Le Snapdragon S4 est le descendant du S3 disponible notamment sur le HTC Sensation.

Pour rappel, le S3 MSM8660 (version la plus courante du S3) était cadencé a 1,2Ghz (sur le Sensation) et jusqu’à 1,5Ghz (sur le Sensation XE, à savoir sa fréquence nominale).

Le tout supporté par un GPU Adreno 220. C’est donc un SoC totalement composé par Qualcomm.

Ici point de changement, c’est toujours du pur Qualcomm.

La nouvelle référence, nommée MSM8960 est cadencée à 1,5Ghz (fréquence nominale) et est supportée par un GPU Adreno 225.

Le GPU ne représente pas une grande évolution, dans le sens où il n’est qu’une évolution de l’Adreno 220, légèrement revu et avec une plus haute fréquence.

Il faudra attendre la deuxième partie de l’année (d’après la roadmap actuelle) pour voir arriver la « révolution » des Adreno, avec la série 3xx.

Par contre coté CPU, c’est une évolution majeure. Cette partie est composée de 2 coeurs Krait (nouvelle architecture propre a Qualcomm), offrants des performances théoriques bien supérieures aux Cortex A9 (sous lesquels tournent tout les SoC récents), et légèrement inférieures aux A15 à la même fréquence

Ce SoC sera équipé d’une puce gérant le Wifi 802.11 a/b/g/n comme tout le monde, mais aussi le 802.11 ac, qui n’est autre que la norme pour le wifi gigabit.

Enfin, détail important s’il en est, la gravure passe à 28nm, de ce fait Qualcomm nous promet une baisse de consommation, à voir.

Pour ceux d’entres vous qui n’aiment pas les avalanches de nombres et de suppositions, la news s’arrête ici.

Pour les autres, passons aux benchmarks de la « bête » :

C’est Anandtech qui a l’honneur d’ouvrir le bal avec une review d’une unité de développement, équipée d’un écran en 1024*600 et tournant sur ICS.

Comme d’habitude, les résultats sont à prendre avec des pincettes, mais donnent une idée.

On passera les benchmarks favorables Qualcomm (donnant le MSM8660 devant l’Exynos 4210 (celui du GSII)).

Commençons par le GPU (j’ai volontairement passé sous silence les benchmarks dépendants de la résolution)

On remarque que les résultats sont plutôt bons (n’atteignant cependant pas les résultats faramineux du A5), car surpassant le GSII (réputé comme étant l’androphone le plus puissant actuellement sorti)

Ce test est la version plus exigeante du test précédent, ici, le S4 s’effondre et laisse sa deuxième place au SGSII.

Problème de drivers ? ou réelle limitation du GPU ? trop tôt pour le dire.

Passons maintenant à la partie la plus intéressante, le CPU :

Premièrement, petit tour sur Linpack, tout d’abord en Single Thread. Ce benchmark à l’avantage de mettre en avant la puissance de l’architecture du coeur.

Et là c’est la claque, le nouveau coeur Krait balaie tout simplement la concurrence. Obtenant pratiquement le double du score du HTC Rezound (S3 à 1,5Ghz) et du GSII. Avant que l’on ne me fasse la remarque sur la fréquence du GSII j’aimerai pointer du doigt que Qualcomm modifie volontairement son architecture afin de monter plus facilement en fréquence (question de chiffres ?)

Continuons avec le score en multithread :

Ici même combat, le S4 écrase la concurrence, bien que le Tegra 3 se rattrape (est ce que les 4 coeurs sont utilisés ?).

Maintenant, un test plus pratique, puisqu’il s’agit de Sunspider, un benchmarks effectuant des opérations en javascript.

La comparaison avec les appareils sous Gingerbread n’est, à mon sens, pas faisable, le navigateur (le moteur javascript) n’étant pas le même.

Le score est ici extrêmement bon (le plus bas étant le meilleur), ce qui semble confirmer les résultats obtenus sous Linpack, mais de manière plus faible.

Conclusion :

C’est donc une évolution importante que Qualcomm nous fournit, la partie GPU évolue d’une manière agréable mais c’est surtout le CPU qui impressionne.

Nvidia était le premier à dégainer sur cette génération et Qualcomm s’en tire très bien par rapport à ce concurrent. On attend maintenant la réponse des autres grands du secteur à savoir Samsung (Exynos 4412, 5250), Texas Instruments (Omap 4470, 5xxx).

Le test complet (en 2 partie) est disponible sur la source

Source : Anandtech (part1) Anandtech (part2)