Dyson W1 PencilWash : le laveur de sol ultra-fin revient déjà

 
Six mois après le premier PencilWash, Dyson lance le W1 PencilWash, disponible dès aujourd’hui à 349 euros. Rouleau plus dense, autonomie en hausse, sol annoncé 50 % plus sec, mais un appareil un peu plus lourd que ce que le communiqué prétend.

Ceux qui ont acheté un PencilWash en février vont peut-être faire la grimace. Dyson a mis six mois à sortir la version qu’il aurait dû livrer la première fois, et la vend au même prix. Le modèle qu’on a testé se négocie déjà autour de 240 euros chez les revendeurs, ce qui laisse deux options selon qu’on préfère l’autonomie ou les cent euros.

Le W1 PencilWash reprend le principe qui a fait parler du premier : un manche de 38 mm de diamètre, celui d’un sèche-cheveux Supersonic et du PencilVac dont il partage l’architecture, une tête motorisée avec un rouleau en microfibre qui s’auto-essore à chaque rotation, et aucun filtre à laver. L’eau propre est stockée dans la tête et déposée en continu sur le rouleau, l’eau sale part dans un bac séparé.

Le rouleau passe de 64 000 à 84 000 filaments, hydratés en douze points au lieu de huit, et Dyson promet un sol « 50 % plus sec » derrière l’appareil, sans dire comment il mesure. Un peigne antienchevêtrement derrière le rouleau est censé gérer les cheveux jusqu’à 35 cm. L’autonomie monte de 30 à 45 minutes, la surface annoncée à 320 m² avec un réservoir de 290 ml, en mode faible hydratation. Pour un appartement, une charge suffit largement, ce qui n’était pas le cas lors de notre essai du premier modèle.

Un peu plus lourd, mais toujours à plat sous le canapé

Le communiqué parle d’un design « plus léger et plus fin ». Les fiches techniques disent l’inverse : 2,4 kg contre 2,2 kg pour le premier modèle, et 470 g dans la main contre 380 g. C’est le prix du rouleau plus dense et de la batterie plus généreuse, et ça reste très en dessous des balais laveurs de notre sélection, qui dépassent souvent 4 kg.

L’inclinaison à 180° est conservée, la tête passe sous 75 mm de hauteur, ce qui reste l’argument principal face à un Tineco ou un Dreame incapables de se glisser sous un lit. Une station de charge et un support de rangement sont fournis, la charge complète prend 3 h 30, la garantie est de deux ans avec des pièces disponibles trois ans. Le tout porte le label LONGTIME, obtenu avant le lancement, comme les trois robots Nurovi annoncés le même jour.

Ce W1 s’adresse aux sols durs et aux petites surfaces, ce n’est clairement pas pour les tapis ni les grandes maisons. Il ne remplace pas un aspirateur pour les miettes sèches en quantité, même si Dyson insiste sur sa capacité à ramasser les débris, et il ne s’auto-nettoie pas sur sa station.

Le rouleau se rince à la main, une fois par semaine si on en croit la marque. C’est le compromis du format, le même que celui du PencilVac, qui troque le bac contre la finesse.

Le W1 arrive au milieu de la journée la plus chargée de l’année pour Dyson, entre une brosse à dents à caméra et des purificateurs pour 2027. Il est le seul produit du lot qu’on peut acheter aujourd’hui.

Le W1 PencilWash est le PencilWash que le premier aurait dû être. Il coûte le même prix, corrige les points relevés dans notre test de février, et pèse 200 grammes de plus, ce qui se sent moins qu’une serpillière trempée. La vraie question est de savoir si Dyson comptait dès le départ sortir deux modèles en six mois, ou si les retours ont été plus rudes que prévu. Vu la vitesse à laquelle la marque a lancé une caméra pour vos dents, on penche pour la première hypothèse.


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