle fois facile de faire le suivi à la caméra pour m’amuser, mais le suivi sera assez fiable pour vous aider dans vos vidéos.

Il faut dire que DJI fait ça depuis des années, sur ses caméras de poche et ses drones. Il est même possible de faire un signe de la main pour démarrer un suivi sans toucher l’écran, et un autre signe pour lancer la vidéo. Cela marche très bien et je m’en suis servi la majeure partie du temps pendant mon test — quand je me filmais.
Si l’option qui permet de chercher automatiquement un visage en mode selfie et de le suivre est pratique pour vos vlogs, on vous invite plutôt à utiliser l’option de « Cadrage Dynamique » : au lieu de centrer votre visage au milieu de l’écran, la caméra permet de vous décentrer (ou votre sujet) sur les points de force de l’image à l’aide du joystick. La nacelle fera tout le travail pour vous maintenir précisément dans ce coin de l’image.
DJI Osmo Pocket 4Autres modes
DJI reste sérieux (comprendre classique, peu innovant) sur ses autres modes vidéos. Au-delà des habituels Panorama et Time Lapse, l’Osmo Pocket 4 ne propose rien de bien neuf.
GoPro a introduit des modes créatifs il y a maintenant plusieurs années. Ces derniers permettent aux non-professionnels de l’image de réaliser de beaux effets sans trop de difficultés — on pense ici aux options «Filés d’étoiles », « Light Painting », et « Filés de feux de véhicules ».

Allez, notons tout de même l’effort de DJI avec l’introduction d’un mode vidéo à Slow-Shutter. Plutôt que de proposer des effets automatisés clé en main comme GoPro, DJI opte pour une approche plus technique (donc plus exigeante) en permettant de descendre la vitesse d’obturation manuellement jusqu’à 1/4s. L’objectif ? Créer un flou de mouvement avec de belles traînées lumineuses dynamiques.
La vraie parade de DJI pour le prêt-à-poster sur les réseaux sociaux réside plutôt dans les six profils colorimétriques intégrés. Surfant sans doute sur la mode des simulations de films Fujifilm, l’Osmo Pocket 4 propose des rendus « CC Film » (tons froids), « NC Film », « Pastel » ou encore « Rétro ». Cela permettra de donner une identité visuelle à ses vlogs sans jamais passer par la case étalonnage au montage — pour les flemmards de l’étalonnage.

Enfin, la marque met le paquet sur les portraits. Si on salue l’algorithme qui gonfle artificiellement le mode photo de 9,4 à 37 mégapixels, l’intégration native de nouveaux « filtres de beauté » nous laisse plus perplexes pour le marché européen. Lisser la peau, modifier la chaleur du teint… Avec sa promesse d’une « glowing skin », on comprend surtout que ces réglages sont calibrés pour plaire au public asiatique. À vous de voir.
Pour sauver vos vlogs en basse lumière, oubliez ces filtres logiciels et comptez plutôt sur la nouvelle petite lampe LED magnétique que nous avons décrite plus haut.
DJI Osmo Pocket 4Autonome et rapide à charger
DJI a été timide sur ses communiqués concernant l’autonomie de son Osmo Pocket 4. Un seul chiffre m’a été donné : une autonomie de 240 minutes en 1080p/24 images par seconde avec le Wi-Fi désactivé et l’écran éteint. C’est une sacrée évolution sur le papier, puisque DJI promettait 166 minutes dans les mêmes conditions pour son Osmo Pocket 3.

De mon côté, l’Osmo Pocket 4 s’est éteinte après 206 minutes en 1080p, mais à 30 images par seconde et avec l’écran allumé en permanence, le tout avec une trentaine de minutes de suivi automatique.
Même test mais en 4K à 60 images par seconde : la caméra a tenu 118 minutes, dont la moitié en mode suivi automatique pour simuler une longue session de vlog. Précisons d’ailleurs que la chauffe est bien gérée, puisque les 118 minutes en question ont été enregistrées avec la caméra posée sur une table — comprendre sans flux d’air extérieur pour la refroidir naturellement.

