
Au fil des années, les constructeurs automobiles ont fait de gros progrès dans le domaine des batteries. Et c’est une très bonne chose, quand on sait que cet élément est l’un des plus importants dans les voitures électriques. C’est ce dernier qui conditionne l’autonomie, bien sûr, mais aussi le prix et les performances.
Une batterie conçue en Europe
Mais tout n’est pas encore parfait, surtout que cette industrie est encore très largement dominée par la Chine. Et plus particulièrement par deux géants, à savoir CATL et BYD. Ce que Bruxelles voit d’un très mauvais œil, alors que des mesures ont été mises en place pour limiter les dégâts. En parallèle, certaines entreprises européennes veulent désormais produire elles-mêmes des accumulateurs sur le Vieux Continent. Mais tout ne se passe pas comme prévu et elles traversent de grosses difficultés pour certaines.
Ce qui ne les empêche pas de continuer à y croire. Et voilà que deux sociétés viennent tout juste de s’associer pour créer une toute nouvelle coentreprise. Cette dernière est baptisée Argylium, et est le fruit de l’alliance entre Syensqo et Axens. Le but ? Concevoir des batteries solides, comme l’annonce le communiqué officiel. Mais contrairement à ce que l’on pense, l’idée n’est pas ici de produire des cellules à proprement parler. Car la société vise surtout à développer de nouveaux matériaux.


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Les travaux d’Argylium consisteront à mettre au point des composants inédits, à base de sulfures. L’objectif est de réaliser des cellules offrant une plus grande densité énergétique que ce qui est actuellement proposé. Ces dernières devront également supporter des puissances de charge plus élevées, afin de réduire le temps passé à la borne. Mais ce n’est pas tout : la nouvelle entreprise devra aussi mettre au point des solutions pour industrialiser ces batteries. Le but est de pouvoir produire des cellules solides en grande quantité pour les voitures électriques.
Pour atteindre tous ces objectifs, Syensqo et Axens sont également assistés par IFP Energies Nouvelles dans ce projet. Ce dernier apportera ainsi son savoir-faire dans le domaine de la chimie organique, mais aussi son expertise dans les matériaux à base d’oxydes ou de sulfures, uniquement dédiés à ces batteries. Pour mémoire, l’entreprise possède un centre de recherche situé à Lyon. Ce qui fera de ces batteries solides une technologie conçue 100 % en Europe.
Une belle avancée
Les deux entreprises à l’origine de ce projet ne sont pas débutantes dans le domaine de la conception de batteries, bien au contraire. Syensqo, dont le siège est basé en Belgique, exploite déjà une ligne de production pilote située à La Rochelle. De plus, elle mène depuis plus de dix ans déjà des recherches dans son laboratoire à Paris. De son côté, la firme tricolore Axens possède une expertise dans le domaine du développement industriel. Et elle apporte donc ses connaissances en ingénierie des procédés.
À terme, Argylium prévoit de collaborer avec des fabricants de batteries, mais également avec des constructeurs automobiles. Et pour cause, certains développent eux-mêmes leurs propres accumulateurs et pourraient avoir besoin des matériaux innovants conçus par la coentreprise. Pour mémoire, Argylium a pour ambition de rendre ses matériaux prêts pour une production de masse à partir de 2030.

Pour rappel, les batteries solides sont en cours de développement et sont très prometteuses. Elles se caractérisent notamment par une densité énergétique particulièrement élevée. Bien plus que les chimies actuelles (LFP et NMC), ce qui offre un très net avantage.
Car cette densité élevée permet d’offrir une plus grande autonomie sans devoir augmenter la taille de la batterie, ou de la diminuer à autonomie équivalente, au bénéfice du poids de l’accumulateur. Résultat, la voiture pèse moins lourd. La consommation est alors en baisse, tout comme le prix. Car on se rappelle que c’est cet élément qui coûte le plus cher, puisqu’il représente pas moins de 40 % du montant total d’une auto électrique.
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