U, P, S, ces trois lettres vous seront très familières si vous avez un jour attendu votre nouvelle Freebox, ou, si, comme les constructeurs de smartphones Android cette année, vous avez décidé que les jolis noms c’était has-been et qu’il fallait revenir à la bonne vieille lettre, histoire de bien embrouiller les journalistes et blogueurs. Mais comme nous sommes assez éveillés pour faire une soustraction à base de lettres, nous pouvons affirmer avec certitude que si P et S ont déjà été traités, il faut que l’on vous parle un peu d’U.

U, c’est le nom de code du dernier mobile de la gamme Xperia NXT dévoilée au MWC 2012, un modèle entrée de gamme qui sera vendu chez les opérateurs à partir d’un euro avec un forfait et à 259€ sur les sites de commerce non spécialisés dans la téléphonie. On est donc clairement sur le plus petit des smartphones Sony pour 2012, mais attention, cela ne veut pas dire qu’il n’a rien dans le bide : le plus intéressant pour nous sera justement de voir ce qu’il vous propose pour son petit prix.

Si nous avons choisi de le tester en dernier, ce n’est pas pour rien : ne vous attendez pas dans la suite à retrouver un test aussi complet que d’habitude, toute la partie logicielle est par exemple strictement la même que sur l’Xperia P, il serait dommage de réécrire entièrement ces paragraphes. Même si notre test détaillera, comme d’habitude, tous les aspects du smartphone, nous vous renverrons aux tests précédents quand nous pourrons économiser quelques paragraphes virtuels et ensemble, nous pourrons sauver les arbres de FarmVille.

Note à nos chers lecteurs : si nous avons omis des détails qui vous tiendraient à coeur, n’hésitez pas à nous faire part de vos interrogations dans les commentaires. – Sincèrement, la rédaction.

Sommaire

I – Xperia U : Chérie, j’ai rétréci l’Xperia S

1 – Un smartphone distingué dans une boîte généreuse 

2 – Petit mais costaud : les 3,5 pouces sont encore en jeu

II – Sony et Android : Gingerbread, fluidité et offre logicielle

[Retrouvez le détail des applications et de l’interface Sony ici]

1 – Une interface propriétaire enfin fluide ?

[vidéo de prise en main]

2 – Une offre logicielle orientée réseaux sociaux

III – Multimédia et jeux vidéo

1 – Appareil photo et lecture vidéo : quelle place pour l’entrée de gamme ?

2 – Jeux et divertissement

Conclusion

I – Xperia U : Chérie, j’ai rétréci l’Xperia S

1 – Un smartphone distingué dans une boîte généreuse 

Derrière ce titre fort mal trouvé, inspiré d’un nanard qui ne parlera pas au moins de 16 ans, se cache une réalité fort simple : l’Xperia U, c’est l’Xperia S en plus petit. Si l’on pouvait regretter les choix de Sony sur les matériaux utilisés pour l’Xperia P, l’assemblage d’aluminium et de plastique n’était pas la plus belle réussite esthétique de la marque avec toutes ses rainures apparentes, on retourne ici sur un smartphone directement issu du fer de lance de cette gamme 2012.

Le rédacteur du présent test n’est pas responsable du rose

L’Xperia U est moulé dans un plastique semi-rigide ou semi-mou, selon votre orientation, dont le revêtement est peut-être ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle au toucher. La prise en main est vraiment excellente et on oublie les quelques marques de séparation des différentes parties de la coque – bien plus en tout cas que lorsque le smartphone allie plusieurs matériaux.

Cette gomme a l’avantage d’être plutôt résistante alors que le plastique rigide, au hasard comme celui d’un Nexus S, a tendance à avoir un peu de mal à résister aux chutes et autres chocs moins importants. Bref, pour un smartphone entrée de gamme, difficile de trouver mieux, les finitions ayant été particulièrement soignées – rien ne distingue, si ce n’est la taille, cet Xperia U de l’Xperia S.

Plastique-gomme et courbes gracieuses : l’Xperia U a tout d’un grand. Mais en petit.

On nous a signalé dans les commentaires de la vidéo de prise en main du smartphone que les bundles changeaient selon les opérateurs, mais nous avons été agréablement surpris par celui de l’Xperia U « nu » que nous avons reçu : en plus d’une classique notice et d’un câble USB, Sony offre à ses clients un socle de rechange, malheureusement rose pour notre smartphone, un film protecteur pour l’écran, un petit carré de tissu antistatique pour nettoyer l’engin et un adaptateur micro-SIM vers SIM.

