Artemis II : pour filmer la lune, voici le matériel utilisé par la NASA

 
On s’imagine souvent des caméras futuristes et secrètes… Pour Artemis II, la NASA mélange des boîtiers pro de 2016, des GoPro et, pour la première fois, les smartphones personnels des astronautes
Credits : NASA/Mark Sowa

Après vous avoir expliqué comment suivre la mission en direct et détaillé le réseau de communication qui les relie à Houston, une question brûle les lèvres : avec quoi les astronautes vont-ils immortaliser ce voyage historique ?

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Pour ce voyage, la NASA veut de l’authenticité. Pour la première fois dans l’histoire d’une mission habitée de ce type, l’agence a autorisé les astronautes à emmener leurs smartphones personnels. Par contre, on ne connaît pas précisément les modèles utilisés, certainement qu’il y a un ou plusieurs iPhone dans le tas.

Et ça, c’est une petite révolution. Jusqu’ici, les règles de sécurité écartaient tout appareil grand public. L’agence américaine veut permettre à l’équipage de capturer des moments spontanés et de les partager avec nous.

MatérielQuantitéUsage principal
Smartphones personnels4Photos/vidéos spontanées de l’équipage
Nikon D5 DSLR2Photos haute définition et PAO
GoPro Hero 114Documentaire National Geographic / Disney
Caméras sans fil (cabine)3Streaming live de l’équipage
Caméras haute vitesse (sol)68Analyse critique du décollage (12 dernières sec.)
Encodeurs ZCube2Compression des flux HD/UHD pour le retour Terre

Mais pour les images « officielles », celles qui finiront en double-page dans les magazines, la NASA reste fidèle à ses classiques. L’équipage dispose de deux Nikon D5.

Nikon D5

Pourquoi ce reflex sorti en 2016 plutôt qu’un hybride dernier cri ? Parce que dans l’espace, la fiabilité prime sur tout. Le D5 est un « tank » certifié pour résister aux radiations, et les astronautes le maîtrisent par cœur. Il est accompagné d’objectifs 14-24 mm pour l’habitacle et d’un impressionnant 80-400 mm pour shooter les cratères lunaires.

Le problème, c’est que « le meilleur matériel » sur Terre peut devenir obsolète dans le vide spatial. Un capteur d’hybride ultra-sensible pourrait être abimé par les rayons cosmiques. Le Nikon D5, avec son miroir mécanique et son électronique, reste le choix de la raison. C’est l’appareil le plus robuste pour garantir que la photo historique de la face cachée soit parfaite.

L’immersion National Geographic et les 68 caméras sol

Pour filmer la mission sous un angle cinématographique, la NASA a noué un partenariat avec National Geographic. Quatre caméras GoPro Hero 11 sont installées dans la cabine.

Elles ne servent pas au direct, la bande passante radio étant réservée aux données critiques, mais à enregistrer un documentaire en ultra-haute définition qui sera monté après la récupération des cartes micro SD à l’amerrissage.

La GoPro Hero 11 Black // Source : Chloé Pertuis – Frandroid

Mais il y a aussi le sol. Pour le décollage du 1er avril, la NASA a mobilisé 68 caméras sur le pas de tir 39B. Ces caméras, protégées contre les vibrations et la chaleur extrême, ont scruté les 12 dernières secondes du compte à rebours.

À l’intérieur d’Orion, deux encodeurs ZCube compressent les flux en temps réel pour nous offrir du live stream en HD/UHD quand le réseau le permet.

Crédits : NASA/Amber Jean Notvest

Il y a aussi bien entendu des caméras embarquées en plus des appareils des astronautes. La NASA décrit plusieurs catégories : caméras internes sans fil, caméras externes, caméras pour les panneaux solaires, caméras de monitoring santé, une caméra haute vitesse en baie avant, ainsi que les encodeurs vidéo cités plus haut pour envoyer certaines images vers le sol.

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