« J’étais complètement flippé » : un Américain attaque Google pour avoir cloné sa voix dans les podcasts de NotebookLM

 
Un animateur radio accuse Google d’avoir utilisé sa voix, sans son consentement, pour incarner les podcasts générés par son outil d’intelligence artificielle NotebookLM.
Illustration générée par Frandroid

Google se retrouve sur le banc des accusés. Le géant de la tech est assigné par David Greene, connu pour avoir contribué à l’émission phare Morning Edition sur la radio américaine NPR. Celui-ci affirme que sa voix a été captée illégalement pour donner vie aux Podcasts IA de NotebookLM.

Pour aller plus loin
Google apporte une option essentielle à NotebookLM sur mobile

Usurpation d’identité sonore

Alerté par des auditeurs et des collègues, David Greene explique avoir été stupéfait de s’entendre dans le service de Google alors qu’il n’a jamais signé le moindre accord.

« J’étais, genre, complètement flippé […] C’est ce moment étrange où vous avez l’impression de vous écouter vous-même », a-t-il expliqué au Washington Post.

Dans sa plainte déposée devant un tribunal fédéral de Californie, il explique que l’outil reproduit non seulement son timbre unique, mais aussi son rythme et ses intonations.

Pour le journaliste, il s’agit d’une violation flagrante de son droit à la publicité et d’une appropriation illégale de son identité professionnelle. Il estime que Google a profité de décennies d’enregistrements publics pour entraîner son IA à moindres frais, contournant ainsi les droits de propriété intellectuelle, ajoutant que « Ma voix est la partie la plus importante de ce que je suis ».

NotebookLM, la poule aux œufs d’or de Google sous surveillance

Dans l’ombre de Gemini, NotebookLM a son petit succès, surtout depuis l’apparition de sa fonction de synthèse en podcast audio ou vidéo.

Google, par l’intermédiaire de son porte-parole José Castañeda, a fermement démenti ces accusations auprès du Washington Post, affirmant que les voix sont basées sur des enregistrements d’un « acteur professionnel rémunéré ».

Ce n’est pas la première fois que la firme est pointée du doigt pour ses méthodes de sourcing de données. Cependant, le cas Greene est spécifique : il ne s’agit plus seulement de droits d’auteur sur du texte, mais bien de la propriété de la voix humaine. Si Greene obtient gain de cause, cela pourrait forcer Google à revoir entièrement le fonctionnement de NotebookLM.


Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !

Recherche IA boostée par
Perplexity