Le directeur général d’Uber France a annoncé la suspension du service uberPOP à partir de 20 heures ce vendredi 3 juillet. Un revers de taille pour la firme californienne, qui espère ainsi apaiser les tensions.

Mise à jour à 14h50 : La réunion chez Uber France, qui visait à fournir des explications aux employés sur la suspension d’uberPOP, s’est achevée il y a peu. Il a été expliqué que le service ne reprendrait pas avant septembre au moins, selon la réponse apportée par le Conseil constitutionnel à la dernière QPC en attente. En attendant, et c’est l’information la plus importante, Uber a également décidé de déployer Uber X dans toutes les villes de France où POP était implanté !

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Le journal Le Monde, dans sa version web, publie aujourd’hui une interview de Thibaud Simphal, le directeur général d’Uber France, et annonce la suspension du service uberPOP proposé sur l’application Uber. Un terme de « suspension » qui laisse toutefois espérer un retour plus tard. « Nous avons décidé de suspendre UberPop en France, dès 20 heures ce vendredi soir », explique Thibaud Simphal. « En premier lieu pour préserver la sécurité des chauffeurs Uber, ce qui a toujours été notre priorité. Ils ont été victimes d’actes de violence ces derniers jours. La seconde raison est que nous souhaitons nous situer dans un esprit d’apaisement, de dialogue avec les pouvoirs publics et montrer que l’on prend nos responsabilités. Sur le fond, nous nous en remettons à la décision du Conseil constitutionnel attendue en septembre sur l’article de la loi Thévenoud concernant UberPop ».

Les récentes violences lors de la grève des taxis, et l’arrêté préfectoral, avec le soutien de François Hollande et Bernard Cazeneuve, à l’encontre de uberPOP a donc eu raison du service. C’est la première fois en Europe que la société ferme un service sans que la justice ne l’y contraigne, signe d’un climat assez nauséabond pour elle sur le territoire français. Rappelons également que Thibaud Simphal, ainsi que Pierre-Dimitri Gore-Coty, directeur général d’Uber Europe, avaient été placés en garde à vue il y a quelques jours, et qu’ils comparaitront devant un tribunal correctionnel le 30 septembre prochain pour de nombreux chefs d’accusation.

Un de nos contacts chez Uber France nous a fait part de sa surprise et de celle de ses collègues à l’annonce de cette nouvelle, et nous explique qu’une réunion aura lieu aujourd’hui à 13 heures à l’attention des employés de la firme, afin de leur en apprendre plus sur cette décision.