C’est la fin d’une époque. iRobot, le pionnier de Bedford qui nous a fait découvrir l’aspiration autonome, a fini par rendre les armes.
Pour éponger ses dettes, la marque a été « donnée » à ses créanciers et se retrouve désormais dans l’escarcelle de Picea, un géant de Shenzhen. Pour faire court : le Roomba est désormais piloté par son ancien fabricant (ODM), le groupe derrière la marque chinoise 3i.
Ce Roomba Max 705 Combo est donc très chinois, il a été assemblé par Picea. iRobot s’est même appuyé sur Picea, ce qui explique beaucoup de choix techniques.

13 000 Pa de succion, un rouleau serpillère qui frotte vraiment et une station qui fait tout, du lavage à l’eau chaude au séchage. On sent que Picea a voulu injecter tout son savoir-faire technologique dans une carcasse estampillée Roomba pour prouver qu’ils peuvent faire mieux que Roborock ou Dreame.
Fiche technique
| Caractéristiques | Ce qu’il faut retenir |
| Puissance | 13 000 Pa (Un monstre sur le papier) |
| Lavage | Rouleau rotatif PowerSpin (200 tr/min) |
| Navigation | LiDAR + Caméra PrecisionVision AI |
| Station | AutoWash (Vidage, Lavage chaud, Séchage air chaud) |
| Poids | 5,7 kg (Le bot) / 8,4 kg (La station) |
| Prix | 1099 € (Prix conseillé) |
L’exemplaire de ce test nous a été prêté par iRobot.
Design et mise en place
Le Roomba Max 705 Combo ne fait pas dans la dentelle. C’est un beau bébé, large et massif, qui en impose dès qu’on le sort du carton.
| Modèle | Robot (L x l x H, cm) |
|---|---|
| Roomba Max 705 Combo | 37,2 x 36,6 x 10,5 |
| Dreame X40 Ultra Complete | 34 x 34 x 9,6 |
| Roborock S8 MaxV Ultra | 35 x 35,3 x 10,3 |
| Mova V50 Ultra Complete | 33,6 x 33,5 x 10,4 |
On sent la patte iRobot sur la qualité des plastiques, mais le gabarit général trahit ses origines chinoises (et américaines) : c’est conçu pour de grands espaces ouverts, pas pour slalomer entre les meubles d’un studio.

La station AutoWash tente de jouer la carte de la discrétion avec son revêtement effet bois. C’est plutôt réussi visuellement, ça change du plastique blanc « hôpital » de la concurrence. Mais attention, elle est encombrante. Elle ne se glissera pas sous un meuble ou dans un recoin discret, elle veut sa place au milieu du salon, comme un trône dédié à la propreté.

À l’intérieur du bot, iRobot (enfin, Picea) a eu la bonne idée de masquer le LiDAR. Pas de verrue qui dépasse sur le dessus, ce qui lui permet de passer sous certains canapés un peu bas. C’est propre, c’est net, et l’assemblage respire la solidité.

Le système de rouleau PowerSpin à l’arrière est une curiosité de ce produit. Contrairement aux patins vibrants, c’est un cylindre complet qui vient frotter le sol. Le mécanisme de protection des tapis, qui déploie un capot pour ne pas mouiller vos tapis est une petite merveille. C’est bien pensé.

En revanche, au quotidien, ce design massif est un handicap. Le robot est trop large pour passer entre les pieds de mes chaises de salle à manger. Du coup, il contourne la table au lieu de nettoyer dessous. C’est frustrant de devoir repasser l’aspirateur manuel là où le robot était censé nous libérer de la corvée.


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Fonctionnalités
La grosse nouveauté, c’est le lavage chauffé. Le robot ne va pas juste étaler de l’eau tiède, la station prépare une mixture chaude pour désincruster les taches de gras dans la cuisine. Couplé au rouleau qui tourne à 200 tours/minute, c’est d’une efficacité redoutable sur le carrelage. Vos sols brillent, et ça, c’est un vrai plaisir.

Le mode SmartScrub est l’autre joker de ce modèle. Le robot imite le mouvement humain en faisant des allers-retours insistants sur les zones qu’il détecte comme étant plus sales. C’est lent, c’est bruyant, mais au moins, la tache de café séchée de la veille ne lui résiste pas.
Côté station, le séchage à l’air chaud est devenu un standard obligatoire, et il est bien présent ici. Après chaque cycle, le rouleau est lavé et séché pour éviter que votre salon ne sente la vieille serpillière humide. C’est efficace et relativement silencieux par rapport au reste des opérations.

