L’argument choc de Waymo après avoir percuté un enfant : un humain aurait fait pire

 
Un taxi autonome opéré par Waymo a percuté un enfant en Californie. Un accident qui aurait été pire si un conducteur humain avait été au volant, selon l’entreprise américaine.

Au fil des années, les voitures autonomes deviennent peu à peu réalité. Aux Etats-Unis, par exemple, la conduite autonome de niveau 3 est désormais autorisée pour plusieurs marques, comme Tesla qui propose déjà son FSD (full self-drive). Mais ce n’est pas tout, car des opérateurs comme Waymo peuvent également faire circuler leurs robotaxis dans les rues.

C’est notamment le cas en Californie, où l’entreprise propose un service de navettes sans conducteurs pour le grand public. Ainsi, pas moins de 450 000 courses sont réalisées chaque semaine aux Etats-Unis par la filiale de Google.

Mais le 23 janvier 2026, un grave accident se produit à Santa Monica, comme le rapporte un communiqué publié par Waymo. Un enfant a surgi soudainement de derrière un SUV de grande taille. Le véhicule autonome n’a donc pas pu le voir tout de suite et l’a percuté. Cependant, soyez tout de suite rassuré, le jeune piéton a pu se relever immédiatement et se mettre en sécurité sur le trottoir. Il a ensuite été pris en charge par les services de secours.

Et si tout s’est aussi bien terminé, ce serait grâce à la technologie de conduite autonome du véhicule. La société indique que ce dernier a réduit sa vitesse de 27 km/h à seulement 10 km/h dès qu’il aurait vu l’enfant sur la route. Ce qui a permis de limiter les dégâts. Mais comment aurait réagi un conducteur humain ? Moins bien, selon Waymo, qui cite une étude qui avait été menée en septembre 2022 sur le sujet.

En se basant sur le modèle qui avait été établi par les chercheurs, un « vrai » conducteur aurait percuté le piéton à une vitesse d’environ 22 km/h. Et dans ce cas, les dommages pour l’enfant auraient été évidemment bien plus importants.

D’ailleurs, Waymo avait également réalisé en 2021 une vaste étude comparant les performances de sa technologie de conduite autonome à celles de conducteurs humains ayant été impliqués dans des accidents mortels survenus en Arizona entre 2008 et 2017.

Des données rassurantes

Et il en ressort que le système de conduite autonome a évité 100 % des collisions dans les simulations ayant été effectuées. A l’exception de celles où le véhicule a été percuté par l’arrière, où il n’est pas possible de faire quoi que ce soit. Car contrairement à un conducteur humain, dont le temps de réaction est variable selon de nombreux paramètres, celui d’une voiture autonome est toujours le même. C’est ce qu’explique la compagnie d’assurance américaine Lemonade, qui rappelle qu’« une voiture qui voit à 360 degrés, ne souffre jamais de somnolence ».

D’ailleurs, ces faits ont été avérés par un neurochirurgien américain, qui avait confirmé que les aides à la conduite sauveraient plus de vie que les médecins. Et cela car les technologies sont capables de mieux analyser la route et de faire preuve de plus d’anticipation. Cependant, tout n’est pas encore parfait, bien au contraire. Car le spécialiste rappelle que la conduite autonome apporte une fausse sensation de sécurité. Et dans ce cas, notre vigilance baisse et nous sommes moins performant pour surveiller que tout se passe bien.

Waymo
Source : Waymo

Or, c’est dans ce cas où les accidents peuvent alors se produire. De plus, les dispositifs de conduite autonome ne sont pas encore parfaitement au point. C’est ce que confirme le FSD de Tesla, qui est actuellement dans le collimateur de la justice. Cette dernière aurait reçu plus de 8 000 signalements d’infractions au code de la route commises par des autos en mode autonome. Le constructeur doit désormais les analyser pour corriger le tir le plus rapidement possible.


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