Numericable-SFR vient de dévoiler son bilan trimestriel clôturé au 30 septembre 2015. Après une énorme perte d’abonnés, l’opérateur commence à se stabiliser et ralentit sa chute.

money

Depuis le rachat de SFR par Numericable l’année dernière, le groupe a été confronté à un exode de ses abonnés, effrayés en partie par la réputation sulfureuse du câblo-opérateur. Après un an et demi, il semblerait que la situation commence à se stabiliser sur le troisième trimestre 2015, permettant même d’afficher certains résultats en hausse.

Le ralentissement de la perte d’abonnés

Dans son bilan trimestriel publié ce mercredi, Numericable-SFR annonce « une meilleure performance en termes de souscription par rapport aux deux premiers trimestres de 2015 », pour un total de 21,8 millions de clients mobiles au 30 septembre, et de 6,4 millions de clients fixe, dont 1,7 million sur un réseau fibré. Ces résultats sont à comparer avec ceux du trimestre précédent, qui étaient de 21,9 millions de clients dans le mobile et 6,4 millions dans le fixe, mais aussi à ceux de l’année dernière, à savoir 23 millions de clients mobiles et 6,6 millions dans le fixe.

tableau-bian-t3-2015-numericable-sfr

La chute continue donc, mais se ralentit. Cela est aidé par l’opération « back to school » qui a permis au groupe d’attirer une nouvelle clientèle tant sur le fixe que sur le mobile.

Un CA en baisse pour des résultats en hausse

Le chiffre d’affaires de Numericable-SFR n’est pas non plus au beau fixe et accuse du haut de ses 2,773 milliards d’euros une baisse de 3,5 % par rapport à l’année précédente et de 0,3 % par rapport au deuxième trimestre. Pour autant, le groupe est confiant en son avenir, notamment en raison du ralentissement de cette baisse, mais aussi grâce à son EBIDTA, le bénéfice réalisé avant les taxes et les investissements, en hausse de 15 %. De son côté, la marge d’EBITDA ajusté a également augmenté à 37,3 %.

L’ARPU, l’indicateur si cher aux opérateurs représentant le revenu moyen par abonné, est quant à lui également en hausse dans le domaine du mobile grand public, passant de 22,8 % en 2014 à 23,2 %, mais aussi du fixe grand public, passant de 34,3 à 35,8 % sur la même période.

Des résultats peu convaincants

Ces belles annonces ne semblent toutefois pas convaincre plus que cela les investisseurs. En effet, les actions du groupe sont en baisse de 3,35 % depuis l’annonce de ces résultats, et sont passées de 45 euros à 42,37 euros à l’heure de la rédaction de ces lignes, avec un pic inférieur à 41,50 euros.