Les responsables de Tinder ont décidé de fermer la version de l’application qui n’était accessible qu’aux adolescents.

Teens sharing earphones, listening music outdoor. Summer time. Image is captured in 12 bit RAW and processed in Adobe RGB color space.

C’est un Tinder parallèle qui s’apprête à mourir dans l’indifférence du monde adulte, celui des 13-17 ans. Car oui, il existe bien un Tinder de l’adolescence, où les plus de 18 ans n’ont pas leur place. Un Tinder où les utilisateurs de cette tranche d’âge ne peuvent se parler qu’entre eux, et décider de ne se rencontrer qu’entre eux. Un Tinder naïf, et un peu glauque aussi.

En effet, lors d’une inscription à Tinder, il est impératif de s’enregistrer via son profil Facebook, et cette action rend automatique le renseignement de l’âge de l’utilisateur. Du coup, depuis 2012, rien n’empêche une personne de 13 ans minimum – soit l’âge d’inscription sur Facebook – à tenter l’aventure de l’amour sur Tinder. Si cette personne a entre 13 et 17 ans, elle se trouve automatiquement reversée sur une version de Tinder qui n’inclut que des personnes au profil similaire. Impossible donc de tomber sur une personne plus âgée, à moins que celle-ci ait modifié volontairement son âge sur Facebook lors de l’inscription. Et comme ce monde est loin d’être parfait, on devine que la chose a dû arriver un paquet de fois.

3 % de la base utilisateur

Mais cette version de Tinder s’apprête à tout simplement disparaitre. Rosette Pambakian, la vice-présidente de Tinder, a publié un communiqué de presse pour annoncer la fermeture du service. Elle y explique que Tinder a « la responsabilité d’évaluer constamment [ses] différentes expériences utilisateur » et que « conformément à cette responsabilité, nous avons décidé d’interrompre le service pour les moins de 18 ans« .

Cette fermeture du Tinder des teenagers surviendra dans le courant de la semaine prochaine, et Tinder a indiqué que cela n’affectera que 3 % de sa base utilisateur. Une décision, du coup, plutôt facile à prendre.