Test du Tapo RV50 Pro Omni : un bon compagnon au quotidien

Aspirateurs robot • 2025

Au milieu de ses kits Wi-Fi et autres caméras, TP-Link développe depuis plusieurs années une gamme d’aspirateurs robots. Le Tapo RV50 Pro Omni, dernier-né tout-en-un de la gamme, est à l’essai depuis quelques semaines. Verdict.
Source : Edouard Patout pour Frandroid
Source : Edouard Patout pour Frandroid
 

L’aspirateur robot TP-Link Tapo RV50 Pro Omni est modèle particulièrement complet en regard de son prix et qui intègre toutes les dernières fonctionnalités dans sa station de charge. En plus de son aspiration à 15 000 Pa, il s’équipe de serpillères rotatives dont l’une est montée sur un bras extensible lui permettant d’atteindre plus facilement les angles et les recoins. Sa navigation, dopée à l’IA, s’articule autour d’un LiDAR et d’une caméra, afin de lui assurer un repérage aisé du domicile, tout en évitant les obstacles.

Sa station de lavage lui fournit l’eau propre, distribue le produit nettoyant via un réservoir dédié et récupèrera au passage l’eau souillée par le nettoyage de ses serpillères. Des serpillères lavées à l’eau chaude, séchées à l’air chaud et qui pourront même rester sagement à la station lorsqu’elles ne sont pas nécessaires.

Ce nouveau modèle est proposé au prix conseillé de 600 euros, mais déjà en promotion permanente pour 500 euros. Un tarif qui semble plutôt raisonnable pour un produit aussi complet.

Fiche technique

Modèle TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Dimensions 35 cm x 47,5 cm x 48 cm
Couleur Noir
Fonction lavage Oui
Fiche produit

Design classique, mais fonctionnel

Robot aspirateur RV50

Le Tapo RV50 Pro Omni ne brille pas particulièrement par son design. D’aucuns diront qu’il est même plutôt basique et n’est qu’un aspirateur robot parmi tant d’autres. Le robot en lui-même fait la part belle au plastique noir mat parsemé de quelques inserts brillants sur ses extrémités et au sommet du télémètre. Si ces matériaux lui assurent un design résolument moderne, il faudra faire avec l’accumulation très vite visible de poussière sur ces surfaces noires. Au-delà de son apparence, le RV50 Pro Omni profite d’une conception classique et d’un format qui l’est tout autant (35 cm de diamètre).

TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Source : Edouard Patout pour Frandroid

Sa hauteur de 10 cm au sommet du télémètre ne lui permettra cependant pas de se glisser sous les meubles les plus bas, ni sous tous les canapés. Ce télémètre est doublé d’un bloc laser frontal et latéral et des habituels capteurs de contact et de chute. Les boutons présents à l’avant du capot permettent de lancer diverses tâches comme le nettoyage automatique, le nettoyage de zone ou encore le retour à la station de charge. L’arrière du capot peut d’ailleurs être retiré pour accéder au bac à poussière interne du robot afin d’assurer la maintenance et le nettoyage de celui-ci.

TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Source : Edouard Patout pour Frandroid

Les organes de nettoyage situés sous le robot se veulent classiques. On y retrouve une unique brosse latérale (du côté droit) dotée de deux brossettes. Elle est complétée par la brosse principale d’aspiration. Celle-ci se compose de poils en nylon tout à fait standards, accompagnés d’une lame en caoutchouc. L’ensemble est complété par un peigne dont l’objectif est de limiter les nœuds liés aux poils et aux cheveux. Ce peigne intègre des lames type rasoir électrique qui viendront couper les cheveux une fois de retour à la base afin d’éviter leur accumulation. Deux serpillères rotatives et escamotables sont également présentes et l’une d’elles est montée sur un support motorisé coulissant assurant de longer correctement les murs et couvrir ainsi le plus de surface possible.

Les déplacements du RV50 sont assurés par le trio classique composé de deux roues centrales et amorties complétées par une roulette avant totalement libre. Mention honorable pour cette dernière dotée d’une brossette qui lui évite d’accumuler la saleté au gré de ses déplacements.

Station de charge tout-en-un

Loin des stations presque décoratives de Dreame ou Mova, la station de charge et d’entretien du RV50 Pro Omni se montre relativement compacte avec ses 48 cm de haut et une empreinte au sol de 35 par 47,5 cm. Le robot ne s’y glisse d’ailleurs pas entièrement et reposera ainsi sur la platine qui se prolonge sur l’avant.

TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Source : Edouard Patout pour Frandroid

Cette station dispose de deux réservoirs d’eau distincts externes. Comprendre par là qu’ils font partie du « design » de la station. Les réservoirs d’eau propre et d’eau sale ont une capacité respective de 5 et 4 litres. Ce dernier s’équipe par ailleurs d’une cartouche visant à filtrer l’eau et éviter l’apparition de mauvaises odeurs. Le détergent est ajouté automatiquement via un réservoir propriétaire scellé. Il est donc impossible de le remplir une fois vide et il faudra impérativement en acheter un nouveau, avec le coût récurrent que cela implique. Le réservoir à détergent prend place derrière le carénage amovible de la façade, avec le sac à poussière.

TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Source : Edouard Patout pour Frandroid

Capable de nettoyer les serpillères à l’eau chaude (60 °C) et de les sécher à l’air chaud (50 °C), la base intègre donc une cuve nécessaire à cet entretien. Bon point encore trop souvent absent : le « bac » de la cuve est amovible et permet donc de le nettoyer facilement sans avoir à se contorsionner.

Des réglages complets et une large compatibilité

Le RV50 Pro Omni nécessite l’utilisation de l’application TP-Link Tapo pour être commandé. Celle-ci est commune à tous les appareils de la gamme Tapo tels que les caméras et autres modules domotiques. Un choix pertinent qui permet une interaction simplifiée entre l’aspirateur et les autres produits de la marque. L’ajout du RV50 à l’application est, comme toujours avec TP-Link, entièrement guidé et donc très simple.

La cartographie du logement s’effectue sans difficulté grâce aux différents capteurs embarqués. Passées les premières étapes de personnalisation des pièces et d’ajout des éventuels meubles, le RV50 Pro Omni est donc opérationnel très rapidement. Comme la plupart des concurrents, la création de zones interdites et de murs virtuels est possible.

Les tâches de nettoyage peuvent directement être lancées depuis la page de gestion principale et se décomposent en trois onglets distincts. Il est ainsi possible de lancer un nettoyage complet du logement, mais également d’ordonner l’entretien d’une zone ou de pièces spécifiques. Dans chaque cas, l’application permet de choisir d’aspirer, de passer la serpillère, de faire seulement l’un ou l’autre, ou encore l’un après l’autre. Un mode automatique est par ailleurs proposé. Notez que chaque cas reste complètement personnalisable en termes de puissance d’aspiration, de quantité d’eau et de nombre de passages.

La page d’accueil du robot au sein de l’application donne accès à des actions rapides et personnalisables. Par exemple, il est possible de créer un bouton qui lance directement l’aspiration de tout l’appartement, ou d’une partie de celui-ci, avec des paramètres spécifiques. Ces tâches peuvent d’ailleurs être utilisées directement dans la planification du nettoyage qui profite quant à elle d’un menu dédié. Toutes les tâches sont historisées et profitent d’un résumé des évènements importants.

Quelques options sont proposées au sein de l’application pour ajuster les comportements de nettoyage du robot. Ainsi, les zones de tapis et moquettes sont détectées automatiquement et le robot peut, au choix : les ignorer, les aspirer, y passer la serpillère ou ne rien y faire. Chaque tapis ou zone de moquette profite de ses propres paramètres, permettant alors d’ajuster le nettoyage en conséquence. Dans le même esprit, il est possible de forcer le robot à nettoyer les pièces dans le sens des fibres d’un parquet.

La station de recharge s’accompagne d’une généreuse liste d’options liées à son fonctionnement. De la fréquence de vidange à celle de lavage des serpillères, mais également leur séchage, tout est ajustable. Un mode intelligent reste activé par défaut pour ces deux aspects.

S’intégrant au sein de la gamme Tapo, le RV50 Pro Omni profite donc des automatisations proposées par l’application. Il peut aussi bien être le déclencheur (lorsqu’il commence à nettoyer ou que quelque chose dysfonctionne) que le « déclenché » en lançant le nettoyage si un autre appareil est actionné. Compatible Matter, son ajout se fait sans difficulté au sein des applications tierces grâce au code de configuration généré par l’application Tapo. Sur Home Assistant et Homekit, il est possible de lancer un nettoyage, mais il remonte aussi son état, son mode de nettoyage ainsi que son niveau de batterie. Enfin, il reste possible de l’ajouter et de le contrôler grâce à Google Home ou Alexa.

