
Les constructeurs ne cessent de faire évoluer leurs voitures électriques au fil des années. Et cela afin de les rendre moins chères, mais surtout d’améliorer au maximum l’autonomie. Car on le sait, ces deux points constituent encore des obstacles de taille pour de très nombreux automobilistes, qui ne sont pas encore prêts à sauter le pas. Même si les choses changent à vitesse grand V.
Une technologie qui prend du temps
Car depuis quelques années, les entreprises travaillent sur une technologie très prometteuse. Il s’agit de la batterie solide. Sur le papier, l’idée est simple. En fait, ce type d’accumulateur se caractérise par la présence d’un électrolyte solide, et non liquide. Cela offre de nombreux avantages : parmi eux, une plus grande densité énergétique. Ce qui signifie que l’autonomie peut être plus élevée, sans que la batterie ne soit plus grosse. Résultat, le poids n’augmente pas, ce qui a pour effet de ne pas non plus faire flamber la consommation.


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De plus, cette architecture est aussi plus fiable, en théorie. Bref, elle possède de très nombreux avantages sur le papier. Mais ne vous attendez pas à en voir partout sur les voitures électriques sous peu. Car selon les experts, cette technologie ne sera pas prête pour une commercialisation à grande échelle avant 2030. Et deux constructeurs automobiles nous expliquent la raison. Il s’agit de Honda et Toyota, qui croient fortement à la batterie solide, et ce depuis plusieurs années déjà.

Honda, notamment, met l’accent sur un point qui doit encore être corrigé avant une commercialisation massive. Il s’agit de la durabilité. La marque japonaise avait déposé un brevet en septembre 2025, qui a ensuite été publié en janvier 2026. Ce dernier étudie précisément la résistance de ces batteries solides au fil du temps. Car le site Autoblog rappelle que cette technologie s’accompagne d’un problème qui n’a pas encore été résolu. Lors de chaque cycle de charge/décharge, les composants internes se dilatent et se contractent.
Or, si cela ne pose pas de problème pour les électrolytes liquides, ce n’est pas la même chose pour les matériaux solides. Résultat, des fissures se créent, la résistance augmente et les couches se décollent. À terme, les performances sont nettement réduites, et Honda doit désormais trouver une solution avant de pouvoir commercialiser ces batteries sur des voitures de série. La marque prévoit notamment de revoir la structure et la construction des différentes couches, afin de mieux résister aux contraintes.
Un autre souci de taille
Mais il y a un autre problème, sur lequel Toyota a cette fois-ci mis le doigt. Celui-ci concerne la production à grande échelle de ces batteries très intéressantes. Car le constructeur nippon est quant à lui préoccupé par les éléments qui pourraient endommager les accumulateurs pendant leur fabrication. C’est le cas de l’humidité, de la contamination et des variations de résistance. Car si ces soucis n’en sont pas vraiment en laboratoire, ce n’est pas la même chose sur une ligne d’assemblage.
C’est donc pour cela que l’entreprise a déposé un brevet en juillet 2025, et publié en même temps que celui de Honda. Celui-ci décrit des méthodes de contrôle des variables lors de la lamination et du pressage. Concrètement, cela ne changera rien à la structure et à la conception des batteries, mais encadrera mieux la production. Cela se traduira par un ensemble d’instructions visant à « améliorer le rendement et à garantir l’homogénéité de chaque batterie ».

Une chose est sûre, la concurrence devrait être rude sur le segment des batteries solides, alors que la Chine veut aussi développer massivement cette technologie. L’Europe veut aussi tenter sa chance, avec un accumulateur dévoilé au CES de Las Vegas par Donut Lab. Mais la start-up est sous le feu des critiques, notamment venues du patron de Svolt, l’un des géants dans le domaine. En parallèle, la firme franco-belge Argylium travaille quant à elle sur la conception de nouveaux matériaux pour les batteries à semi-conducteurs.
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