Selon Elon Musk, Tesla va déployer ses fonctions Autopilot qui utiliseront efficacement les nouveaux capteurs pour Tesla d’ici 3 à 6 mois. L’entreprise nourrit l’espoir de réduire de 90 % les accidents grâce à la conduite autonome.

Tesla se fixe toujours des objectifs pour s’assurer d’aller de l’avant et de ne jamais perdre son avance face à ses concurrents. Et l’on apprend par le biais du compte twitter d’Elon Musk deux objectifs qui devraient changer significativement la sécurité automobile grâce aux voitures autonomes.

Quand un internaute demande à Elon Musk quand l’Autopilot profitera réellement des avancées apportées par les nouvelles Tesla équipées de puces Nvidia, le milliardaire répond qu’il est possible de voir arriver de telles avancées dans les trois prochains mois. Dans le pire des cas, il faudra attendre six mois avant de voir l’Autopilot profiter réellement de ce qui est offert par les Tesla de nouvelle génération. Pour rappel, cette nouvelle génération d’Autopilot promet des trajets totalement autonomes, sans avoir à toucher le volant, simplement en entrant la destination sur le GPS.

Malgré tout, il ne faut pas s’attendre à voir des Tesla rouler sans aucune intervention humaine d’ici juin 2017. En effet, Elon Musk avait assuré qu’une autonomie de niveau 5, c’est à dire totale, n’est envisageable qu’à partir de la fin de l’année 2017. Il faut plutôt s’attendre à ce que le nouvel Autopilot dépasse les performances de l’Autopilot de première génération.

9 accidents sur 10 évités

La question de la sécurité a également été posée. Un peu plus tôt, Elon Musk avait tweeté une information intéressante : avec l’évitement de collision activé (lorsque le volant tourne pour seul pour éviter un obstacle), les Tesla avaient 40 % d’accidents en moins qu’avec l’option désactivée.

Quand un autre internaute a demandé si ce score allait doubler avec le nouveau matériel Nvidia, Elon Musk lui a répondu que l’objectif serait d’atteindre les 90 % d’accidents en moins, une fois que le système serait assez mûr.

En effet, l’entreprise ne peut pas rendre disponible une version d’Autopilot totalement autonome du premier coup. Elle doit procéder itérativement, en proposant une fonction après l’autre, en s’assurant qu’aucune d’entre elles ne soit défaillante dans une situation donnée.

Une fois que chaque fonction a été éprouvée par des milliers d’utilisateurs dans un nombre jugé suffisant de situations, Tesla va pouvoir doter son Autopilot d’une autre fonction afin qu’elle soit elle aussi éprouvée de la même manière. Au final, quand Tesla aura rendu la plupart de ses fonctions dédiées à la sécurité disponibles sur Autopilot, les véhicules seront beaucoup plus sûrs qu’avec toutes les options désactivées.