Un bon compagnon au quotidien

Sur le papier, les 15 000 Pa de puissance embarquée devraient permettre au RV50 Pro de se montrer efficace dans l’aspiration de la plupart des surfaces. Il n’a effectivement pas failli à la tâche durant nos quelques semaines d’essais, principalement sur sol dur (carrelage et PVC).

En puissance standard, il vient efficacement à bout de toutes les poussières et petits résidus présents sur son passage. Il est cependant plus en difficulté lorsqu’il s’agit de récupérer la saleté le long des plinthes et des meubles, puisque sa simple brossette latérale n’est pas extensible. Soulignons néanmoins sa conception asymétrique qui évite l’enroulement des cheveux et des poils, ainsi que sa faible vitesse de rotation qui ramène efficacement les débris devant le robot plutôt que de les expulser hors de son trajet.

Avant
Après

Le nettoyage des tapis et moquettes s’est révélé correct, même si sa puissance généreuse ne permet pas de compenser l’absence de double brosse. La simple brosse d’aspiration ne lui permet pas de pénétrer suffisamment dans les fibres, surtout sur les tapis à poils longs. Le RV50 est d’ailleurs en capacité de les détecter pour augmenter temporairement sa puissance d’aspiration sur ces surfaces. Il soulève et va même jusqu’à retirer complètement ses serpillères si nécessaire.

Les serpillères rotatives assurent une couverture généreuse du parcours du robot, d’autant que celle de droite peut se déporter automatiquement pour longer au plus près les plinthes et les murs. Elles offrent par ailleurs une pression très correcte permettant de décoller efficacement les tâches séchées sur les sols durs. La solution détergente intégrée dans la base est relativement neutre en termes d’odeur, mais offre quand même une légère sensation de fraicheur après le passage du RV50 Pro.

Avant
Après

Si les tâches de produits sucrés et secs demanderont logiquement plusieurs passages pour être totalement éliminées, le robot se montre très efficace pour une aspiration quotidienne et un passage de serpillère régulier. Il reste de toute façon possible d’ajuster la « puissance » du nettoyage au sein de l’application pour, par exemple, effectuer un nettoyage plus en profondeur à intervalles réguliers.

TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Source : Edouard Patout pour Frandroid

En résumé, le RV50 Pro peine sur deux aspects : l’aspiration des tapis, tout particulièrement à poils longs, et la captation des poussières le long des plinthes et des meubles. Aussi, il est à noter que le robot marque une courte pause dès qu’il doit étendre le bras de sa serpillère (ce qui arrive très souvent), générant au passage un bruit caractéristique. Ce n’est pas rédhibitoire, mais cela a un impact, certes très léger, sur sa vitesse de nettoyage.

Il n’est donc pas le plus rapide de son segment. Dans mon appartement de 80 m², il lui faut une heure pour aspirer la totalité du logement en réglage standard. L’autonomie est en revanche très satisfaisante puisque cette même tâche consomme environ 25 % de batterie. En pure aspiration, le RV50 Pro pourra donc aisément dépasser les trois heures de ménage avant de devoir être rechargé. Enfin, ses nuisances sonores restent vraiment correctes avec une moyenne autour de 60 dB en mode standard.

Une agilité appréciable

La première cartographie réalisée par le RV50 Pro est très correcte et nécessite seulement quelques découpages de pièces pour être pleinement exploitable. La carte peut ensuite être agrémentée de différents meubles et objets, censés aider le robot dans son nettoyage automatisé du quotidien. Seule véritable déconvenue, assez classique sur les appareils dotés d’un LiDAR : la persistance à détecter des pièces fantômes derrière les portes-fenêtres. Cela n’a heureusement pas d’impact sur la carte, à l’exception d’une notification à la fin de chaque cycle de nettoyage.

TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Source : Edouard Patout pour Frandroid

Le RV50 Pro est efficace dans ses déplacements et va droit au but. Il n’a ainsi aucune difficulté à longer les murs et les meubles, même lorsqu’ils ne sont pas rectilignes. Mon appartement a par exemple un mur oblique très long et parsemé de portes-fenêtres que le robot parvient à suivre de bout en bout sans difficulté. Il s’en sort très correctement autour d’une table à manger où il fait consciencieusement le tour des pieds de chaise, tout en s’y faufilant quand c’est possible et surtout sans y rester coincé.

