IngĂ©rence ? DĂ©stabilisation ? Ce qu’on sait de la grande cyberattaque contre des musĂ©es français

 
Les cybercriminels n’ont que faire de la trĂȘve olympique. Dans la nuit du 3 au 4 aoĂ»t 2024, un gang de hackers malveillants a attaquĂ© les systĂšmes informatiques du Grand Palais et de plusieurs autres musĂ©es parisiens.
Le Grand Palais en 2014 // Source : Wikimedia Commons – Guilhem Vellut – CC BY 2.0

Une cible de choix durant une pĂ©riode cruciale. VoilĂ  sans doute les raisons qui ont motivĂ© les pirates Ă  s’en prendre au Grand Palais. Comme le raconte Le Parisien dans un article datĂ© du 5 aoĂ»t, le mythique musĂ©e parisien a vu ses systĂšmes informatiques infectĂ©s par l’utilisation d’un rançongiciel. Une quarantaine d’autres musĂ©es en France ont aussi Ă©tĂ© touchĂ©s.

Comme ajoute l’AFP, c’est le logiciel qui centralise les donnĂ©es financiĂšres issues « d’enseignes situĂ©es au sein de ces lieux » qui a Ă©tĂ© visĂ©. À travers l’attaque de plusieurs Ă©tablissements, c’est en rĂ©alitĂ© une large collection de structures trĂšs symboliques qui ont Ă©tĂ© visĂ©es. Et cela en plein pendant la pĂ©riode des Jeux olympiques.

Tentative de déstabilisation

Les pirates rĂ©clament le paiement d’une rançon en cryptomonnaie pour dĂ©chiffrer les donnĂ©es. En cas de non coopĂ©ration, ils menacent de publier ou de revendre les donnĂ©es siphonnĂ©es par le logiciel malveillant. L’Agence nationale pour la sĂ©curitĂ© des systĂšmes informatiques (ANSSI) a Ă©tĂ© informĂ©e, mais a assurĂ© Ă  l’AFP que « cet incident n’affecte pas des systĂšmes d’information impliquĂ©s dans le dĂ©roulement des Jeux olympiques et paralympiques ». L’enquĂȘte a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  la brigade de lutte contre la cybercriminalitĂ© de la police judiciaire parisienne.

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MĂȘme si l’attaque ne vise pas directement l’organisation des JO, elle participe Ă  une stratĂ©gie de dĂ©stabilisation des systĂšmes informatiques français Ă  un moment oĂč les yeux du monde entier sont rivĂ©s sur Paris et ou les touristes affluent par millions dans les rues et dans les musĂ©es justement. Initialement citĂ© comme Ă©tant aussi visĂ© par l’attaque, Le Louvre a dĂ©menti avoir Ă©tĂ© ciblĂ©. Les systĂšmes informatiques du vaisseau amiral des musĂ©es français sont donc opĂ©rationnels d’aprĂšs le gestionnaire d’exploitation.

L’attaque n’est d’ailleurs pas exactement une surprise. Gabriel Attal, Premier ministre dĂ©missionnaire, affirmait la semaine derniĂšre que 68 cyberattaques avaient Ă©tĂ© dĂ©jouĂ©es depuis le dĂ©but des Jeux olympiques de Paris, dont deux « qui visaient des sites olympiques ». La crainte de voir des campagnes de « dĂ©stabilisation, d’ingĂ©rences, d’espionnage dans notre pays », avec notamment des actes de cybercriminalitĂ©s, avait Ă©tĂ© soulignĂ©e par le ministĂšre de l’IntĂ©rieur en amont de l’ouverture des jeux, rappelle le site 20 Minutes.


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