Dyson et les robots, c’était pour le moment compliqué. Après un Vis Nav qui n’avait pas marqué l’histoire avec son prix beaucoup trop haut et son absence de serpillière, la firme britannique revient avec le Spot+Scrub Ai.
Cette fois, on ne rigole plus : ils ont ajouté tout ce qui manquait, de la station de vidage au lavage de sol intelligent, le tout saupoudré d’une dose massive d’intelligence artificielle. C’est le produit de la rédemption, celui qui doit prouver que Dyson peut dominer le salon comme il domine nos placards à balais.
On est sur un positionnement premium à 1 199 euros, là où les mastodontes chinois comme Roborock ou Dreame règnent en maîtres.
Fiche technique
| Caractéristiques | Dyson Spot+Scrub Ai |
| Puissance d’aspiration | 18 000 Pa (Mode Max) / Boost x4 sur tapis |
| Brosse principale | Rouleau de 27 cm de large (système anti-enchevêtrement) |
| Système de lavage | Rouleau humide avec 12 jets d’eau chaude (60°C) |
| Brosse latérale | 2 brosses rotatives |
| Capteurs & Vision | LiDAR double laser + Caméra HD |
| IA | Processeur Dyson IA (reconnaissance de 200 objets) |
| Autonomie / Charge | 200 min (jusqu’à 240 m²) / Charge en 3h |
| Station de base | Vidage cyclonique 3L (sans sac) + Lavage/Séchage (45°C) |
| Dimensions Robot | 373 x 370 x 110 mm |
L’exemplaire de ce test nous a été prêté par Dyson.
Installation, design et ergonomie
On reconnaît la patte Dyson à des kilomètres. C’est technique, c’est robuste et c’est surtout très dense. Avec son châssis qui cache ses roues sous ses rouleaux pour éviter de redéposer de la crasse, on sent que l’usage a dicté la forme. Le mélange de gris sidéral et de bleu est superbe, mais le robot est imposant.

Concrètement, les roues motrices (que l’on voit en rouge et violet sur les photos) sont placées derrière les rouleaux de nettoyage. Cela permet au robot de ne jamais rouler avec ses pneus sales sur une zone qu’il vient de laver ou d’aspirer.

Le sortir de sa boîte est un plaisir. Le bac à poussière pop-up sur le dessus est une petite merveille d’ergonomie. On appuie, ça remonte, on vide. C’est simple, efficace, et on n’a pas besoin de retourner le robot comme une crêpe pour l’entretenir. On sent que chaque bouton, chaque loquet a été testé des milliers de fois.
Quand on retourne le colosse, on comprend que Dyson a revu sa copie de fond en comble.

Le ventre de l’appareil est littéralement barré par un rouleau Fluffy géant de 27 cm qui occupe presque toute la largeur du châssis. C’est lui qui fait le gros du travail de récurage, alimenté en permanence par de l’eau propre, pendant que les roues restent sagement en retrait pour éviter les traces de pneus disgracieuses sur votre parquet brillant.
Juste derrière ce rouleau moissonneur, on trouve deux brosses latérales rouge et bleue à trois branches, prête à débusquer la poussière dans les angles morts.
Le système d’aspiration centrale ne plaisante pas non plus avec sa propre brosse rotative anti-enchevêtrement, capable de grimper de 10 mm pour épargner vos tapis précieux pendant que le robot nettoie.
C’est également là que se cachent les 12 jets d’eau chaude qui bombardent le rouleau à 60°C pour désintégrer les taches de gras tenaces.

Un détail qui fâche : ses 110 mm de haut. C’est le prix à payer pour embarquer toute cette technologie et une filtration HEPA digne de ce nom. Le LiDAR est parfaitement intégré, sans petite tour qui dépasse, mais l’ensemble reste trop épais pour les meubles ras du sol.

Parlons de la station. Elle est massive, mais elle a une gueule d’enfer avec ses cylindres cycloniques apparents. C’est gratifiant de voir la poussière tournoyer dans le collecteur de 3 litres. Plus besoin de chercher quel sac acheter sur Amazon, et ça, c’est un vrai luxe. Par contre, prévoyez un vrai espace dégagé : elle prend de la place.