Atelier dissection

Ce n’est pas grand chose, mais ce sont de petites attentions qui font toujours plaisir à l’heure où le contenu des boîtes est toujours plus épuré, les constructeurs aimant faire raquer le client en accessoires divers.

2 – Petit mais costaud : les 3,5 pouces sont encore en jeu

Si l’on passe maintenant de l’esthétique à la pratique, on s’aperçoit que l’engin a hérité des connectiques de base et des boutons des grands frères : port micro-USB et bouton déclencheur à deux pressions sont de la partie. Encore une fois, c’est une excellente idée si vous souhaitez faire du smartphone un appareil photo d’appoint, même si l’on verra un peu plus loin qu’il n’est pas aussi performant que ses aînés.

Contrairement à la plupart des modèles actuels, l’Xperia U dispose d’une batterie amovible – la coque est donc démontable très simplement. Pratique si vous voulez utiliser deux batteries pour avoir plus d’autonomie ou si vous ne souhaitez pas racheter un smartphone ou payer de coûteux frais de SAV quand la batterie d’origine faiblira. On notera également sur le haut de l’appareil une diode de notification vous permettant de savoir ce qu’il se passe sur votre smartphone d’un coup d’oeil – après avoir disparu quelques temps des modèles, cette notification visuelle revient en force sur Android, et c’est tant mieux.

Plus qu’un port, moins de trou : fonction ou esthétique, dilemme

Pour finir sur le hardware, petit bémol du côté de la mémoire interne, qui sera limitée en tout et pour tout à 4 Go, donc à peu près 3 d’exploitables. Sony a fait le choix de ne pas autoriser l’ajout de mémoire de stockage via carte micro-SD par exemple et a dans le même temps réduit le stockage interne à sa limite la plus basse. Ce sera donc très juste pour stocker de la musique par exemple ou utiliser beaucoup d’applications – préférez des services de cloud comme Google Music qui vous permettront d’économiser de l’espace.

A l’heure où les smartphones de très grande taille sont à la mode, cet Xperia U sort du lot en proposant un écran de 3,5 pouces. Après tout, pas tout le monde n’a les mains – ou les poches – adaptées pour se trimbaler un Galaxy Note. Malheureusement, la gamme des « petits » portables tend de plus en plus à être évincée, les constructeurs faisant démarrer leurs modèles autour de 4 pouces, ce qui n’est pas rien quand on sait que l’iPhone, massivement utilisé, ne fait lui que 3,5 pouces.

« – Regarde maman, un smartphone qui tient dans une main ! » « – Arrête tes bêtises, nous ne sommes plus en 2012 »

On retrouve donc avec plaisir une nouvelle déclinaison de ce format destiné à ceux qui pensent encore qu’un smartphone doit avant tout rester un phone. Cet écran de 3,5 pouces est même plutôt bon, affichant des couleurs vives et de profonds contrastes – pas au niveau, certes, d’un Xperia P et de sa dalle White Magic, mais Sony nous montre encore une fois que les écrans Bravia Engine, d’abord destinés aux téléviseurs, se déclinent très biens sur du matos plus petit.

Avec sa résolution de 480×854 pixels, l’Xperia U atteint un taux de pixels par pouce de 280, ce qui est tout à fait respectable, sachant que l’Xperia P, plus grand, est un poil en-dessous de ce chiffre. Vous aurez donc du mal à percevoir à l’écran le moindre pixel, ce qui vous permettra notamment de lire des pages web sans aucun problème, même sur un écran de cette taille.

Sous le petit doigt, le déclencheur

Le reste du hardware est assez similaire à celui de l’Xperia P, on retrouve le processeur STE U8500, accompagné cette fois de 512 Mo de RAM et d’une batterie de 1320 mAh, largement suffisante pour faire tenir au smartphone la durée minimale d’une journée d’activité. Notez à ce propos que, comme tous les smartphones Sony, l’Xperia U se recharge très vite une fois connecté au secteur – dans l’urgence, vous pourrez brancher l’engin 30 minutes et tenir plusieurs heures.

