Vers une solution normalisée face aux divergences des tests de débit en ligne

 

L’Arcep a décidé de prendre les choses en main face à la quantité de tests de débit en ligne qui offrent des résultats très différents et souvent biaisés.

Sébastien Soriano, président de l’Arcep

SpeedTest, Fast.com ou encore nPerf. Ces noms ne vous sont probablement pas étrangers : il s’agit des plus célèbres tests de débit en ligne, permettant de juger la rapidité d’une connexion Internet.

Pourtant, d’après l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), le gendarme des télécoms en France, ces tests en ligne ne semblent pas suffisamment fiables pour informer le consommateur. Sébastien Soriano, président de l’Arcep, a d’ailleurs déclaré : « Aujourd’hui, il n’existe pas d’outil suffisamment robuste pour que nous puissions conclure à leur fiabilité ».

Ce qui est reproché à ces tests, c’est de ne pas suffisamment prendre en compte les éléments extérieurs pouvant interférer sur la vitesse d’une connexion Internet, comme la distance entre les serveurs du test et ceux de la connexion testée. De ce fait, les résultats peuvent beaucoup varier d’un test à l’autre.

Source : 01Net

L’un des problèmes soulevés par ces imprécisions, c’est l’utilisation des résultats de ces tests comme arguments marketing par les opérateurs. Par exemple, SFR n’a pas hésité à fièrement s’afficher « N°1 [du] débit descendant Internet Fixe en 2017 [d’après] nPerf ». Il se pourrait également que certains résultats de tests soient influencés par les intérêts des marques, bien que rien n’ait été prouvé de ce côté-là.

La solution de l’Arcep

Pour limiter les imprécisions et divergences des opérateurs, l’Arcep a décidé de créer une API, actuellement en phase de beta, à destination des développeurs de tests de débit. Celle-ci permet d’ajouter toutes les informations nécessaires sur l’environnement de la connexion Internet testée au test pour le rendre plus fiable.

Source : 01Net

Cette API s’accompagne d’un ensemble d’instructions sur la durée du test ou encore le nombre minimum d’échantillons. Appliqués par les développeurs, ces conseils permettent d’instaurer une norme parmi les tests de débit, tout en améliorant leur fiabilité en évitant les erreurs de protocole.

De quoi espérer tester sa connexion de façon plus fiable à l’avenir. Aucune date de déploiement définitif n’a pour l’instant été communiquée.

Nouvelles obligations des opérateurs : box 4G dès 2018, appels Wi-Fi, transparence, etc.

 

Les derniers articles