UFC-Que Choisir : 1000 euros par utilisateur Android réclamé à Google en justice

 

L’association de consommateurs a lancé une action de groupe contre Google pour violation du RGPD. Elle espère obtenir gros.

Le RGPD ce n’est pas seulement une pop-up qui vous demande votre avis sur les cookies sur chacun des sites que vous visitez, c’est aussi une loi qui a déjà valu à Google une amende de la la CNIL de 50 millions d’euros.

La firme est toujours dans le viseur, mais cette fois de l’UFC-Que choisir, l’association de consommateurs. Cette dernière annonce le lancement d’une action de groupe dans le prolongement de la sanction imposée par la CNIL.

1000 euros par utilisateur Android

L’UFC que choisir lance une action de groupe devant le Tribunal de Grande Instance de Paris pour violation du Règlement Général de Protection des Données (RGPD). L’association vise en particulier les appareils sous Android associés à un compte Google, et veut obtenir une indemnisation à hauteur de 1000 euros par utilisateur. « Cette somme correspond à la violation de la vie privée de chaque utilisateur par la transmission à Google d’informations de façon continue » explique l’association.

En cause, toujours le même problème : Google n’obtiendrait pas le véritable consentement de l’utilisateur concernant ses données privées (notamment au travers de cases précochées camouflées). La firme avait bien proposé des améliorations, mais qui ne concernent pas le consentement à proprement parlé.

Le nerf de la guerre serait en particulier le paramètre de géolocalisation. Google a effectivement été au centre de nombreux scandales en la matière. D’après une étude scientifique relevée par l’association, un smartphone sous Android lancerait une géolocalisation près de 340 fois par jour.

Le problème, c’est surtout que Google ne demande pas une permission exprès de l’utilisateur pour lier cette géolocalisation à un ciblage publicitaire.

Un processus long

Comme toute bataille juridique, il faudra attendre de nombreuses années avant de découvrir le verdict final de cette affaire. Pour le moment, l’association rappelle qu’elle n’a pas besoin que les personnes concernées se fassent connaitre, et qu’elle les tiendra informées de l’avancement de l’affaire. On ne manquera pas de suivre ça !

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