Une accusation de la Commission de la concurrence indienne envers Google met le géant américain dans une situation compliquée. Il aurait abusé de sa position dominante sur Android pour favoriser ses autres services.

Google continue ses problèmes avec la justice à l’international. Il y a un an, l’Union européenne l’avait condamné à payer une amende de 4,34 milliards d’euros pour un abus de position dominante et pratiques anticoncurrentielles sur Android.

Cette même accusation revient sur le devant de la scène, mais cette fois-ci en Inde où la Commission de la concurrence indienne (CCI) enquête sur ces méfaits également, selon les informations de Reuters.

Les services Google visés

C’est une nouvelle fois les services Google qui sont visés par cette accusation. La firme de Mountain View abuserait de l’immense popularité d’Android en Inde (99 % des smartphones vendus dans le pays cette année tournaient sous le système d’exploitation) pour pousser illicitement ses autres services et ainsi asseoir sa domination.

Ce marché est très important pour Google qui a même lancé une version d’Android dédiée à la base pour le futur pays le plus peuplé du monde : Android Go. Du fait du pouvoir d’achat assez faible dans le pays, Apple a toujours eu du mal à se faire adopter par les Indiens qui ne s’intéressent que très peu aux iPhone. Les consommateurs se rabattent donc vers Android qui est disponible sur des smartphones bien moins chers.

Sur Android, Google aurait obligé les constructeurs à préinstaller Google Search, le navigateur Chrome et les Google Play Services. La CCI rajoute que « la conduite reprochée peut aider à perpétuer sa domination sur les marchés de la recherche en ligne, tout en entraînant un déni d’accès à ce même marché pour les applications de recherche concurrentes ».

L’enquête de la CCI devrait durer jusqu’à 5 mois avant de livrer un verdict. Si la firme est déclarée coupable, la sanction qui pourrait lui être infligée reste encore inconnue. Une amende est la théorie la plus plausible.

L’année dernière, cette même entité avait condamné Google à une amende de 20 millions de dollars pour « subjectivité des recherches » et abus de position dominante. La firme avait fait appel et la décision finale se fait toujours attendre. Du côté des États-Unis, rappelons que Donald Trump n’apprécie pas que les géants de son pays se fassent condamner dans d’autres États.