Test du Dyson PencilWash : faut-il acheter ce balai lavant ultra-léger ?

Sabre à laver, budget sabré

Un sabre laser de 2,1 kg qui lave vos sols : voilà la promesse du PencilWash. C'est beau, c'est fin, mais est-ce que ça vaut vraiment ses 350 euros ?
Dyson PencilWash // Source : Frandroid
 

Le géant de l’aspiration revient avec un balais lavant très léger. Le PencilWash débarque avec ses 2,1 kg sur la balance.

Sur le papier, c’est l’outil parfait pour le petit appartement parisien où chaque centimètre carré est précieux. Mais attention, à force de vouloir tout affiner, Dyson n’a-t-il pas sacrifié l’essentiel : l’efficacité brute et l’autonomie ? On va voir si ce « sabre laser » laveur tient la distance ou s’il s’emmêle les pinceaux dès la première tache de café.

Fiche technique

CaractéristiquesDyson PencilWash
Poids2,1 kg
AutonomieJusqu’à 30 minutes
Réservoir eau propre300 ml
TechnologieRouleau microfibre (64 000 filaments)
Points d’hydratation8 points en continu
Temps de charge3,5 heures
Type de solSols durs exclusivement

L’exemplaire de ce test nous a été prêté par Dyson.

Installation

Sortir le PencilWash de sa boîte, c’est comme assembler un set de LEGO. On clipse le manche, on remplit le petit réservoir, et on pose le tout sur sa station magnétique.

La station d’accueil est d’ailleurs très design, mais elle manque cruellement de poids à sa base. Si vous retirez l’appareil un peu trop brusquement sans caler votre pied sur le socle, tout vient avec. Un détail, certes, mais pour ce prix, on aurait aimé une base qui reste ancrée au sol comme un vrai support premium.

Dyson PencilWash // Source : Frandroid

Ergonomie et design

C’est indéniable, le PencilWash est beau. Avec son manche de seulement 38 mm de diamètre, il ressemble plus à un objet de déco qu’à un outil de nettoyage. On le manipule très facilement, on le glisse sous les meubles avec aisance, et on oublie presque qu’on est en train de faire le ménage. C’est simple, je l’ai mis dans les mains de mon fils de six ans, il a réussi à le passer dans le salon. Alors, je ne compte pas faire faire le ménage à mon fils, mais ça montre bien qu’il est très maniable.

Dyson PencilWash // Source : Frandroid

Cependant, cette finesse a un prix : la sensation de fragilité. Le plastique de la tête de nettoyage semble bien plus fin et « cheap » que ce qu’on trouve sur un V12 ou même un vieux V8.

Dyson PencilWash // Source : Frandroid

Le réservoir d’eau sale est petit. Mais ce n’est pas un sujet : il se remplit très lentement, puisqu’il n’y a pas d’aspiration… L’eau propre humidifie un rouleau en microfibre via huit points d’hydratation, l’eau sale est extraite mécaniquement du rouleau (à 72 000 filaments/cm²) et stockée dans son réservoir dédié, sans filtre ni vide puissant. Par contre, le réservoir d’eau propre ne fait que 0,3 L, il faudra le remplir à chaque passage avec la solution de nettoyage directement dans l’eau.

Dyson PencilWash // Source : Frandroid

Pas d’écran, on a des LED avec les modes de puissance (Standard avec une goutte d’eau, MAX avec deux gouttes), le niveau de batterie restant et les alertes de maintenance. Un bouton d’alimentation ou de sélection permet de basculer entre les deux modes d’hydratation et de puissance.

Dyson PencilWash // Source : Frandroid

Côté recharge, c’est la corvée systématique : vous êtes obligé de séparer la tête lavante du tube à chaque fois, l’appareil refusant de faire le plein s’il reste d’un seul bloc.

Dyson PencilWash // Source : Frandroid

Enfin, parlons du confort. Le PencilWash est auto-propulsé, ce qui signifie qu’il tire un peu vers l’avant. C’est agréable au début, mais la poignée est très basique, sans aucun revêtement gommeux pour assurer une prise en main solide. Sur une session de 20 minutes, on finit par ressentir une petite fatigue dans la paume de la main.

