Le MCP est l’USB-C de l’IA, et c’est la seule révolution qui compte vraiment

 
Vous avez sans doute entendu parler du MCP sans trop savoir si c’était un nouveau format de fichier ou une maladie obscure. En réalité, c’est ce qui va permettre à votre IA d’arrêter de blablater pour enfin commencer à agir sur votre ordinateur.

Il se passe un truc discret, mais colossal : l’arrivée du Model Context Protocol, ou MCP.

Lancé par Anthropic fin 2024 et désormais géré par la Linux Foundation, ce protocole est devenu en 2026 le standard absolu. C’est l’USB-C de l’intelligence artificielle. Au lieu de coder une connexion spécifique entre ChatGPT et Google Drive, puis une autre entre Claude et Notion, on utilise une prise universelle. On branche, et ça marche.

Un traducteur universel pour vos données

Voici comment ça marche. Le MCP utilise une architecture client-serveur.

D’un côté, il y a le « client » (votre IA, un LLM comme Gemini ou Claude). De l’autre, des « serveurs » MCP. Ce sont de tout petits programmes qui font le pont vers vos outils : vos e-mails, votre base de données SQL, ou même vos fichiers locaux.

Grâce à une interface standardisée, MCP permet à tout agent de naviguer dans les systèmes de fichiers, d’interroger des bases de données ou de déclencher des API sans que le développeur ait à écrire de logique d’intégration personnalisée pour chaque outil. 

Source : modelcontextprotocol.io

L’IA ne « devine » plus ce qu’il y a dans vos dossiers. Elle demande au serveur MCP, de manière structurée : « Donne-moi la liste des factures impayées du mois de mars ». Le serveur lui répond instantanément avec les vraies données. Le tout est standardisé. Si demain vous changez d’IA, vous gardez vos serveurs MCP. Vous ne dépendez plus du bon vouloir d’une seule entreprise.

Et ça, c’est la fin des chatbots cloisonnés. Plus besoin de saute d’un onglet à l’autre pour copier-coller des infos. Grâce à MCP, les agents franchissent les frontières des systèmes de manière fluide.

Le vrai point fort, c’est la sécurité. C’est sans doute ce qui va rassurer les plus sceptiques d’entre vous. Avec le MCP, les données ne sont pas forcément envoyées dans le cloud pour être traitées. Le serveur peut tourner localement sur votre machine. L’IA demande l’accès, vous validez, et elle travaille sans que vos fichiers confidentiels ne quittent votre disque dur.

Pourquoi c’est la fin de la « préhistoire » de l’IA

D’accord, mais pourquoi est-ce si important maintenant ? Parce que Google vient de jeter un pavé dans la mare avec ses AppFunctions sur Android 16.

En s’inspirant directement du MCP, Google permet à Gemini de piloter vos applications mobiles. Votre téléphone devient un véritable agent capable de réserver un Uber, de trier vos photos ou d’envoyer un message Slack parce qu’il « comprend » comment fonctionnent ces apps grâce à ce langage commun.

Le problème ? Il fallait que tout le monde s’accorde. En 2025, c’était encore la guerre des clochers. En 2026, la messe est dite.

OpenAI, Microsoft et même Apple regardent de très près ce protocole ouvert. Pourquoi ? Parce que personne n’a envie de redévelopper la roue pour chaque nouvelle application. Le MCP permet d’économiser des milliers d’heures de développement tout en offrant une expérience utilisateur fluide.


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