Le côté open source d’Android va s’accentuer, avec un retour dans les sources du noyau (kernel) Linux.

Dans le message vidéo de Sergey Brin annonçant la sortie d’Android, Google annonçait qu’il comptait sur la communauté des développeurs Open Source. Depuis cette date, il est possible de télécharger le code source du système d’exploitation pour l’améliorer, le modifier, utiliser certaines briques… Seule la branche d’Android 3.* n’a pas été intégrée, car Google ne voulait pas qu’elle soit portée sur les smartphones, car non optimisée.

A son lancement, Android était intégré au code source du noyau Linux. Mais depuis la version 2.6.33 (printemps 2010), toutes les traces ont été supprimées. Greg Kroah-Hartman argumentait à l’époque cette décision principalement par un manque de travail sur le code, mais aussi par l’utilisation d’un modèle trop verrouillé pour écrire des pilotes (drivers). Cela empêchait des drivers Linux d’être portés sur Android par exemple.

Greg Kroah-Hartman a quitté la distribution SUSE, pour rejoindre la Linux Fondation. Et bonne nouvelle, car il vient tout juste d’annoncer qu’Android allait faire son retour dans le noyau Linux 3.3. :

Q : Où en est la fusion du noyau Android avec celui de Linux ? Y-a-t’il eu des évolutions ?
R : Le code est presque prêt. La version 3.3 du noyau vous permettra de démarrer sur le userspace Android sans aucune modification, mais avec une mauvaise gestion de l’énergie.
La version 3.4 du noyau devrait avoir les optimisations nécessaires pour la gestion de l’énergie, ainsi que d’autres petits éléments manquants qui n’ont pas été intégrés.

C’est donc une excellente nouvelle qu’Android retrouve ses racines et prouvera que le plus fermé des systèmes d’exploitation mobiles opensource sait corriger ses erreurs.

Source : Softpedia