Garmin et Tomtom ont réalisé une mauvaise année 2010, de part la forte concurrence avec les smartphones.

Les GPS sont apparus au milieu des années 2000 en Europe et depuis, de nombreux automobilistes ne peuvent plus s’en passer. Auparavant, les longs trajets étaient synonymes de cartes routières (et d’engueulades), mais rien ne vous aidait à trouver votre position exacte. Grâce à l’arrivée du « système de positionnement mondial », cette vieille méthode s’est effacée. Sans rentrer dans un discours technique, l’outil utilise des satellites pour se repérer. Le temps de propagation du signal permet au périphérique de connaître sa position par rapport à un satellite. Lorsque l’appareil est connecté à au moins quatre, il peut alors déterminer de manière assez précise les coordonnées du dispositif.

Les premiers modèles sont aujourd’hui vendus aux alentour de 50€, preuve que la technologie s’est démocratisée. Seulement une fois que les foyers sont équipés, les fabricants doivent apporter d’importants changements, pour qu’un nouvel acte d’achat puisse être déclenché. C’est ainsi que l’on peut voir apparaître des modèles haut de gamme, avec une connectivité bluetooth ou 3G. Cela permet de communiquer plus facilement avec son portable dans le premier cas, ou d’accéder à l’info traffic en temps réel dans le second. Mais aujourd’hui, de plus en plus de véhicules disposent de manière native d’un gps intégré. L’intérêt est d’avoir un périphérique mieux intégré, mais aussi moins gênant pour le conducteur.

Seulement ces nouvelles fonctionnalités font étrangement penser à ce qu’un smartphone peut proposer. Les téléphones disposent eux aussi de puces GPS. Certains critiquent toutefois leur manque de précision, pour une utilisation routière. Mais il n’y a aucun problème, d’autant plus que les logiciels lissent le résultat pour « accrocher » une route. Sur les téléphones, on retrouve plus exactement des A-GPS (assisted GPS) qui améliorent la réactivité du système. En effet, le système repose sur des éphémérides, mais qui ne sont valables que quatre heures. C’est ainsi que si vous relancez votre GPS après ce délai, il faudrait attendre environ 2 minutes en conditions optimales pour faire un fix. Mais l’A-GPS télécharge les données sur une durée de 7 jours, ce qui évitera ce problème et permettra une accroche beaucoup plus rapide.

Les smartphones ont fortement fait décliner les constructeurs de GPS classiques. Pour 2010, Garmin a vu son chiffre d’affaires reculer de 9% avec des ventes en baisse de 21%. Chez TomTom, le chiffre d’affaires est en hausse, mais l’année 2011 risque d’être difficile. Cela s’explique notamment par le prix moyen d’un GPS : 146€ en France, selon GfK. Or, pour ce prix il est tout à fait possible de se procurer un smartphone. A cela s’ajoute, que nos terminaux bénéficient d’outils comme Google Maps, qui ont des cartes mises à jour gratuitement. Il existe bien des GPS avec cartes offlines comme Ndrive ou Copilot, mais ne font pas autant recette que les outils gratuits.

Les géants du GPS comptent sur les pays émergents, mais surtout sur la diversification de leurs produits. On assiste à un développement des produits annexes comme la détection de radars (à la iCoyote), l’outdoor, le fitness ou des marchés comme l’aviation ou la marine. Il est difficile de dire si ces changements redresseront la barre.

Dire que les smartphones détruisent à petit feu les GPS est donc vrai. Utilisez-vous votre smartphone comme GPS ? Avez-vous acheté un kit voiture ou un accessoire du type ? Utilisez-vous toujours votre ‘ancien’ GPS ?

Source : Les Echos