En pratique, nous avons donc un petit smartphone sous Android bien fichu et polyvalent, pensé pour ceux qui veulent de l’entrée de gamme pour la taille réduite des écrans sans sacrifier la qualité de fabrication ou le hardware. Ce segment du marché tend petit à petit à disparaître et cela ne serait pas étonnant qu’en 2013, les smartphones de 3,5 pouces sous Android ne soient plus que des engins de piètre qualité.

II – Sony et Android : Gingerbread, fluidité et offre logicielle

[Retrouvez le détail des applications et de l’interface Sony ici]

1 – Une interface propriétaire enfin fluide ?

Quand nous testions l’Xperia S, nous regrettions que ce fleuron haut de gamme de Sony accroche lors du passage d’un bureau à l’autre. Quand nous testions l’Xperia P, nous déplorions le manque de réactivité de l’engin dans les menus, les bureaux ou les applications, les effets de transitions étant souvent poussifs. Nous vous disions alors que nous avions bon espoir que ces défauts soient gommés quand Sony daignera passer sa nouvelle gamme sous Android 4.0, car le constructeur a eu l’audace de sortir tous ses modèles de 2012 sous Android 2.3.

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Eh bien sachez que sur cet Xperia U, enfin, nous ne sommes plus gênés par les ralentissements. Le smartphone est très fluide et nous n’avons pas constaté les défauts des deux grands – du coup, ce petit smartphone d’entrée de gamme est paradoxalement, pour l’instant, le mieux optimisé de la série NXT. Nous n’allons pas revenir en long et en large sur la ROM d’Android proposée par Sony : nous préférons vous renvoyer aux tests des deux grands frères qui en disent déjà long.

De l’élégance au flashy…

Cela dit, ce petit Xperia U a eu le droit à un privilège que les deux autres n’ont pas : la possibilité de personnaliser la barre lumineuse. L’Xperia S a une barre blanche, l’Xperia P a trois boutons lumineux, l’Xperia U a, lui, une barre éclairée de l’une des couleurs disponibles – il y en a une dizaine, du rose au jaune, en passant par le magenta et le classique bleu. Cette possibilité de personnalisation poussée de l’Xperia U est vraiment bien pensée sur un modèle grand public et petit budget qui pourra quand même s’adapter aux goûts de chacun – on apprécie encore une fois qu’un constructeur ne considère pas son entrée de gamme comme du « bas de gamme », notez la différence.

…déployez votre bon ou mauvais goût sur toute l’interface

On retrouve donc avec plaisir l’interface qui a pris le nom de l’une des applications, TimeScape, qui est véritablement une nouvelle expérience d’Android, dans la mesure où les icônes, les bureaux et autres menus ont changé. Oh, vous retrouverez les bases du système de Google, organisé autour des Google Apps, mais tout est épuré, presque minimaliste, ce qui nous amène à penser que Sony parviendra à faire quelque chose de très bien du thème Holo d’Android 4.0 quand ils mettront à jour leurs engins. Si, du bleu fluo imposé, on passe à un large choix de couleur, c’est tout bénèf’ pour l’utilisateur.

2 – Une offre logicielle orientée réseaux sociaux

Rien ne sert d’entrer dans le détail des applications Sony une nouvelle fois, comme pour l’interface, nous nous contenterons d’aborder les quelques changements et de vous renvoyer au test de l’Xperia P pour tout le reste. D’abord, pour tout ce qui est de la navigation sur internet, comme nous vous l’avons montré sur la vidéo de prise en main de l’appareil, l’Xperia U s’en sort très bien et affichera n’importe quel site en moins de 5 secondes pour peu que votre connexion soit bonne.

Nope, la suite Sony n’a pas bougé d’un iota depuis le P

Les sites lourds comme Arte 7 + pourront tourner, mais demanderont un peu plus d’effort pour afficher une vidéo – cela dit, comme nous le verrons dans la partie suivante, attendre de l’Xperia U des prouesses du côté du multimédia n’est peut-être pas la meilleure chose à faire. Nous avons été agréablement surpris, à l’usage, par le confort de lecture sur un tout petit écran : oui, même sur cette diagonale, il sera possible de consulter des sites web ou de lire l’actualité, le taux de pixel par pouce plutôt élevé permettant un affichage net des polices même quand le niveau de zoom n’est pas énorme.

Les sites de qualité restent lisible malgré la taille de l’écran. Oui, bon, cliquez, on a réduit l’image.

