
On a tous compris que demander à une IA de résumer un texte, c’est sympa, mais ça a des limites.
Ce qu’on veut, c’est une machine qui fait le travail à notre place. C’est là que Moltbot/Clawdbot entre en scène, et tout le monde en parle en ce moment.
Clawdbot n’est pas un site web. C’est un agent autonome, sous licence MIT, que vous installez sur votre propre machine ou un serveur. Contrairement à Claude ou ChatGPT qui attendent sagement vos instructions dans un onglet Chrome, lui, il vit dans vos applications de messagerie. WhatsApp, Telegram, Signal ou Slack deviennent votre interface de commande.
Il y a une vraie « explosion » médiatique autour de Clawdbot depuis ce week‑end, et tout s’est accumulé en même temps. Des posts très partagés sur X, TikTok, Instagram expliquent que c’est l’agent perso « Jarvis » installable aujourd’hui, open‑source, auto‑hébergeable et proactif.
En quelques jours, le repo GitHub a été très utlilisé, avec des développeurs qui montrent leurs automatisations « j’ai tout délégué à Clawdbot ». La presse tech et généraliste souligne que ça fait exploser les ventes de Mac mini (pour faire tourner l’IA 24/7), ce qui renforce encore le buzz.
D’ailleurs, avant de vous expliquer ce qu’est Clawdbot… pourquoi un Mac mini ? Beaucoup de créateurs montrent le combo « Mac mini + Clawdbot » comme un petit serveur perso toujours allumé, silencieux et qui consomme très peu (5–7 W au repos), le Mac mini est pratique pour l’accès à iMessage. Mais Clawdbot tourne sur énormément de machines différentes, un ancien PC, un petit Intel NUC, un Raspberry‑Pi‑like, un VPS cloud (AWS free tier, etc.) avec simplement 2 Go RAM et 2 vCPU, etc.
Mais c’est quoi Clawdbot ?
Voici comment ça marche concrètement. Une fois configuré avec vos clés API (OpenAI, Anthropic ou même des modèles locaux), vous connectez Clawdbot à vos outils quotidiens.
Gmail, Google Calendar, Notion ou même votre système de fichiers local deviennent accessibles à l’IA. La configuration de base nécessite donc (encore) un peu de temps et quelques compétences.

L’aspect le plus intéressant, c’est sa capacité à naviguer sur le web de manière autonome. Clawdbot peut ouvrir un navigateur, remplir des formulaires, ou faire de la veille sur des sites spécifiques pour vous envoyer un résumé chaque matin. C’est du délire quand on pense au temps gagné sur des tâches répétitives comme le sourcing de données ou la gestion des réseaux sociaux.

Pour les paranoïaques de la vie privée (et on vous comprend), le support des modèles locaux via Ollama est une bénédiction. Vous pouvez faire tourner un Llama 3 ou un Qwen directement sur votre PC. Vos données, vos fichiers et vos conversations ne quittent jamais votre domicile.
Pour aller plus loin
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En résumé, Clawdbot tourne comme un petit « serveur d’IA » chez vous : il écoute vos messages (WhatsApp, Telegram, etc.), les envoie à un modèle (Claude, GPT, local…), appelle vos outils (e-mail, navigateur, fichiers…) puis vous répond ou agit tout seul selon des règles et des horaires que vous avez définis.
- Gateway : le « chef d’orchestre » qui reçoit les messages des différents canaux, choisit quel agent utiliser, quels outils il peut appeler, et planifie les tâches récurrentes. Le Gateway sait lancer des tâches à heure fixe (cron) ou réagir à des conditions (nouveaux mails, site qui tombe, fichiers modifiés, etc.).
- Agent (le cerveau) : c’est le modèle d’IA (Claude, GPT, modèle local…) qui raisonne, lit le contexte, décide quelles actions lancer.
- Skills / outils : des extensions qui lui donnent le droit de faire des choses concrètes : lire des e-mails, contrôler un navigateur, manipuler des fichiers, parler à Home Assistant, etc.
- Mémoire : des fichiers / bases locales où il stocke l’historique et vos préférences pour garder du contexte entre les sessions.
C’est ce mélange « tourne en continu avec l’accès à vos outils et les règles » qui fait qu’il ressemble plus à un employé numérique qu’à un simple chatbot.
Pourquoi c’est une petite révolution avec des limites
Déjà, installer Clawdbot demande un peu plus d’efforts que de créer un compte sur un site. Il faut mettre les mains dans le cambouis, gérer des scripts ou louer un petit serveur si vous voulez qu’il soit joignable en permanence. C’est une barrière technique pour le moment.
Le risque de « hallucination d’action » existe aussi. Si vous donnez trop de pouvoirs à votre agent sans surveillance, il pourrait envoyer un e-mail un peu sec à votre patron par erreur ou supprimer des fichiers importants.
L’écosystème de modèles supportés est toutefois impressionnant. Entre Venice AI pour le compromis vie privée/performance et Anthropic Opus 4.5 pour les tâches les plus complexes, vous avez l’embarras du choix. Le logiciel est pensé pour évoluer : si un nouveau modèle plus performant sort demain, il suffit de changer une ligne dans votre fichier de configuration.
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