Le rachat de T-Mobile par AT&T devrait tomber à l’eau à cause de questions évidentes d’amoindrissement de la concurrence. L’opérateur américain aurait déjà provisionné 4 milliards de dollars en cas d’annulation de la procédure.

En mars dernier, une nouvelle venait bouleverser le paysage américain des télécoms : AT&T annonçait avoir conclu un accord avec Deutsche Telekom, pour lui achecter sa filiale américaine T-Mobile USA. La transaction était d’environ 39 milliards de dollars. Ce rachat permettait à l’allemand de se débarasser d’une filiale dont les résultats ne correspondaient pas aux attentes. Pour AT&T, cela lui permettrait de récupérer son statut de premier opérateur du pays de l’oncle Sam, qu’il avait perdu en 2009, au profit de Verizon.

A l’époque, nous nous questionnions déjà sur la viabilité d’un tel rachat, dans la mesure où la concurrence allait être amoindrie par la perte d’un acteur. A cette fin, le département de la justice américain et la FCC ont tous deux débuté une enquête. Le 22 novembre dernier, un brouillon de la décision émise par la FCC a été publiée. Dans celui-ci, la commission met en avant le réel danger pour la concurrence et l’emploi. Le régulateur américain serait prêt à envoyer le dossier devant un juge administratif pour stopper la procédure. Pour ce qui est du département de la justice, les conclusions n’ont pas été rendues, mais seraient proches de celles de la FCC.

L’échec semble donc inévitable aujourd’hui et AT&T a dores et déjà annoncé un retrait temporaire de son dossier de rachat à la FCC. L’opérateur américain serait même en train de provisionner quatre milliards de dollars pour les verser à T-Mobile. Ce montant avait été décidé en cas d’annulation de la procédure de rachat, pour rembourser les différents frais. Officiellement le dossier est encore viable, mais tout démontre le contraire.

Source : La Tribune