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Fonctionnalités et performances
Allez, on passe à la pratique. La première initialisation est rapide, il fait le tour et on peut ensuite observer la carte en 2D ou 3D. Il était à 30 % d’autonomie, une fois installée, on l’a directement lancé.

Alors, pour ne pas vous laisser seul avec votre nouveau joujou à 1 200 euros, la marque propose le Dyson Concierge Service. Il s’agit d’une consultation virtuelle gratuite où vous programmez un appel vidéo interactif en temps réel avec des experts de la marque pour configurer correctement votre aspirateur robot.
Pendant 30 minutes, vous pouvez leur poser toutes les questions qui vous passent par la tête, que ce soit pour optimiser la cartographie ou comprendre l’entretien des filtres.
En aspiration, le Spot+Scrub Ai embarque une puissance démoniaque. Ses 18 000 Pa font un massacre sur les moquettes. Il déloge des poussières et poils. Le boost automatique multiplie la puissance par quatre dès qu’il sent des fibres sous ses rouleaux.
Le nettoyage des bordures est exemplaire grâce aux deux brosses latérales qui vont chercher la poussière. Mais le vrai « plus », c’est le mécanisme de levage de 10 mm. Dès qu’il détecte un tapis, il remonte son rouleau humide.

L’IA ici n’est pas là pour faire joli. Le processeur Dyson analyse les données de la caméra HD et du LiDAR pour identifier 200 types d’objets. Il ne se contente pas d’éviter vos chaussures, il comprend ce qu’il voit. Et surtout, il y a cet algorithme « clean-freak » : le robot refuse d’avancer tant qu’il n’est pas satisfait de la propreté de la zone. Il indique tout dans l’application, mais on ne voit pas ce qu’il nous signale en photos.

Côté navigation, il scanne son environnement 7 fois par seconde. Il ne se cogne quasiment jamais. Il effleure les obstacles avec une précision chirurgicale. Même en basse luminosité, grâce à sa caméra optimisée et sa LED verte caractéristique de Dyson, il se déplace sans hésitation. Il ne tâtonne pas, il sait exactement où il va.

Le point noir reste le bruit de la station. Quand elle déclenche le vidage cyclonique, on dirait un décollage de fusée. C’est court (15 secondes), mais c’est violent. Pareil pour le séchage à 45°C : c’est un souffle constant pendant plusieurs heures. On finit par l’oublier, mais c’est une présence sonore indéniable.
Pour l’aspirateur-robot, ne vous attendez pas à faire une sieste royale pendant que le robot fait ses gammes.

Si l’aspiration pure s’avère étonnamment discrète au regard de la puissance déployée, le mode lavage est beaucoup moins timide. Le frottement mécanique du rouleau humide sur le sol dur produit un bruit bien plus marqué que chez les concurrents, et il y a aussi le rouleau humide qui se déplace sur la gauche ou la droite et qui produit beaucoup de bruit, ce qui peut vite devenir lassant si vous êtes à côté.

Une fois sur sa station, l’appareil continue de donner de la voix : le cycle de nettoyage et de séchage du rouleau s’accompagne d’un bourdonnement fréquent et assez agaçant. Enfin, quand les cyclones de la station s’activent pour vider les débris dans le collecteur de 3L, c’est un véritable vacarme de quelques secondes qui vous rappelle que Dyson privilégie l’efficacité brute au calme plat. Mais c’est loin d’être le pire du côté du son émis, surtout qu’il a un mode discret également.

