Nouvelle panne La Poste et Banque Postale : voici ce qu’il se passe

 
Bonne année ? Pas pour tout le monde. Si vous essayez de consulter vos comptes sur La Banque Postale ou de suivre un colis ce matin, c’est le noir complet. À peine remis de l’attaque de Noël, le groupe La Poste subit une nouvelle offensive ce 1er janvier.
Image générée par Gemini pour Frandroid

On pensait avoir tourné la page après les galères de fin décembre, mais non. Ce jeudi 1er janvier 2026, le groupe La Poste commence l’année de la pire des manières. Impossible d’accéder à laposte.fr, impossible de se connecter à l’application de La Banque Postale. Le message affiché sur la page d’accueil ne laisse aucune place au doute : le groupe fait face à une cyberattaque.

Cette panne survient à peine une semaine après une première offensive qui avait déjà mis les nerfs des utilisateurs à rude épreuve entre le 22 et le 26 décembre. À l’époque, le suivi des colis de Noël avait été fortement perturbé. Aujourd’hui, c’est l’ensemble des systèmes d’information qui semble vaciller. La Poste confirme l’attaque, mais pour l’instant, les détails techniques filtrent au compte-gouttes.

C’est quoi le problème, techniquement ?

Concrètement, nous sommes très probablement face à une attaque par déni de service distribué (DDoS). Pour faire simple : imaginez des milliers, voire des millions de fausses connexions qui tentent d’entrer dans un magasin en même temps. La porte est bloquée, les vrais clients ne peuvent plus entrer. Les serveurs saturent et finissent par ne plus répondre.

C’est une méthode « bourrine », mais efficace pour nuire à l’image d’une entreprise. L’attaque de la semaine dernière avait été revendiquée par NoName057(16). Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais c’est un groupe de hackeurs activistes pro-Kremlin très actif. Ils visent systématiquement les pays soutenant l’Ukraine, et la France est une de leurs cibles favorites.

Leur signature ? Des attaques qui durent. La panne de Noël a traîné sur cinq jours, ce qui est inhabituellement long pour du DDoS classique. D’habitude, on parle de quelques heures. Là, l’infrastructure de La Poste semble avoir du mal à encaisser ou à filtrer le trafic malveillant. Et le fait que ça recommence aujourd’hui prouve que la faille, ou du moins la vulnérabilité à ce type de saturation, n’a pas été totalement colmatée.


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