Microsoft dévoile un mini Surface sous puce Nvidia RTX Spark, pensé pour l’IA en local et capable de faire tourner des modèles à 120 milliards de paramètres

 
À l’ouverture de sa conférence Build, Microsoft dévoile un mini Surface pour développeurs, animé par la puce RTX Spark de Nvidia. Et au passage, il réussit le produit que Qualcomm n’avait jamais réussi à sortir.

Microsoft n’a pas traîné. Après avoir présenté son Surface Laptop Ultra ce week-end à la keynote de Nvidia, le voilà qui enchaîne, à l’ouverture de sa conférence développeurs Build, avec un petit boîtier inattendu : le Surface RTX Spark Dev Box. Un mini-PC qui partage la même puce Arm que le portable, mais pensé pour un usage bien précis, faire tourner de l’IA en local sur le bureau d’un développeur.

Côté look, c’est assez réussi : la machine ressemble au sommet d’une Xbox Series X, avec un châssis en aluminium qui sert aussi de dissipateur thermique. Elle encaisse une enveloppe thermique de 100 watts, soit un peu plus que les 45 à 80 watts des PC portables RTX Spark, ce qui lui permet de tenir des charges lourdes plus longtemps. Surtout, elle embarque 128 Go de mémoire unifiée, de quoi faire tourner en local des modèles d’IA allant jusqu’à 120 milliards de paramètres, sans rien envoyer dans le cloud.

Ce positionnement n’a rien d’anodin : le DGX Spark, le mini-PC quasi identique que Nvidia vend déjà sous Linux pour les développeurs, est facturé autour de 5 300 euros. Le Surface RTX Spark Dev Box jouera donc sur le même terrain, mais sous Windows et avec une intégration logicielle pensée pour les développeurs maison de Microsoft.

Le mini-PC dev que Qualcomm n’a jamais su livrer

C’est là que l’histoire devient piquante. Ce Dev Box remplace très directement le Snapdragon Dev Kit de Qualcomm, ce mini-PC Windows on Arm pour développeurs qui devait aider les développeurs à porter leurs applications et qui a été annulé fin 2024. Projet annulé, Qualcomm ayant buté sur des problèmes de qualité matérielle. Microsoft réussit donc, avec Nvidia, le produit que son précédent partenaire Qualcomm n’avait pas su mener à bien. Un symbole de plus dans la bascule en cours, qu’on a déjà racontée à travers la puce qui veut chasser Intel et AMD, détaillée dans cette puce Arm qui défie Intel, AMD, Qualcomm et Apple.

La machine arrive préconfigurée pour ne pas perdre de temps : Visual Studio Code, GitHub Copilot et d’autres outils sont déjà installés. Microsoft précise même que le Dev Box tourne sous Windows 11 Pro, avec une image système préconfigurée pour les développeurs, avec thème sombre, barre des tâches simplifiée, widgets retirés, mode Ne pas déranger activé, mode développeur enclenché et PowerShell 7 par défaut. Bref, une machine livrée prête à coder, sans le bazar habituel de Windows à nettoyer soi-même.

Ce Dev Box rejoint les mini-PC similaires déjà annoncés par d’autres fabricants autour de RTX Spark, dans la lignée de ce mini-PC silencieux pensé pour faire tourner vos agents IA jour et nuit. Comme souvent dans cette vague d’annonces, le tableau reste incomplet : ni fiche technique détaillée, ni prix. On sait juste qu’il sortira plus tard cette année, d’abord aux États-Unis, sur la boutique en ligne de Microsoft. À surveiller pour une éventuelle arrivée en France.

Cette annonce confirme surtout l’ampleur du chantier commun à Nvidia et Microsoft, qui dépasse de loin le simple PC portable. C’est tout le sens de ce que les deux groupes présentent comme le plus gros chamboulement du PC en 40 ans. Une question plane toutefois sur toute la gamme, et ce Dev Box ne la tranche pas : Windows 11 sera-t-il le maillon faible de ce grand projet ? La conférence Build, qui s’ouvre tout juste, devrait nous en dire plus.


Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !

Recherche IA boostée par
Perplexity