La Surface à petit prix qui fait parler d’elle depuis plusieurs mois est officielle. Voici ses caractéristiques et son prix.

Crédit : Ian C. Bates / Wired

Mise à jour à 11h20 : Microsoft France a dévoilé les prix français de la Surface Go et ses accessoires. Elle est déjà disponible en précommande sur la boutique de Microsoft.


Le nouvel appareil Surface que l’on attendait est là, et il se nomme Surface Go. Attention, il ne s’agit pas de Andromeda, le mystérieux projet d’ordinateur de poche, mais d’un produit plus classique dans son aspect.

Plus petite que la Surface Pro

La Surface Go est en fait peu ou prou une Surface Pro revue à la baisse dans tous les sens du terme. Son prix de départ est fixé à 449 euros. Les fans de la marque pourront y voir un successeur au Surface 3 (non pro) lancé en 2015.

Il s’agit donc d’un ordinateur à écran détachable avec une diagonale de 10 pouces au format 3:2 (1800 x 1200 pixels), et un pied ajustable au dos. Le design général est plus arrondi que celui de la Surface Pro, et la Surface Go fait l’impasse sur un connecteur historique : le port USB Type-A. L’appareil ne propose en effet qu’un port USB Type-C 3.1, un lecteur de micro SD, un port jack et un port Surface.

Tablette oblige, le Surface Go intègre une caméra à l’arrière de 8 mégapixels et une caméra à l’avant de 5 mégapixels, compatible avec la reconnaissance faciale Windows Hello.

Cela donne un appareil de 245mm x 175mm x 8,3mm pour 520 grammes sans le clavier, ou 770 grammes avec le clavier.

Microsoft choisit Intel une fois de plus

Sans doute pour des raisons de performances et pour atteindre le prix plancher de la Surface Go, Microsoft n’a pas choisi d’intégrer un SoC ARM dans son transformable. Le form factor semble pourtant taillé pour une machine avec un Snapdragon de Qualcomm.

La Surface Go intègre à la place une puce Intel Pentium Gold 4415Y, que Microsoft annonce avoir particulière optimisée pour conjuguer performances et autonomie avec un design silencieux, sans ventilateur.

Derrière le Pentium Gold se cache en fait, un bête Intel Atom Kaby Lake qui ne veut pas dire son nom. Cadencé à 1,6 GHz, sans Turbo Boost, et gravé en 14 nm, ce processeur sera seulement suffisant pour des tâches basiques comme regarder Netflix ou taper un petit document sur Word.

Il est épaulé par 4 ou 8 Go de RAM, et 64 à 256 Go de stockage flash. Petite subtilité, la version 64 Go propose de la mémoire eMMC plus lente, alors que les versions 128 et 256 Go utilisent un SSD.

Un produit vendu en kit

Microsoft mise beaucoup sur l’effet d’annonce du prix de vente : 449 euros avec des précommandes ouvertes dès aujourd’hui, pour une sortie du produit le 28 août. Comptez 599 euros pour la variante avec 128 Go de stockage et 8 Go de RAM.

Malheureusement, le fabricant garde son habitude et pour ce prix, le client n’aura ni le droit au clavier Type Cover, ni au stylet Surface Pen. Les deux accessoires ajouteront au moins 99,99 euros chacun à la facture. Microsoft proposera également un clavier un peu plus premium à 129,99 euros avec de l’Alcantara. Pourtant, si le stylet peut en effet être considéré comme optionnel, ce n’est clairement pas le cas du clavier en 2018 sous Windows.

Pour avoir un vrai ordinateur portable Surface Go, il faudra donc compter 550 euros minimum.

Un tueur d’iPad ?

On en vient à la comparaison rêvée par Microsoft et sur lequel tous les journalistes vont s’engouffrer, la comparaison avec le dernier iPad. Comme Apple avec l’iPad (2018), Microsoft vise avant tout le marché de l’éducation avec sa Surface Go. Les deux fabricants proposent également leurs machines à des tarifs assez proches : 359 euros pour l’iPad 32 Go et 449 euros pour la Surface Go 64 Go.

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Pourtant, au-delà de ça, l’iPad reste un produit très différent de celui de Microsoft. Là où la Surface Go sera un véritable ordinateur miniature une fois le clavier ajouté, l’iPad reste une tablette avant tout, avec ou sans clavier. La Surface Go est donc compatible avec une pelletée de logiciels, allant de petits jeux sur Steam, à des logiciels spécialisés pour l’éducation, et parfois introuvables sur d’autres plateformes.

À l’inverse, l’écosystème d’applications pensées pour le tactile reste toujours aussi pauvre sur Windows 10. Résultat, là où le clavier sera obligatoire pour la Surface Go, l’iPad, lui, proposera tout un panel d’applications moderne et utilisable presque exclusivement au tactile.

Les performances seront également très différentes, l’iPad 2018 intègre une puce Apple A10 Fusion (celle de l’iPhone 7), qui est très performante et assurera une fluidité exemplaire de l’experience sous iOS. Le Pentium Gold est à l’inverse l’une des puces les moins performantes de l’écosystème Windows.

Vous l’aurez compris, même avec l’arrivée de Surface Go, les équipes d’Apple et Microsoft suivent deux philosophies différentes, et la comparaison devient rapidement bancale.