Au Japon, Sony commence à prévenir les consommateurs que la production de la PS Vita, sa dernière console portable, cessera bientôt. Clap de fin pour une console magique.

Photo de ma PS Vita en 2014

Le marché des consoles portables a souvent été vu comme mourant. Et pour cause : qui aurait encore besoin d’une console face aux smartphones ? Malgré tout, elles n’ont jamais cessé d’être populaires, comme l’ont prouvé successivement la DS, la PSP, la 3DS, et la Nintendo Switch désormais.

Et la PS Vita ? La dernière console portable de Sony, sortie en 2012 en France, n’a pas été la console la plus populaire du constructeur quand bien même elle aura plu à une petite niche d’utilisateurs.

La PS Vita de Sony arrête sa production en 2019

Au Japon, le constructeur japonais a commencé à prévenir sur son site officiel de la fin de production de la PS Vita prévue en 2019. C’est donc le premier clap de fin de la console, qui nous aura tout de même offerte 7 années de loyaux services.

Présentée comme une « PS3 à emporter partout », elle n’aura hélas pas réussi à conquérir le marché malgré le démarrage difficile de la Nintendo 3DS. En Occident, la promesse de jeux comme Uncharted ou God of War n’a pas été tenue dans le temps, tandis qu’au Japon, le phénomène Monster Hunter a changé de camp et l’a laissé sur le carreau.

Surtout, on n’oubliera pas les cartes mémoires propriétaires de Sony vendues à prix d’or. Réponses au piratage très répandu de la PSP, elles auront finalement contribué à rendre la PS Vita très onéreuse… et donc moins attirante, ce que la sortie d’un second modèle plus léger et plus autonome n’aura pas réussi à endiguer.

Elle finira sa vie avec des ventes mondiales estimées aux alentours des 15 millions selon Gamekult, proches du four qu’aura été la Wii U pour Nintendo.

Ma PS Vita Slim en 2016, toujours en ma possession

Console portable de niche

Malgré son succès commercial en demi-teinte, sa philosophie perdure aujourd’hui. Elle aura après tout été la première console portable à tenter de vous permettre de continuer votre partie de votre console de salon (la PS3 puis la PS4) à votre console portable, par le biais du partage de sauvegarde et du « cross buy » sur le PlayStation Store. Elle a également contribué à populariser le jeu en streaming local par le biais du Remote Play.

Surtout, elle aura offert des heures de plaisir aux amateurs de jeux de niche. Les développeurs indépendants lui ont offert beaucoup d’amour, quand les petits producteurs japonais n’ont jamais cessé de lui fournir d’excellents jeux. Au crépuscule de sa vie, je vous conseillerai de vous pencher sur Persona 4 Golden, la série Danganronpa, Soul Sacrifice Delta ou encore Gravity Rush. Côté indé, des jeux comme Shovel Knight, Severed ou encore Hotline Miami trouvent particulièrement leur place sur la petite portable.

Sa fin de production n’équivaut pas après tout à sa fin de vie. Au contraire : il serait peut-être temps de la découvrir à petit prix et profiter de son excellent catalogue de jeu, bien trop souvent sous-estimé. Ai-je écrit cette actualité simplement pour le rappeler ? Je ne vois pas de quoi vous parlez.