Suite à des tensions entre le Japon et la Corée du Sud, Samsung pourrait voir sa fabrication d’écrans et puces grandement impactée.

La guerre commerciale opposant les États-Unis à la Chine a posé bien des problèmes à Huawei avant que la sanction américaine ne soit annulée, dans les grandes lignes du moins. Pour Samsung, c’est un autre type d’embrouille, entre le Japon et la Corée du Sud, qui pourrait lui causer du souci au géant de la téléphonie mobile.

Comme le relate Reuters, le Japon a décidé de serrer la vis sur les restrictions appliquées aux exportations vers la Corée du Sud. Cela s’inscrit dans un contexte de tensions grandissantes entre les deux États sur fond de Seconde Guerre mondiale. Les mésententes portent sur la question épineuse des Sud-Coréens qui ont été forcés de travailler pour les entreprises japonaises pendant le confit de 39-45.

D’après Japan Today, Tokyo a obligé une firme concernée par cette affaire d’indemniser ses anciens travailleurs forcés, mais reproche à Séoul son inaction sur des questions découlant de cette décision prononcée par sa plus haute instance judiciaire. C’est suite à cette frustration grimpante que le gouvernement a sévi.

Impact sur la fabrication des écrans et des puces

Lesdites restrictions concernent l’approvisionnement en polymère fluoré et en fluorure d’hydrogène utilisés respectivement dans la fabrication d’écrans et de puces de smartphones. Deux domaines extrêmement stratégiques pour Samsung, entre autres groupes importants de l’économie sud-coréenne tels que LG ou SK Hynix.

Les sanctions japonaises prendront effet dès le 4 juillet prochain. Nuance importante : les ventes de ces composants à la Corée du Sud ne sont pas interdites, mais elles sont soumises à davantage de limitations rendant l’export plus complexe.

Le ministre du Commerce de la Corée du Sud a indiqué que la décision du Japon violait les règles imposées par l’OMC et a précisé que son gouvernement ne resterait pas sans réagir. Rappelons enfin que Séoul avait proposé en juin de créer un fonds commun entre les deux pays pour rémunérer les victimes, mais Tokyo avait refusé en estimant que les mesures proposées n’étaient pas satisfaisantes.