Si TP-Link promet une détection des objets avancée, la réalité est un peu moins flatteuse. Le RV50 Pro repère et tente d’éviter les chaussures ou les jouets, mais finit souvent par les toucher ou les déplacer légèrement. Il se montre en revanche incapable de détecter les câbles, avec le risque que les lacets ou fils se prennent dans les brosses, ou qu’un jouet soit abîmé. Sans parler des dégâts potentiels en cas de déjection animale oubliée sur le sol. L’application n’affiche d’ailleurs aucun récapitulatif des obstacles rencontrés, ce qui limite l’intérêt pratique de cette détection.

TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Source : Edouard Patout pour Frandroid

Les seuils de porte de mon appartement sont toujours une épreuve pour les aspirateurs robots. Le RV50 ne fait pas exception et a toujours quelques difficultés à les franchir. En revanche, et c’est là qu’il fait mieux que certains concurrents, il insiste, essaye plusieurs approches et ne reste donc jamais coincé bien longtemps.

Peu d’entretien au quotidien

L’entretien quotidien du robot est facilité par un menu dédié au sein de l’application qui liste l’état d’usure calculé des différents organes du RV50 Pro. Des rappels seront donc automatiquement émis par l’application lorsqu’ils devront être nettoyés ou remplacés.

Après un bon mois d’utilisation, on constate l’efficacité du système de découpe des cheveux et des poils de la brosse principale. Aucun agglomérat n’est présent aux extrémités de cette dernière et seul un petit mouton s’est coincé au milieu, et a été retiré à la vidange suivante. Même constat pour la brossette latérale qui reste vierge de tout cheveu ou poil.

TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Source : Edouard Patout pour Frandroid

La gestion de l’eau se fait simplement, bien que les deux réservoirs auraient mérité d’être un peu plus volumineux. Il faut trop régulièrement remplir l’eau propre et vider l’eau souillée. La cartouche filtrante présente dans ce dernier joue d’ailleurs parfaitement son rôle, puisqu’aucune mauvaise odeur ne s’échappe du réservoir. La conception des couvercles est à revoir, car avec la condensation, on finit toujours par renverser des gouttes lorsqu’on les ouvre.

En dehors de la vidange du bac à poussière qui s’effectue à chaque session, les serpillères profitent quant à elles d’un bain à l’eau chaude après un temps défini (ou après chaque pièce nettoyée). Ce nettoyage prend environ trois minutes à chaque fois. C’est d’ailleurs le temps qu’il faut au robot pour se préparer lorsque les serpillères sont nécessaires à la tâche lancée depuis l’application.

TP-Link Tapo RV50 Pro Omni
Source : Edouard Patout pour Frandroid

Le séchage à l’air chaud est lui aussi personnalisable et peu audible donc. La station peut ainsi être installée dans la pièce de vie, sans que cela ne dérange vraiment au quotidien. Surtout, on apprécie la présence d’un bac de vidange amovible, qui facilite grandement le nettoyage régulier de la cuve basse de la station. Un vrai bon point qu’on aimerait voir adopté par tous les constructeurs.

Prix et disponibilité du TP-Link Tapo RV50 Pro Omni

Le robot aspirateur TP-Link Tapo RV50 Pro Omni est proposé au prix conseillé de 600 euros.

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Note finale du test
8 /10
Le Tapo RV50 Pro Omni s’impose comme un robot aspirateur très complet pour son tarif, avec une station réellement polyvalente et une application particulièrement riche. Sur sols durs, il assure un entretien quotidien efficace, tant en aspiration qu’en lavage, tout en demandant peu d’efforts de maintenance.

TP-Link laisse toutefois passer quelques occasions de briller un peu plus : l’aspiration reste perfectible sur les tapis, les bords ne sont pas impeccables et la détection d’objets ne tient pas toutes ses promesses. Les contraintes liées aux réservoirs d’eau et au détergent propriétaire viennent également alourdir un peu l’expérience.

Malgré ces limites, le RV50 Pro Omni reste un très bon compagnon au quotidien, surtout autour de 500 euros en promotion.

Points positifs du TP-Link Tapo RV50 Pro Omni

  • Efficace sur les sols durs

  • Application aboutie et bonne intégration externe

  • Station tout-en-un complète et pratique

  • Autonomie confortable

  • Excellente couverture des serpillères

Points négatifs du TP-Link Tapo RV50 Pro Omni

  • Design brut et trop haut

  • Réservoirs d’eau trop petits

  • Cartouche de détergent propriétaire et non rechargeable

  • Aspiration perfectible sur les tapis

  • Détection d’objets juste correcte

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