Lors d’une session de questions-réponses avec la presse, Cristiano Amon, est revenu sur l’arrivée des solutions Snapdragon sur Windows.

Avant la conclusion de sa conférence dédiée à la 5G et ses technologies, Qualcomm a organisé une session de questions-réponses avec Cristiano Amon, président de Qualcomm Technologies, la division en charge notamment de Snapdragon.

Interrogé par FrAndroid sur le sujet, il est revenu sur l’arrivée très attendue de la firme sur le marché des machines sous Windows 10. Pour rappel, Microsoft et Qualcomm ont travaillés ensemble pour rendre Windows compatible avec le Snapdragon 835 de façon transparente, la totalité de la bibliothèque de logiciels Windows fonctionne dessus.

Une autonomie qui décolle

Par intuition, le remplacement d’une solution Intel x86 par une solution Qualcomm ARM devrait réduire la consommation de la machine et donc augmenter l’autonomie. Après tout, l’une des spécificités de l’architecture ARM est sa faible consommation permettant son intégration dans l’embarqué. Depuis l’annonce de Windows 10 sur ARM, Microsoft et Qualcomm étaient restés plutôt discrets sur ce gain en autonomie attendu. Cristiano Amon a pu donner une première estimation, qui dépendra bien sûr des autres caractéristiques de la machine (tel que l’écran ou la batterie).

D’après lui une machine avec Windows 10 sur un Snapdragon 835 pourrait atteindre environ 29 heures d’autonomie en lecture Netflix avec la 4G, et 16, 17 voire 18 heures d’autonomie en utilisant « toutes les capacités de la machine ». Ces nombres sont bien supérieurs à ceux que l’on rencontre classiquement sur des machines Windows 10, qui atteignent péniblement les 15 heures d’autonomie en lecture vidéo, sans 4G. L’autonomie en veille devrait également être très bonne, permettant d’utiliser un ordinateur sans le recharger pendant plusieurs jours en usage polyvalent (travail, vidéo, web, veille, etc.). D’une manière général, Cristiano Amon  a indiqué que l’augmentation de l’autonomie serait une croissance à 3 chiffres, plus de 100% donc.

Cette autonomie est permise par la consommation plus faible du processeur, mais aussi par la taille de la carte mère bien plus petite que l’équivalent Intel, qui permet aux fabricants de mieux utiliser l’espace pour intégrer des batteries plus volumineuses.

Des futures puces dédiées à Windows

Windows 10 est pour le moment compatible avec le Snapdragon 835 uniquement, une puce qui a été conçus pour les smartphones. Dans le futur, Qualcomm aimerait développer de nouvelles puces pour les ordinateurs qui autorisent des puces plus puissantes, grâce à leur design permettant une meilleure dissipation de la chaleur.

Il a plus précisément indiqué que les futurs SoC de la marque pourraient avoir de meilleures puces graphiques et une bande passante mémoire en augmentation.

Qualcomm va amener de nouveaux fabricants

Sur Android, Qualcomm a déjà de nombreux partenaires qui développent chaque année de nouveaux produits. Certains de ces fabricants sont totalement absents du marché historique de l’informatique.

Avec l’arrivée de ses solutions, réputée assez simple à intégrer puisque l’on parle d’une plateforme clé en main, Qualcomm indique que le marché de l’ordinateur connaîtra de nouveaux acteurs. On peut par exemple penser à un fabricant comme HTC qui n’est présent que sur le marché du smartphone, et pas sur celui du PC. Cela devrait dynamiser un peu plus le marché de l’ordinateur, et amener une nouvelle concurrence.

Asus, HP et Lenovo sur la ligne de départ

En attendant l’arrivée de nouveaux acteurs, Qualcomm a annoncé qu’Asus, HP et Lenovo s’apprêtaient à lancer la première génération de machines sous Windows 10 intégrant le Snapdragon 835.

Pour la connexion 4G, Transatel et Orange semblent être les deux opérateurs partenaires aux lancements en France. Ce dernier devrait une nouvelle fois proposer son offre multi-sim à 5 euros par mois avec ces nouveaux appareils. La même offre en somme qu’avec l’Apple Watch Series 3 qui utilise, elle aussi, une solution e-SIM.

Les machines ARM ne seront pas moins chères

L’utilisation d’un SoC ARM Qualcomm à la place d’un processeur Intel pourrait faire penser que les ordinateurs lancés seraient très accessibles, concurrents dans l’entrée de gamme. Il n’en sera rien, au moins dans un premier temps, le prix de vente attendu en Chine est de 5000 yuans, soit 640 euros HT, c’est le même prix que le Xiaomi Mi Notebook Air 4G. En Europe cela pourrait se traduire par des machines à 1000 euros ou plus.

Ces nouvelles machines seront donc vendues dans les mêmes gammes de prix que les ultrabooks utilisant des processeurs Intel, mais Qualcomm et Microsoft rétorquent que les machines en Snapdragon bénéficieront d’une connexion 4G, d’une autonomie sur plusieurs jours, et devraient être plus fines, sans ventilateurs et plus légères que les équivalents Intel.