C’est donc fait, le tunnel sous la Manche dispose, dans les deux sens, d’une connexion mobile 2G et 3G. Après les français, c’est au tour des britanniques venant en France par le Tunnel de « surfer » sous la mer.

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« Offrir un service sans fil, 100 mètres au-dessous du niveau de la mer aux 20 millions de voyageurs qui empruntent chaque année le tunnel sous-marin le plus long du monde est une première ». Le communiqué est élogieux, c’est normal, il provient de EE, à l’origine avec Vodaphone, de l’installation de l’internet mobile dans le sens Grande Bretagne-France. Le réseau britannique devrait être effectif en mars. L’autre sens, la voie sud, avait déjà été équipée par trois opérateurs français, Bouygues, SFR et Orange, en 2012, avant les Jeux Olympiques. 50 kilomètres de câble donc, 100 kilomètres si on additionne l’aller avec le retour. Pour la technique, il s’agit de la méthode utilisée par les opérateurs français : l’installation britannique fonctionne grâce au système de distribution par antenne (SDA) : un câble fait office d’antenne à l’aide de répéteurs, reliés aux stations d’émissions des opérateurs. Résultat : EE promet une qualité d’appel normale à 100 mètres de profondeur et un débit de 3 à 5 Mbps en 3G et de 12 à 15 Mbps en 4G. Cette dernière n’est pas pour tout de suite, mais elle est en projet Outre-Manche.

Et que se passe t-il pour le roaming, l’itinérance des données mobiles pour des utilisateurs anglais venant en France ? Nous avons posé la question à EE : « Dans le cas du Tunnel Nord (sens Grande Bretagne-France), la 3G d’EE s’interrompt 300 mètres avant la fin du tunnel, ce qui évite les frais itinérance. Les appels seront également coupés à ce moment » détaille Tarek El-Hawary du service presse de l’entreprise.

Merci à Eurotunnel pour son infographie.