
Une cible de choix durant une pĂ©riode cruciale. VoilĂ sans doute les raisons qui ont motivĂ© les pirates Ă sâen prendre au Grand Palais. Comme le raconte Le Parisien dans un article datĂ© du 5 aoĂ»t, le mythique musĂ©e parisien a vu ses systĂšmes informatiques infectĂ©s par lâutilisation dâun rançongiciel. Une quarantaine dâautres musĂ©es en France ont aussi Ă©tĂ© touchĂ©s.
Comme ajoute lâAFP, câest le logiciel qui centralise les donnĂ©es financiĂšres issues «âdâenseignes situĂ©es au sein de ces lieuxâ» qui a Ă©tĂ© visĂ©. Ă travers lâattaque de plusieurs Ă©tablissements, câest en rĂ©alitĂ© une large collection de structures trĂšs symboliques qui ont Ă©tĂ© visĂ©es. Et cela en plein pendant la pĂ©riode des Jeux olympiques.
Tentative de déstabilisation
Les pirates rĂ©clament le paiement dâune rançon en cryptomonnaie pour dĂ©chiffrer les donnĂ©es. En cas de non coopĂ©ration, ils menacent de publier ou de revendre les donnĂ©es siphonnĂ©es par le logiciel malveillant. LâAgence nationale pour la sĂ©curitĂ© des systĂšmes informatiques (ANSSI) a Ă©tĂ© informĂ©e, mais a assurĂ© Ă lâAFP que «âcet incident nâaffecte pas des systĂšmes dâinformation impliquĂ©s dans le dĂ©roulement des Jeux olympiques et paralympiquesâ». LâenquĂȘte a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă la brigade de lutte contre la cybercriminalitĂ© de la police judiciaire parisienne.
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MĂȘme si lâattaque ne vise pas directement lâorganisation des JO, elle participe Ă une stratĂ©gie de dĂ©stabilisation des systĂšmes informatiques français Ă un moment oĂč les yeux du monde entier sont rivĂ©s sur Paris et ou les touristes affluent par millions dans les rues et dans les musĂ©es justement. Initialement citĂ© comme Ă©tant aussi visĂ© par lâattaque, Le Louvre a dĂ©menti avoir Ă©tĂ© ciblĂ©. Les systĂšmes informatiques du vaisseau amiral des musĂ©es français sont donc opĂ©rationnels dâaprĂšs le gestionnaire dâexploitation.
Lâattaque nâest dâailleurs pas exactement une surprise. Gabriel Attal, Premier ministre dĂ©missionnaire, affirmait la semaine derniĂšre que 68 cyberattaques avaient Ă©tĂ© dĂ©jouĂ©es depuis le dĂ©but des Jeux olympiques de Paris, dont deux «âqui visaient des sites olympiquesâ». La crainte de voir des campagnes de «âdĂ©stabilisation, dâingĂ©rences, dâespionnage dans notre paysâ», avec notamment des actes de cybercriminalitĂ©s, avait Ă©tĂ© soulignĂ©e par le ministĂšre de lâIntĂ©rieur en amont de lâouverture des jeux, rappelle le site 20 Minutes.

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