Fini les tests d’autonomie bêtes et méchants. Voici plutôt un exemple d’utilisation concret, en 4K à 30 images par secondes et avec l’écran allumé en permanence pendant toutes les vidéos :
- Chargée à 100 % le 14 mars 2026, la caméra est descendue à 82 % de batterie après une randonnée, pendant laquelle j’ai enregistré 26 petites vidéos, pour un total de 9 minutes de rush.
- Rangée dans un tiroir par la suite, l’Osmo Pocket 4 s’allume avec 81 % d’autonomie restant le 04 avril 2026, soit 3 semaines plus tard. Quelque quatre courtes vidéos plus tard, je ressors la caméra quelques jours plus tard pour une plus grosse journée.
- Après 33 vidéos cette journée pour un total de 22 minutes, quelques visionnages de vidéos depuis la caméra et quelques connexions à l’application mobile, mon Osmo Pocket 4 de test affichait encore 29 % de batterie restante.
- Une longue vidéo vlog de 36 minutes (toujours en 4K 30 fps) a fini par achever la caméra.
Nous arrivons donc à un total de 67 minutes de vidéos 4K 30 fps enregistrées sur 3-4 journées différentes réparties sur un mois, sans aucune recharge entre temps. Les vlogueurs intensifs auront sûrement besoin de la recharger tous les 1-2 jours, les autres auront largement de quoi faire — tant qu’ils ne filment pas des vidéos très longues sans interruption. Certains espéraient sûrement l’intégration d’une batterie amovible comme sur les caméras d’action, bien plus pratique sur les longues journées d’utilisation.

Côté recharge, DJI promet la même vitesse que sur l’Osmo Pocket 3, à savoir 18 minutes pour atteindre 80 % et 32 minutes pour atteindre 100 %, le tout avec un chargeur de 65 W.
Selon nos tests avec un chargeur de 45 W, la DJI Osmo Pocket 4 passe de 0 % à 84 % en 30 minutes, et atteint les 100 % en 40 minutes. En utilisant un chargeur de 65 W, elle aura mis 20 minutes pour rejoindre les 80 % et tout pile 30 minutes pour se recharger complètement. Pas mal du tout étant donné l’autonomie permise de base par la caméra.
DJI Osmo Pocket 4Une baisse de prix en ces temps, oui
Voilà sûrement la partie qui vous intéresse le plus. Pas plus de suspense, la DJI Osmo Pocket 4 est proposée à partir de 479 euros dans sa version classique avec la petite poignée (celle avec le pas de vis) et une pochette de transport. C’est une excellente surprise quand on sait que l’Osmo Pocket 3 avait été lancée à 539 euros en octobre 2023.

Ajoutez 20 euros de plus pour atteindre le bundle Standard (499 euros) et débloquer en plus de ça la fameuse pince de nacelle. Étrange choix de DJI de ne pas proposer cet outil indispensable de base.
Le pack le plus complet est sans surprise le fameux Creator Combo, affiché pour l’Osmo Pocket 4 à 619 euros — contre 679 euros pour celui de l’Osmo Pocket 3. En plus des quelques accessoires du pack Standard, le pack Créateur de la DJI Osmo Pocket 4 ajoute :
- un objectif grand-angle ;
- un émetteur DJI Mic 3 + clip magnétique + aimant + deux bonnettes anti-vent DJI Mic 3 ;
- la nouvelle lumière d’appoint ;
- le mini trépied ;
- une petite sacoche de transport.

Et on peut acheter ça quand ? La DJI Osmo Pocket 4 est disponible en précommande dès aujourd’hui (le 16 avril 2026) et le début des ventes officielles aura lieu le 22 avril 2026. À vos portefeuilles ! Enfin, lisez tout de même notre conclusion avant de passer à la caisse.





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