Lorsqu’Altice (maison-mère de Numericable) a racheté SFR en 2014, une clause du contrat assurait une pérennité de l’emploi au sein de l’entreprise durant plusieurs années. L’échéance approche désormais à grands pas et le nouveau groupe envisagerait déjà de se séparer d’une partie de sa masse salariale.

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Devant le Sénat le mois dernier, Patrick Drahi se voyait déjà roi des télécoms en affichant sa volonté de propulser SFR au rang de leader du très haut débit mobile. Cela passera néanmoins par des optimisations fiscales et un possible remaniement des effectifs de l’entreprise.

Plus d’un tiers des effectifs en trop

Selon les informations recueillies par Le Monde, l’opérateur récemment réorganisé sous le nom de SFR aurait pour but de réduire ses effectifs d’ici la fin 2017. De 14 300 employés, SFR passerait alors à 9000 têtes, soit une réduction de 37 % de la masse salariale.

Cette large coupure devrait avoir lieu, toujours selon Le Monde, à date du 1er juillet 2017. Ce jour n’est bien sûr pas anodin puisqu’il s’agit de l’échéance de la clause ajoutée lors du rachat de SFR par Altice qui garantissait la sauvegarde des emplois de l’entreprise.

Les boutiques en première ligne

Les premiers concernés sont ceux qui travaillent directement au niveau de la distribution, soit 3 900 personnes selon Le Monde. Tous ne seront pas poussés vers la sortie cependant, et les syndicats estimaient en début d’année que 62 boutiques devraient fermer leurs portes cette année, certains employés profitant d’un départ volontaire, d’autres étant reclassés sur les filiales 5sur5 et SFD.

Un premier plan de départ pourrait aboutir d’ici fin août 2016, afin de « laisser partir les salariés concernés en novembre ».

Les syndicats mécontents

Les syndicats ne voient bien sûr pas ces mouvements stratégiques d’un bon œil après les grandes promesses de Patrick Drahi lors du rachat de SFR. Le Monde précise que les organisations ont «mis fin à la réunion au bout de quelques minutes » seulement. Les discussions devraient reprendre le jeudi 28 juillet, c’est-à-dire demain.