L’enquête sur les attentats de Paris du 13 novembre indique que les terroristes ont surtout utilisés des téléphones jetables pour communiquer, plutôt que des applications chiffrées. Révélée hier par le New York Times, l’information laisse un goût encore un peu plus amer avec les évènements du jour.

Source : Flickr

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Pas de chiffrement…

Une véritable recette de grand-mère. Alors que beaucoup pensaient que les auteurs des attentats de Paris avaient utilisé le chiffrement mobile pour communiquer sans se faire repérer par les services de renseignements, de nouvelles informations des enquêteurs viennent contredire ces thèses. Et donnent une vision beaucoup moins technologique des évènements.

D’après un rapport que s’est procuré le New York Times, les terroristes ne communiquaient pas via Telegram, WhatsApp ou des applications de messagerie chiffrées parce que ceux-ci craignaient d’attirer les doutes sur eux.

 

…mais des téléphones prépayés

Au lieu de cela, les auteurs des faits l’ont joué « à l’ancienne », comme de petits caïds ou dealers ordinaires. Lors de leur itinéraire, et les jours précédents les faits, ils ont laissé derrière eux de nombreux téléphones prépayés, technique permettant de rester en dessous des écrans radars. Les enquêteurs ont ainsi retrouvé de nombreux téléphones non utilisés, encore dans leurs emballages. Un de ces mobiles a même été activé une petite heure seulement avant que ne commencent les attaques.

Des informations qui n’ont pas été relayées par les représentants politiques, qui préfèrent continuer d’accuser le chiffrement de tous les maux. Cela tombe bien, c’est exactement ce qu’a fait Bernard Cazeneuve aujourd’hui après les attaques survenues à Bruxelles, déclarant que « ceux qui nous frappent utilisent le Darknet et des messages chiffrés ». Et des téléphones jetables.