Fondé par une jeune pousse canadienne, le vélo électrique Scrambler a la particularité d’embarquer plusieurs composants de scooter. Pour un résultat aussi réussi que surprenant.

Les nouveaux vélos électriques du marché se suivent, mais ne se ressemblent pas. Encore heureux, me direz-vous. Soulignons cependant l’esprit créatif des différents constructeurs, dont les produits au design original apportent un souffle nouveau à un catalogue de deux-roues électrifiés bien trop souvent classiques. Rayvolt Bike et Urban Drivestyle s’illustrent à leur manière, quand Cowboy et Specialized tombent dans la « facilité ».

Un designer renommé aux commandes du projet

La jeune pousse canadienne SURU, fondée en 2016 par un groupe de cinq entrepreneurs, dont le designer Michael Uhlarik, auréolé de plusieurs prix au cours de sa carrière, a laissé libre cours à son imagination pour créer un produit d’un genre nouveau, à mi-chemin entre le vélo et le scooter électrique : Scrambler. Après des passages au sein de Yamaha, Piaggio, Aprilia, Derbi et Bombardier, Michael Uhlarik a donc mis à profit sa longue expérience professionnelle.

Scrambler à cette particularité que les concurrents n’ont pas : celle d’embarquer des composants d’un scooter, tout en étant homologué comme un vélo électrique. Ses créateurs ont ainsi directement pioché dans la fiche technique d’une motocyclette pour composer à leur sauce leur modèle fait maison : suspensions arrière, pneus à crampons de 17 pouces, cadre en aluminium ou encore siège plissé en guise de selle.

Des caractéristiques décentes

Du côté des performances, le Scrambler atteint la vitesse maximale de 32 km/h, dispose d’une autonomie de 70 kilomètres sur route et 40 kilomètres sur piste grâce à une batterie de 48 volts (rechargeable en 3h30), pour un poids total de 35 kilos, selon la fiche produit. La puissance de son moteur électrique diffère selon les zones géographiques du globe, et ce pour respecter les différentes lois mises en vigueur dans chaque pays.

La version de 500 Watts concerne le Canada et celle de 750 Watts les États-Unis. Malheureusement pour l’Europe, SURU ne compte pas couvrir le marché du Vieux Continent. Si tel était le cas, le modèle se contenterait d’un moteur de 250 Watts, comme le veut la Directive 2002/24/CE du Parlement européen et du Conseil du 18 mars 2002 : le moteur électrique d’un vélo ne doit pas excéder cette limite, au risque de se classifier dans la catégorie des cyclomoteurs, légiférée par une homologation spéciale.

Disponible en précommande, le Scrambler chatouille la coquette somme de 3500 dollars canadiens, soit 2700 dollars américains ou 2270 euros.