Google Navigation, Maps et Wise Pilot sont de la partie du côté de la cartographie ou du logiciel de guidage par GPS, une offre bien complète associée à une puce pas mauvaise du tout qui nous a localisé, sans WiFi, en moins de 10 secondes. Pour rappel, Wise Pilot est le logiciel de guidage choisi concurrent à Google Maps choisi par Sony pour équiper sa gamme NXT : ils vous proposera un affichage plus proche de la carte autoroutière que du satellite et vous permettra de prévoir les bouchons et radars, de planifier vos escales, ou encore, de mettre des données géographiques en cache pour rendre la consultation plus aisée.

La dernière différence entre le U et les deux autres modèles se situe au niveau des applications NFC, puisque ce modèle entrée de gamme en est dépourvu : point de Smart Tag cette fois, mais l’on ne saurait en vouloir à Sony pour cet abandon – la technologie est très peu développée en France, et les technophiles voulant en profiter en avance se tourneront de toute façon vers des modèles plus haut de gamme.

Même avec nos gros doigts, le clavier en portrait ne nous gênait pas : une bonne reconnaissance des touches fait toute la différence

Le reste de l’offre ne change pas, on retrouve des applications très orientées réseaux sociaux et notamment Facebook, souvent bien pensées.

[Retrouvez le détail des applications et de l’interface Sony ici]

III – Multimédia et jeux vidéo

1 – Appareil photo et lecture vidéo : quelle place pour l’entrée de gamme ?

Soyons clairs d’emblée : si vous voulez un bon appareil multimédia, un smartphone capable de lire tous vos fichiers vidéos et de prendre des clichés qui pourraient vous faire remiser votre compact, ce n’est pas vers l’entrée de gamme qu’il faut se tourner. Les smartphones comme l’Xperia U s’en sortent très bien pour toutes les tâches courantes, mais n’ont pas pour but de remplacer d’autres objets technologiques. Si on peut facilement afficher un flux vidéo HD sur un téléviseur directement depuis un Xperia S, l’Xperia U aura, lui, déjà du mal à lire ce flux HD.

Entendez-nous bien : nous savons pertinemment que ce smartphone n’a pas été pensé pour cet usage et nous ne tiendrons pas compte de ses faiblesses dans notre appréciation finale. Cela étant dit, que peut-il faire malgré tout, ce petit Xperia U ? Lire des vidéos en SD ? Oui, il peut, pour peu que vous ayez les bons logiciels, la Galerie d’Android n’étant pas le meilleur lecteur multimédia du marché. Préférez par exemple MX Player.

Peut-il lire plus que cela ? Pas vraiment. Nous lui avons fait passer notre fameux « test du lapin » et le résultat est sans appel : non, vous ne lirez pas du 1080p high-profile sur un Xperia U. L’image saccade et le son n’est rapidement plus synchronisé avec la vidéo. Bien entendu, sur un écran aussi petit, vous ne verriez pas la différence avec un fichier en 480p et même, il est fort probable que si vous achetez un smartphone de cette taille, vous ne regardiez jamais une seule vidéo, d’autant plus que les 4Go de mémoire de stockage pourraient très vite devenir insuffisants.

MX Player sur les grands frères propose de décoder une source en hardware

D’ailleurs, à ce sujet, nous ne saurions que trop vous conseiller d’utiliser des services de streaming associés à une offre data généreuse en fair-use : avec Youtube, Google Music et Spotify Mobile, par exemple, vous aurez accès à un contenu parfaitement fonctionnel sur ce smartphone sans occuper d’espace disque, que vous pourrez dédier aux applications et autres photographies.

Parlons un peu photographie, d’ailleurs.. Comme les autres modèles de la gamme, l’Xperia U dispose d’un petit bouton de déclenchement à deux niveaux de pression, le premier vous permettant de faire le focus, le second de prendre le cliché. Manque de pot, si la prise en main est bonne sur les Xperia P et S, le U est un poil petit et il sera plutôt difficile de faire des photos nettes. De plus, la correction software du focus n’est pas très performante ce qui fait que dans la plupart de nos tests en intérieur, les photos étaient toutes floues.

Sexting version Xperia : lui aussi, il prend en photo ses membres

Jeu : Où est la Mise Au Point ?

Deuxième édition, encore plus difficile. Je dirais sur l’ombre.

