
Jony Ive, l’ex-bras droit de Steve Jobs, a planché sur l’habitacle de la première Ferrari électrique, la Luce. Le designer britannique prône un retour au physique et au viscéral.
Depuis qu’il a quitté Cupertino pour fonder son studio LoveFrom avec Marc Newson, Jony Ive choisit ses combats. Le dernier en date ? L’intérieur de la Ferrari Luce, la toute première incursion 100 % électrique de Maranello, dont la présentation officielle est prévue pour mai 2026.
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Le problème selon lui ? L’uniformisation par le logiciel. Pour Jony Ive, s’installer dans une voiture et n’y trouver qu’une immense dalle de verre est une expérience gâchée.
Le tactile est un échec
Jony Ive ne mâche pas ses mots : « Pratiquement et fonctionnellement, un grand écran tactile ne fonctionne pas dans une voiture. C’est incontestable » affirme-t-il.

Pour lui, la tendance actuelle n’est qu’une « infatuation pour le style et la mode » au détriment de la rigueur. Pire, il pointe du doigt la dangerosité de ces interfaces qui obligent à naviguer dans des menus complexes pour régler la température ou la radio.

Sur la Ferrari Luce, l’approche est aux antipodes. Tout est fondé sur le principe de l’engagement physique. « Nous voulions explorer une interface physique et engageante, prendre les parties les plus puissantes d’un affichage analogique et les combiner avec le numérique », explique le designer. En clair, on ne se demande pas à quel niveau de sous-menu on se trouve pour effectuer une action simple.

L’habitacle a été pensé selon des « premiers principes » : le binnacle (le combiné d’instrumentation) sert à la sortie d’informations, tandis que le volant concentre les entrées. Et ici, les contrôles sont mécaniques et physiques. On touche de l’aluminium, on sent le clic d’un commutateur, on interagit avec un objet qui a une masse et une résistance. C’est le retour du tactile, mais au sens noble du terme : celui du toucher, pas du glissement de doigt sur du plastique.

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Pour concevoir les aérations de la Luce, il n’a pas juste conçu des croquis. Il est allé voir les machines-outils : « Je connais la géométrie de la machine de découpe qui a réalisé l’évent d’aération », confie-t-il. C’est ce niveau de « folie » qui définit le projet. Chaque élément, du siège à la commande de clignotant, a été traité comme s’il s’agissait d’une montre de luxe ou d’un instrument de précision.

C’est une vision du luxe durable que Ive et Newson tentent d’imposer. Pour eux, le design ne doit pas être une « garniture » ou une décoration qui vieillira mal. En revenant à des commandes physiques, ils assurent à la Luce une pérennité que les interfaces logicielles actuelles ne peuvent offrir. « Avec la plupart des produits que j’utilise, j’ai l’impression que les responsables s’en foutaient royalement », lâche Jony Ive.
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