Performances

Le rouleau en microfibre et ses 64 000 filaments font un travail correct sur les taches fraîches. Un verre d’eau renversé ou quelques traces de pas boueuses disparaissent en deux passages. Les 8 points d’hydratation assurent que le rouleau reste humide de manière homogène, ce qui évite ainsi les traces sèches au milieu du sol.

Mais ne lui demandez pas de miracle sur les taches incrustées depuis trois jours. Même en mode MAX, le PencilWash manque de « mordant ». Comme il n’a pas de véritable puissance d’aspiration (tout repose sur la rotation du rouleau), il a tendance à étaler plutôt qu’à absorber totalement. C’est un nettoyeur de finition, pas une machine de guerre. Il n’exercice aucune pression mécniaque vers le sol, la pression sur le rouleau en microfibre provient principalement de l’effort de l’utilisateur.

Dyson PencilWash // Source : Frandroid

Sur le carrelage, c’est satisfaisant, mais sur du parquet verni, attention aux reflets. Si vous ne gérez pas bien vos passages, vous risquez de laisser des traces de séchage si vous n’utilisez pas leur solution de nettoyage spécifique (et chère). Le séchage est toutefois assez rapide, ce qui est un bon point pour ceux qui ne veulent pas attendre 15 minutes avant de traverser le salon.

Oubliez les tapis. Si vous effleurez une moquette ou un tapis à poils ras, l’appareil se bloque instantanément. Le capteur de résistance est ultra-sensible : dès qu’il sent que le rouleau force un peu trop, il coupe tout. C’est frustrant si votre appartement est un mix de carrelage et de tapis déco.

Un mot sur le bruit : c’est un sifflement assez aigu, moins sourd qu’un aspirateur classique, et ça ne dérange pas plus que ça. On a enregistré environ 63 dB, c’est peu.

Enfin, l’autonomie officielle du Dyson PencilWash est de 30 minutes en mode standard, et c’est ce que l’on a noté. Le temps de charge complet est de 3,5 heures via la base conique, avec, bon point, une batterie amovible et interchangeable.

Application

L’application MyDyson est là, mais son utilité est proche du néant pour cet appareil. Vous pouvez voir l’état de la batterie (que vous voyez déjà sur les LED de l’appareil) et recevoir des notifications pour vous dire qu’il faut changer le rouleau. C’est typiquement le genre de gadget connecté dont on se passe volontiers après deux jours d’utilisation.

Entretien

L’entretien est une corvée manuelle. Contrairement aux concurrents comme Roborock ou Tineco, il n’y a pas de cycle d’auto-nettoyage sur la base.

Dyson PencilWash // Source : Frandroid

Vous devez démonter le rouleau, le rincer, vider le bac manuellement et tout faire sécher. Si vous oubliez une seule fois, l’odeur de chien mouillé vous rappellera à l’ordre dès le lendemain.

Prix et disponibilité

Affiché à 349,00 €, le Dyson PencilWash se place sur un segment premium pour un usage ultra-spécifique. Il est déjà disponible sur le site officiel et chez les revendeurs habituels. Pour ce prix, vous achetez surtout la marque et le design, car la concurrence propose des modèles bien plus polyvalents pour le même tarif.

Note finale du test
7 /10
Le Dyson PencilWash est un balais lavant qui répond à un besoin très précis : le nettoyage rapide et léger des petits espaces. Il est incroyablement maniable et se range dans un mouchoir de poche. Mais en tant qu'outil principal, il montre vite ses limites avec ses réservoirs minuscules et son manque de puissance brute face aux vraies saletés.

C'est un bel objet, mais c'est un luxe. On a l'impression d'utiliser une Swiffer motorisée qui coûte dix fois le prix du balai original. Si vous vivez dans un 30 m² tout en parquet et que vous détestez porter des objets lourds, c'est un régal. Pour tous les autres, les aspirateurs balais lavants feront bien mieux pour le même prix.

Points positifs du Dyson PencilWash

  • Très maniable

  • Poids plume (2,1 kg)

  • Design ultra-fin

  • Station magnétique

  • Séchage rapide

Points négatifs du Dyson PencilWash

  • Pas d'aspiration ni force de pression mécanique automatique vers le sol

  • Pas d'auto-nettoyage

  • Prix élévé

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