Le flash peut-être votre salut : le sujet de la photo était dans le noir total, l’appareil s’en sort donc plutôt bien

Comme vous pouvez le voir sur ces quelques clichés, en intérieur, il faudra avoir beaucoup de chance pour prendre une belle photo ou immobiliser le smartphone sur une surface avant de capturer un cliché. Le format des photos par défaut est bien pensé et le flash fait bien son boulot : tant mieux, vous serez sûrement amenés à l’utiliser souvent si vous n’êtes pas en extérieur en plein jour.

Pour résumer cette partie, même si l’Xperia U ne brille pas dans ces tâches multimédia, on peut noter qu’à 259€, la concurrence n’est pas brillante et la cible de ce produit ne cherche peut-être pas toutes ces fonctionnalités que l’on pourrait considérer comme des bonus par rapport à l’usage quotidien d’un tel engin.

2 – Jeux et divertissement

Comme pour la précédente rubrique, il nous sera difficile de vanter les mérites d’un Xperia U du côté du jeu tactile. Non, son usage de prédilection n’est pas le jeu vidéo, mais les remarques que nous faisions à propos de l’Xperia P valent toujours : le processeur de l’Xperia U est assez puissant pour vous permettre de faire tourner tous les passe-temps possibles et imaginables. Draw Something, Angry Birds et autres Temple Run tourneront à merveille sur cet appareil et vous permettront de rendre les trajets moins ennuyeux dans les transports.

Confession : je n’ai jamais réussi à accéder à PlayNow.

Il ne sera évidemment pas adapté aux grosses productions, comme celles de Gameloft, pas non plus aux jeux pensés pour le Tegra 3, même dans une version universelle. L’Xperia U n’est pas un superphone, mais bien un téléphone intelligent, à qui vous ne devriez pas demander plus que de l’intelligence, conçu pour ceux d’entre vous qui veulent un engin communiquant amélioré mais ne souhaiteraient pas avoir un petit ordinateur multimédia/Popcorn Hour/PS3 dans la poche.

Nos remarques concernant les services de divertissement made in Sony, notamment Music Unlimited, n’ont pas changé depuis le test de l’Xperia P. Nous vous invitons à les relire, en gardant bien à l’esprit que sur un modèle entrée de gamme, ce que nous regrettions sur un modèle plus onéreux n’est pas du tout pénalisant.

Conclusion

Ceux de nos lecteurs qui se sont déjà documentés sur ce modèle grâce à la vidéo de prise en main que nous faisions il y a quelques semaines le savent déjà : oui l’Xperia U est un smartphone entrée de gamme que nous vous recommandons. A 259€ nu, il fait sûrement partie de ce que vous pouvez trouver de mieux sur le marché à l’heure actuelle pour un petit budget. Certes, il ne faudra pas lui demander d’être performant du côté du multimédia, mais pour tout le reste, vous pouvez foncer : Sony a réussi à proposer un smartphone entrée de gamme sans compromis sur les finitions, doté d’un écran à la définition très correcte et d’un OS fluide et bien pensé, qui ne pourra que se bonifier avec Android 4.0.

En plus, il faut le reconnaître, la montée en gamme se traduit souvent aujourd’hui par une montée en taille de l’écran, ce qui n’est pas forcément ce que tout le monde recherche – après tout, vous pouvez très bien vouloir un nouveau smartphone polyvalent sans pour autant avoir un monstre dans la poche. Si vous vous reconnaissez dans ce profil, l’Xperia U, cet Xperia S miniaturisé est sûrement le modèle qui vous conviendra le plus en cette moitié d’année 2012. Son look original et ses multiples possibilités de personnalisation sauront faire pencher la balance de son côté à l’heure du choix.

Car voilà, comme nous vous le disions, Sony n’a pas considéré son entrée de gamme comme du bas de gamme, mais comme une gamme différente qui répond à des besoins particuliers. C’est pour cela que l’Xperia U nous semble très pertinent dans la mesure où toutes les fonctions qu’il perd par rapport à ses grands frères ont aussi un impact sur le prix de l’engin et ne sont, finalement, pas pénalisantes. A la limite, seuls ceux qui voudraient plus de mémoire de stockage ou la possibilité de l’étendre via une carte microSD pourraient aller voir l’offre de la concurrence sur ce secteur – pour les autres, dans cette gamme de prix, foncez !