
S’il y a une source d’énergie qui voit sa croissance se maintenir à un rythme soutenu, c’est bien le solaire. Les nouvelles centrales fleurissent à tout va. Et l’une des figures publiques les plus influentes au monde croit en cette énergie : Elon Musk. La preuve : la capacité de production de panneaux solaires de Tesla pourrait bientôt passer à 100 gigawatts (GW), à en croire les offres d’emploi publiées par l’entreprise.
Un chiffre colossal comparé aux 300 mégawatts annuels produits par sa Gigafactory de Buffalo. Loin d’être uniquement motivée par des considérations climatiques, cette immense capacité vise surtout à répondre à la demande croissante liée aux usages numériques.
Pour Elon Musk, le solaire est une solution rapide et peu coûteuse à mettre en œuvre. Mais pour atteindre cet objectif, Tesla doit se tourner vers la Chine, et ce, malgré sa volonté de produire des panneaux entièrement « made in USA ».
Tesla négocie ses lignes de production en Chine
Selon les révélations du média Reuters, Tesla serait en discussion avec des industriels chinois pour s’approvisionner en équipements. L’entreprise prévoit de commander des lignes de fabrication d’une valeur estimée à 2,9 milliards de dollars. Jamais le géant de la tech n’a autant investi en solaire. L’énorme somme a de quoi stimuler l’industrie chinoise encore fragilisée par la baisse de la demande sur le marché suite à une situation de surcapacité.
Trois fournisseurs chinois majeurs sont évoqués. Suzhou Maxwell Technologies figure parmi les principaux candidats. C’est le plus grand fabricant mondial d’équipements de sérigraphie, utilisés pour « dessiner » les circuits électriques sur les cellules solaires. Deux autres entreprises sont également mentionnées : Shenzhen S.C New Energy Technology et Laplace Renewable Energy Technology.
Ces fournisseurs doivent préparer le matériel pour un envoi avant l’automne, avec le Texas comme principale destination. Mais tout dépendra de l’approbation des autorités chinoises. Une partie des équipements, notamment les machines de sérigraphie et les lignes de production de cellules solaires, nécessite en effet une autorisation d’exportation.
Une industrie encore dépendante de la Chine
Toujours selon Reuters, Tesla vise à atteindre ces 100 GW de capacité de production d’ici 2028. Si les panneaux produits dans les futures usines seront fabriqués avec des matières premières américaines, il reste clair que les États-Unis ne sont pas encore totalement indépendants sur le plan technologique. Le pays qui cherche tant à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine doit encore importer certaines machines.

D’ailleurs, si les droits de douane imposés sur les produits solaires chinois freinent largement les importations, les taxes ne s’appliquent pas aux équipements de production, et ce jusqu’en novembre 2026. Une reconnaissance implicite de la dépendance américaine à l’égard des technologies chinoises.
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