Niveau autonomie, Dyson assure. Avec une batterie qui tient jusqu’à 200 minutes en théorie, ce robot est un vrai marathonien capable de couvrir jusqu’à 240 m² sans passer par la case recharge.
Bon, si vous activez le mode « Clean-Freak » et que l’IA s’excite sur vos tapis, on redescend plutôt vers les 120 minutes de temps de fonctionnement réel. C’est très suffisant.
En pratique, on obtient un peu moins, évidemment, mais le robot gère très bien son autonomie : il fait des petites charges et se remet à travailler. Une fois à plat, il lui faut 3 heures pour refaire le plein de jus sur sa station.
Application
L’application MyDyson est l’interface entre vous et ce robot. C’est la même que les aspirateurs-blais.
Le mapping est ultra-rapide. En une exploration, il a pigé la disposition de ma maison, identifié les pièces et suggéré des zones à éviter autour des câbles TV. C’est pro, propre et visuellement réussi.
Mais tout n’est pas rose. L’appli manque parfois de logique ergonomique. Certaines fonctions sont cachées dans des sous-menus. On sent que Dyson veut simplifier à l’extrême, mais pour un utilisateur qui aime tout contrôler, c’est parfois un peu frustrant.
Le point fort, c’est la confidentialité. Dyson l’affirme : tout le traitement IA se fait localement dans le robot. Aucune image de votre intérieur ne part sur un serveur. En 2026, c’est un argument de poids. On n’a pas cette sensation d’être espionné par son propre aspirateur. Surtout que les caméras ne prennent pas de photos et ne filment pas, c’est une fonction en moins, mais c’est rassurant pour la vie privée. On a juste des « signalements » sur la carte, des tâches ou des objets.
Enfin, la programmation est complète. On peut choisir quel jour il doit aspirer à fond et définir des zones de nettoyage prioritaires. C’est un outil puissant, une fois qu’on a pris le temps de tout paramétrer.
Petit bémol pour terminer, pas encore de Matter ni d’intégration native Apple Home sur le Dyson Spot+Scrub Ai aujourd’hui, seulement l’app MyDyson et des commandes vocales (Siri, Alexa, Google Assistant) via le compte Dyson. Dyson indique simplement que le Matter est « prévu », ce qui veut dire qu’un support via mise à jour future est annoncé mais pas disponible pour l’instant.
Entretien
L’entretien est l’un des points où Dyson survole les débats. Presque tout est lavable à l’eau. Le filtre HEPA, le bac à poussière du robot et le rouleau de lavage se nettoient en un clin d’œil sous le robinet. On ne passe pas son temps à racheter des consommables, ce qui rend le coût à l’usage raisonnable.

La station de base est une merveille de propreté. Le système cyclonique sépare l’air de la poussière avec une efficacité redoutable, gardant le bac de 3L facile à vider. Pas de sac à changer ou à vider, et ça, c’est du plaisir.

Pour l’eau, le traitement aux ions d’argent évite les bactéries malodorantes. C’est hygiénique et ça ne sent pas mauvais après trois jours. Il faudra quand même vider le bac assez souvent.
Le remplacement des pièces d’usure est d’une simplicité enfantine. Tout est clipsé avec les fameux boutons rouges Dyson. Si vous devez changer la brosse latérale, ça prend 10 secondes. C’est du Dyson pur jus : c’est fait pour durer et pour être entretenu par l’utilisateur.
La batterie n’est pas « interchangeable » au sens swap rapide, mais elle est remplaçable : Dyson vend un bloc batterie de rechange spécifique pour le Spot+Scrub Ai, prévu pour être changé en SAV ou en pièce détachée.
Prix et disponibilité
À 1 199 euros, on ne va pas se mentir, le ticket d’entrée pique sévèrement.
Pourtant, en connaissant le passif de Dyson et ses tarifs souvent stratosphériques, on aurait presque pu s’attendre à une facture encore plus salée pour un engin qui cumule autant de technologies propriétaires.
Ce qui est sûr, c’est que ce robot ne suivra pas la courbe de prix descendante de ses rivaux chinois qui se bradent à la moindre occasion.
C’est le côté rassurant du positionnement Dyson : le prix neuf reste solide, mais la valeur de revente sur le marché de l’occasion baissera également beaucoup moins vite que chez la concurrence.
N’hésitez pas à aller lire notre guide d’achat des meilleurs aspirateurs robots, et surtout notre test du DJI Romo.
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