Asus préinstallera des applications Microsoft dans ses prochains terminaux mobiles sous Android, suite à un partenariat annoncé cette semaine. Il met au passage un terme à la guerre des brevets qui lie les deux entreprises, parmi tant d’autres. 

Asus Zenfone 2

 

Microsoft multiplie les partenariats afin de déployer ses applications dans l’univers d’Android. Il est ainsi, depuis la sortie des Galaxy S6 et Galaxy S6 edge, présent sur les terminaux de Samsung, lesquels préembarquent Skype, OneNote ainsi que OneDrive. Redmond est également partenaire de CyanogenOS, qui préfère Bing en moteur de recherche par défaut à Google et compte prochainement intégrer Cortana à son OS, et propose un nombre exponentiel d’applications à ses couleurs sur le Play Store. Bref, c’est bien une stratégie du cheval de Troie que choisit Microsoft pour attirer les mobinautes vers ses services et, pourquoi pas, vers ses produits.

En parallèle, Microsoft cherche aussi à enterrer la hache de guerre dans le cadre de la bataille des brevets qui grève le monde des nouvelles technologies, comme celui de la mobilité. On l’a ainsi vu passer un accord hier avec Google, suivi aujourd’hui d’un partenariat avec Asus. Dans une communication commune avec son homologue taïwanaise, la marque américaine indique avoir conclu un accord de licence, qui inclut notamment « les téléphones et tablettes Asus basés sur Android, ainsi que les logiciels, terminaux et services Microsoft ».

Un moyen de s’éviter de coûteux procès pour violation de brevets et le paiement de royalties pour Asus, qui mise actuellement sur un lancement de produits en masse à l’international pour gagner en visibilité et en parts de marché. On l’a ainsi vu lancer une flopée de Zenfone (2) en Europe, qui y rencontrent d’ailleurs un succès notable. Pour Microsoft également, l’affaire et juteuse, puisque Microsoft précise bien que l’accord inclut « la préinstallation par Asus des services de productivité Microsoft Office sur des smartphones et tablettes Asus sous Android ». Un partenaire de plus pour Microsoft, qui semble plus déterminé que jamais à appliquer sa stratégie d’intégration de ses services auprès des principaux acteurs de la mobilité.