L’évitement d’objets via PrecisionVision AI est censé être le cerveau de l’opération. Il reconnaît les câbles, les chaussettes et même les déjections animales. Dans la réalité, il est un peu paranoïaque : il voit des obstacles là où il n’y en a pas, ce qui le pousse à laisser des zones de 10 cm vierges de tout nettoyage autour de « fantômes ».
Enfin, le robot embarque une gestion automatique du remplissage d’eau et du vidage de poussière. La promesse de 75 jours de tranquillité est un peu optimiste si vous avez trois chiens qui perdent leurs poils, mais pour un usage classique, on oublie vraiment le robot pendant plusieurs semaines. C’est là que la magie opère… quand tout fonctionne.
Performances
Commençons par le positif : le lavage est très bon. Sur sol dur, c’est sans doute l’un des meilleurs robots que j’ai vus passer entre mes mains. Il laisse une sensation de sol « qui crisse » sous les pieds, signe d’un nettoyage en profondeur.
Mais alors, quel boucan ! Comparé à un DJI Romo ou même aux derniers Roborock, le Roomba Max 705 Combo est une turbine d’avion. On ne l’oublie jamais quand il travaille. Le bruit d’aspiration est strident, et celui de la vidange à la base réveillerait tout le monde. C’est un robot de jour, à lancer quand vous êtes au bureau, sinon vous n’allez vraiment pas l’apprécier.

La navigation est une autre déception. Malgré le LiDAR et l’IA de Picea/3i, le robot est têtu et maladroit. Il se cogne, il insiste sur des seuils de porte qu’il n’arrive pas à franchir (pourtant donnés pour 2 cm), et surtout : il ne semble rien apprendre. S’il se bloque sous une chaise le lundi, il y retournera le mardi avec la même obstination suicidaire.

Sur les tapis, c’est la douche froide. Malgré les 13 000 Pa, il peine à extraire les poils incrustés. Pire, il a tendance à créer des bouloches de poils qu’il sème joyeusement sur son passage au lieu de les avaler. Le bac interne sature trop vite, et l’aspiration perd en efficacité avant même que le robot n’ait fini sa pièce.
Enfin, l’intelligence de déplacement est datée. Il fait des manœuvres inutiles, tourne en rond sans raison apparente et finit par vider sa batterie plus vite que prévu à force de chercher son chemin.
Application
L’expérience a commencé par un grand moment de solitude : l’installation. Le robot a refusé de se connecter au WiFi le lendemain de la première installation. J’ai dû faire un reset usine direct après le déballage pour que l’application daigne enfin le reconnaître.
Une fois dedans, l’interface est propre, très esprit « Roomba ». La cartographie est étonnamment rapide : en 10 minutes, mon rez-de-chaussée était modélisé. On peut voir les meubles en 3D, ce qui est amusant deux minutes mais n’apporte pas grand-chose à l’efficacité du nettoyage.

J’ai noté plusieurs bugs agaçants. L’application indique parfois que le robot est « hors ligne » ou « bloqué » alors qu’il est tranquillement en train de charger sur sa base. Il faut fermer et rouvrir l’appli pour que l’état se mette à jour.
Les options de personnalisation sont complètes : on peut régler le débit d’eau, la puissance d’aspiration pièce par pièce et créer des zones interdites. C’est intuitif, mais la réactivité laisse à désirer. On sent que les serveurs de Picea et l’interface iRobot ne communiquent pas toujours en parfaite harmonie.
Heureusement, la gestion des mises à jour firmware semble active. Une update a déjà corrigé un problème de fuite d’eau au niveau de la station pendant mon test.
Entretien
La station AutoWash est censée vous faire oublier que vous possédez un aspirateur. Sur le papier, c’est top : elle vide la poussière, remplit la flotte et surtout, elle s’occupe du rouleau PowerSpin.
Le lavage à l’eau chaude suivi du séchage à l’air chaud n’est pas qu’un gadget, ça évite vraiment les mauvaises odeurs.

Le sac de 3 litres vous offre environ deux mois de tranquillité. Un mois si vous avez deux chiens et un chat comme moi. C’est du « presque » zéro effort, même s’il faudra bien finir par vider le bac d’eau sale qui, lui, finit toujours par développer une odeur de marécage si vous l’oubliez plus d’une semaine.

Sous le capot, le Roomba réclame encore un peu d’entretien manuel. Malgré les promesses de Picea sur les brosses en caoutchouc anti-emmêlement, les cheveux longs et les poils d’animaux finissent toujours par s’enrouler autour des axes. Il faudra jouer du ciseau de temps en temps pour libérer le mécanisme. Il faut aussi surveiller les capteurs de chute et la lentille de la caméra : s’ils sont couverts de poussière, le robot devient encore plus hésitant.

L’application propose un suivi de la « santé » des composants, c’est déjà ça de gagné.
Prix et disponibilité
Lancé à un tarif de 1 099 €, le Roomba Max 705 Combo a vu son prix s’écrouler plus vite qu’un château de cartes pour se stabiliser aujourd’hui autour des 600 €.
Il y a beaucoup d’alternatives, on vous conseille de lire notre guide d’achat dédié.
Pour aller plus loin
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