Fini la prise de notes : ce boîtier « Français » de génie résume vos réunions avec ChatGPT, Claude et Gemini

 
En 2015, Facebook promettait un assistant humain nommé Moneypenny. Dix ans plus tard, le nom revient au CES 2026, mais chez Oxtak. C’est un dictaphone dopé aux stéroïdes et à l’IA qui promet de résumer votre vie pro.

Le nom vous dit peut-être quelque chose. En 2015, Facebook nous vendait du rêve avec « Moneypenny », un assistant virtuel censé rivaliser avec Siri grâce à des humains.

Nous voici en 2026 : le nom est de retour, mais Zuckerberg n’a rien à voir là-dedans. C’est Oxtak, une entreprise présente au CES, qui reprend le flambeau pour un produit bien réel : un enregistreur vocal intelligent.

Pour aller plus loin
Plaud NotePin S : le dictaphone IA s’améliore avec un bouton physique, plus d’accessoires et une app Mac

L’idée ? Un boîtier dédié qui enregistre, transcrit, traduit et résume tout ce qui se dit autour de vous. C’est tentant. Après tout, le Plaud a cartonné l’an dernier sur ce créneau. Mais Oxtak va plus loin en ajoutant un écran et une interface complète. Reste à voir si la technologie embarquée justifie de repasser à la caisse.

Pour aller plus loin
Moneypenny, l’assistant personnel de Facebook en préparation

Une fiche technique sortie d’un musée

Regardons ce qu’il y a sous le capot. Et là, c’est la douche froide. Oxtak a choisi un processeur ARM Cortex-A53. Pour les non-initiés : c’est une architecture qui date de 2012. C’est ce qu’on trouvait dans les smartphones d’entrée de gamme il y a dix ans. Couplé à 4 Go de RAM, ne vous attendez pas à ce que l’IA tourne en local sur l’appareil. Ce boîtier est une coquille vide connectée au cloud.

Le reste est plus correct : un écran tactile de 4 pouces, 64 Go de stockage et une batterie de 2 000 mAh. C’est compact (12 cm de haut), ça tient dans la poche. Le vrai point fort, c’est la sécurité : un capteur d’empreintes digitales protège vos enregistrements. Si vous bossez sur des sujets sensibles, c’est un argument qui porte, bien plus que sur un smartphone qu’on déverrouille 50 fois par jour.

Oxtak a aussi eu la bonne idée d’intégrer des boutons physiques. Pour lancer un enregistrement à l’aveugle, ça reste imbattable.

L’IA « agnostique » : la vraie bonne idée ?

Là où Oxtak marque des points, c’est sur le logiciel. Plutôt que de vous enfermer dans un modèle maison bancal, le Moneypenny joue les agrégateurs. Il est compatible avec les ténors du marché : ChatGPT, Claude, Gemini, Grok et même le chinois Deepseek.

Concrètement, vous enregistrez une réunion de 2h. L’appareil transcrit le tout, et vous pouvez demander à Claude de vous faire une synthèse des points clés, ou à ChatGPT de rédiger un email de récapitulatif.

La promesse est belle : c’est un assistant de réunion universel. La synchro se fait ensuite via Wi-Fi ou Bluetooth vers une app mobile ou une version web.

Le piège de l’abonnement

Mais attendez. C’est là que ça coince. Le prix du matériel est fixé à 249 dollars (environ 235 € HT). Pour un dictaphone avec un processeur de 2012, c’est déjà salé. Mais Oxtak ne s’arrête pas là.

Le modèle économique repose sur un abonnement obligatoire.

  • À l’achat, vous avez 12 mois de forfait « Basique ».
  • Ce forfait est limité à 5 heures d’audio par mois. C’est ridicule. Une grosse matinée de conférences au CES, et vous êtes à sec.
  • Ensuite ? Il faut payer 39 dollars/an pour garder ce forfait basique.

Vous voulez bosser sérieusement ? Il faut passer au plan « Pro » à 149 dollars/an (33h/mois) ou « Max » à 199 dollars/an. Il existe même une offre « Ultra » à 399 dollars/an qui inclut le matériel gratuit et l’illimité.

La réalité ? Un Pixel 10 ou un Samsung Galaxy S25 fait déjà tout ça nativement, souvent gratuitement ou inclus dans votre forfait IA existant. Google Recorder transcrit en temps réel sans connexion internet (contrairement au Moneypenny qui dépendra du cloud vu sa puissance) et sans abonnement supplémentaire.

En clair : pour qui ?

Le Moneypenny s’adresse à une niche très précise : ceux qui veulent une séparation physique entre leur téléphone (source de distractions) et leur outil de travail, avec une couche de sécurité biométrique. Pour les journalistes, commerciaux, avocats ou médecins, ça peut se défendre. Pour les autres ? C’est un accessoire coûteux qui essaie de monétiser des API que vous avez probablement déjà sur votre téléphone.


Retrouvez tous les articles de Frandroid directement sur Google. Abonnez-vous à notre profil Google pour ne rien manquer !

Recherche IA boostée par
Perplexity