
Au fil des années, la Chine a su s’imposer comme un acteur incontournable sur le marché de la voiture électrique. Et pour cause, le pays compte actuellement plus de 150 marques, dont BYD qui est devenu le leader mondial des ventes. En parallèle, la quasi-totalité des batteries sont produites par des entreprises venues de l’Empire du Milieu, dont CATL.
De nouvelles avancées
Mais le pays veut encore aller plus loin, afin d’assoir sa domination mondiale, comme l’indique le site spécialisé Car News China. Ce dernier explique que Pékin souhaite désormais que les constructeurs locaux progressent sur plusieurs points. Et en particulier deux : les batteries solides ainsi que la conduite autonome. C’est ce qu’annonce le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information, aussi connu sous l’acronyme de MIIT. Celui-ci vient de publier un vaste plan, afin de donner un coup de fouet aux marques présentes sur le territoire.


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L’année 2026 devrait marquer un tournant pour la Chine, puisqu’elle a été déclarée comme étant l’année d’ouverture du 15ème plan quinquennal du pays. Le gouvernement estime alors que le secteur des véhicules à énergies nouvelles, incluant l’électrique et l’hybride entre dans une période d’opportunités majeures. Et cela grâces aux nombreuses avancées dans le domaine technologique. Mais concrètement, que prévoit l’État chinois ? Et bien le MIIT vient de présenter un plan d’action « de développement de haute qualité pour les chaînes industrielles ».

Les batteries tout-solides sont notamment visées par Pékin, alors que cette technologie ne devrait pas arriver avant 2030 sur des voitures de série. Pour le moment, seuls les accumulateurs semi-solides sont proposés sur certaines autos. Mais le gouvernement a revu leur dénomination afin de ne plus causer de confusion entre les deux technologies. Car les batteries solides font totalement l’impasse sur l’électrolyte liquide et affichent notamment une densité énergétique nettement plus élevée. Elle peut aujourd’hui atteindre les 600 Wh/kg chez certains équipementiers.
De quoi offrir une autonomie pouvant atteindre les 1 300 kilomètres, selon le cycle chinois CLTC (plus de 1 000 km selon la norme européenne WLTP). C’est notamment la promesse de Chery, comme nous l’avions expliqué précédemment. Mais d’autres marques s’y intéressent aussi, comme CATL, SAIC et Sunwoda. Certains possèdent d’ailleurs déjà des lignes de production pilotes, afin de préparer l’industrialisation à grande échelle de cette technologie. En parallèle, d’autres entreprises étrangères s’y intéressent aussi, dont la firme franco-belge Argylium.
L’essor de la conduite autonome
De plus, le gouvernement chinois veut aussi que les constructeurs mettent l’accent sur le développement de la conduite autonome. Et plus particulièrement celle allant jusqu’au niveau 3, qui permet de ne plus avoir besoin de garder les mains sur le volant. C’est dans ce contexte que Pékin a donné aux marques telles que BYD, Xpeng ou encore Deepal et Arcfox l’autorisation de tester cette technologie sur la route. Le but ? Collecter des données réelles afin d’optimiser l’intelligence artificielle embarquée.
De plus, les autorités ont également autorisé certaines autos équipées du niveau L3 à être proposées à la vente. De quoi permettre aux constructeurs locaux de dépasser Tesla, qui commercialise déjà son FSD (full self-drive) en Chine, mais qui se « contente » d’un niveau 2++ (le conducteur reste responsable du véhicule). En procédant de cette manière, la Chine veut déployer de manière contrôlée cette technologie, avant leur arrivée massive sur les routes. Pour mémoire, le niveau 3 est déjà autorisé en Europe, mais sous certaines conditions. De plus, seules les voitures de Mercedes proposent la conduite autonome de niveau 3.

Enfin, Pékin veut mettre en place des mesures afin d’inciter les clients à acheter de nouvelles voitures électriques. Cela va passer par des programmes de reprise et des réformes concernant l’assurance. En parallèle, le gouvernement a dévoilé de nouvelles réglementations pour améliorer la sécurité de ces véhicules. Elles concernent notamment le risque d’incendie des batteries et les poignées de portes affleurantes. De plus, l’État veut mieux encadrer le tarif des VE, afin que la guerre des prix n’influe pas en mal sur la qualité.
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